Vol PQ 2018 — la boîte noire?

Illustration: Le Devoir

La boîte noire de J.-F. Lisée et ses 50 senseurs n’ont pu trouver les causes du « crash ». Après un tour du monde en 50 ans et le référendum comme seul moteur, l’innovation ne saurait tarder. Certes, le coffre à outils d’Air PQ ne comptait pas la péréquation, l’ultime récompense d’un fédéralisme rentable à la Bourassa. La source d’un Québec ayant les filets sociaux les mieux nantis au pays. Un État qui carbure à la houille blanche et refuse l’or noir, mais toujours avide de sa péréquation — le nouvel or blanc d’Amérique. Et qui se retrouve le dernier du peloton dans nombre de secteurs vitaux de l’administration publique. Faut-il douter que la souveraineté apporte une meilleure gestion chez nos élus ou plus de médaillés québécois aux Jeux olympiques ? Alors qu’une telle émancipation passe par l’excellence professionnelle, la probité sociale, la bonne gouvernance et la création de richesse, pourquoi s’attendre à des miracles ? Bien qu’une promesse très simple, telle que ramener la coupe Stanley à Montréal, serait pour plusieurs une condition gagnante. Mais à force de voir le Québec jouer seul sur le banc de la fédération, de mettre à mal tout ce qui est canadien et de continuer à fantasmer sur la venue d’un messie national, le ROC pourrait bientôt partir — un Québexit à l’anglaise !

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