Malaise, animosité, haine des francos?

C’est une question que je me pose de plus en plus souvent face à un des deux autres peuples fondateurs du pays qu’on appelle le Canada. Je me sens, comme francophone, très souvent incompris, isolé, bafoué par la majorité anglophone. Et beaucoup de nouveaux Canadiens adoptent cette mentalité de la majorité. De là à vouloir un pays afin de pouvoir exercer un contrôle complet de nos institutions, afin que le gouvernement québécois puisse gouverner en prenant des décisions éclairées sans devoir se mettre continuellement à genoux et tendre la main pour obtenir l’aumône de « nos bons amis » d’Ottawa.

Alors que la loi le permettait, comment se fait-il que l’ancienne ministre de la Justice, au fédéral, n’ait voulu qu’aller en procès contre SNC-Lavalin, plutôt que d’utiliser la clause autorisant une entente à l’amiable ? Pour faire disparaître un fleuron de l’économie québécoise ? Son refus est un témoignage éloquent de l’attitude des anglophones envers le Québec ! Quand cesserons-nous de courber l’échine et nous assumerons-nous comme peuple dans un pays qui grandira, enfin, selon nos aspirations ?

Malheureusement, nous avons cessé de rêver. Nous préférons tendre la main pour recueillir quelques miettes.

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