J & J doit collaborer

Une partie de nos impôts fédéraux sert à protéger notre santé à tous, entre autres par un investissement substantiel du gouvernement dans le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

C’est important car, selon l’Organisation mondiale de la santé, il y a eu 10 millions de nouveaux cas de tuberculose en 2017, dont 600 000 cas de tuberculose multirésistante (TB-MR) ; il y en aura le double en 2040, à moins d’un effort concerté.

Alertés, les chefs d’État ont consenti cet effort lors de l’assemblée générale des Nations unies, fin septembre 2018 en promettant d’investir 13 milliards de dollars par an pour mettre un terme à la pandémie de tuberculose d’ici à 2030.

Mais les médicaments qui permettraient de réussir coûtent trop cher.

Le traitement courant contre la TB-MR dure deux ans, implique des milliers de pilules et d’injections toxiques causant nausée, surdité, cécité, psychose, troubles neurologiques, etc., pour ne donner au bout du compte, qu’une chance sur deux de survivre.

Par contre, 5 % des malades sont traités avec un nouveau « cocktail » moins nocif, comprenant la bédaquiline fabriquée par Johnson Johnson, lequel donne un taux de guérison de 90 % en six mois seulement.

Mais il est cher. Médecins sans frontières suggère que J J en abaisse le coût à environ 1 $ par jour pour les patients des pays les plus pauvres.

La victoire mondiale contre la tuberculose est possible et J J doit y collaborer, car nos seuls impôts ne suffiront pas.

Nous avons tant d’autres problèmes à régler.

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1 commentaire
  • Jean-François Trottier - Abonné 5 mars 2019 14 h 06

    J'appuie mille fois et... je m'excuse

    J'ai lu votre texte hier et je n'ai pas réagi parce que je suis parfaitement et en tout point d'accord.

    Je ne suis probablement pas le seul. Mais voilà, un texte sans réaction passe pour moins lu, aussi je tiens à nommer cet accord.

    J'insiste, bravo, encore et encore.