Projet «futuriste» pour la Biosphère

Plutôt que de dépenser 10 millions pour éclairer une Biosphère présentement en hibernation, il y aurait peut-être lieu de lui trouver une vocation utile, innovante et exemplaire pour Montréal. Pourquoi ne pas la transformer en serre géante biologique ? L’agriculture urbaine n’est-elle pas une solution d’avenir pour alimenter les mégapoles ?

Les Asiatiques cultivent des céréales en terrasses depuis des millénaires, à flanc de montagne. Pourquoi ne pas convertir la Biosphère en plans étagés, en spirale, pour profiter au maximum de l’éclairage naturel, et la chauffer au moyen de panneaux solaires au sol, à l’extérieur ?

Ce « laboratoire » vivant de l’agriculture urbaine sous globe pourrait, de plus, approvisionner les comptoirs d’alimentation biologique de Montréal et ainsi rendre très concret un concept qui prend de plus en plus d’ampleur au XXIe siècle — le locavorisme — c’est-à-dire la nécessité de consommer des produits locaux produits à courte distance de son domicile, pour réduire les gaz à effet de serre générés par le transport aérien et terrestre.

Une suggestion qui en vaut bien une autre…

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13 commentaires
  • Gilles Bonin - Abonné 27 février 2019 03 h 02

    Une idée

    tiens!

  • Philippe Dubé - Abonné 27 février 2019 06 h 20

    Belle idée

    C'est souvent dans les idées les plus simples (devant l'évidence) qu'on trouve les meilleures solutions. Celle-ci a le mérite d'être de son temps et dans le bon lieu pour être réalisée. En espérant sincèrement qu'elle trouvera preneur.

  • Bernard Terreault - Abonné 27 février 2019 07 h 56

    Pas bête !

    Et que ça soit bio ou non, avec ou sans OGM, en faire une serre géante me parait génial.

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 27 février 2019 09 h 38

      hum hum: sans OGM et glyphosates svp!

    • Bernard Terreault - Abonné 27 février 2019 13 h 00

      À M. Saint-Jarre: d'acc que les glyphosates présentent un risque, mais la phobie des OGM est sans fondement scientifique. La modification des végétaux par toutes sortes de trucs est pratiquée depuis au moins 6000 ans par l'Homo Sapiens, aucun de nos légume, fruit ou graminée actuels ne ressemble à la plante sauvage qui est à son origine.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 27 février 2019 09 h 10

    Critical Path

    B. Fuller, l'inventeur, a, aux pages 327-329-329 décrit cette option ( Growth dome) dans son live Critical Path. Je n'en suis souvenu en lisant la proposition et zut! je n'ai pas pensé à la proposer! Merci.

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 27 février 2019 09 h 38

      ps: il y a un cours d'agriculture urbaine cet été à Montréal, peut-être en profiter.

  • Jean-Charles Morin - Abonné 27 février 2019 10 h 44

    Il y a un hic...

    Les panneaux transparents de plastique polymérisé qui constituaient le revêtement d'origine de la sphère conçue par Buckminster Fuller se sont volatilisés lors d'un spectaculaire incendie en 1976 car le produit était très inflammable. De nos jours, la structure résiduelle en aluminium est donc devenue une coquille vide ouverte à tous vents. Ceux et celles qui proposent de la transformer en serre devraient d'abord nous expliquer comment ils entendent s'y prendre pour fermer la structure existante sur le plan technique afin d'en arriver au résultat souhaité.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 27 février 2019 18 h 58

      En y posant des vitres!

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 27 février 2019 19 h 57

      Certaines vitres sont en même temps des panneaux solaires. Consulter à cet effet Amory Lovins du Rocky Mountain Institute.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 27 février 2019 21 h 56

      À toutes les personnes qui proposent de poser des vitres: le verre pèse beaucoup plus lourd que l'acrylique. Il doit être plus épais pour compenser sa fragilité. La structure géodésique en aluminium n'a pas été conçue pour supporter un tel poids; elle risquerait alors de s'effondrer. Il faudrait donc se rabattre sur des matières plastiques qui, plus légères, sont néanmoins hautement inflammables. Autrement dit: refaire le dôme tel qu'il était à l'origine en utilisant les mêmes matériaux. Méchant problème de sécurité! Il ne faut pas oublier que la Biosphère, à l'origine, devait être une structure temporaire devant être démantelée à la fin de l'exposition universelle. On a décidé plutôt de la conserver. Dix ans plus tard, elle a perdu son revêtement en acrylique lors d'un spectaculaire incendie causé par une torche à souder. J'ai bien peur que cette très jolie structure sphérique ne puisse jamais servir à grand-chose, à part comme décoration ou comme sujet de conversation.