La voie à suivre

Le Canada ne sait quoi faire avec ces dangereux djihadistes canadiens emprisonnés en Irak et en Syrie et qui veulent rentrer au bercail. Eh bien, la Grande-Bretagne lui donne la solution : la déchéance de citoyenneté. Depuis 2010, ce pays a déchu de leur citoyenneté 150 personnes.

Après tout le mal qu’ils ont fait, pourquoi permettre à des djihadistes du groupe État islamique de revenir au Canada quand ils vomissent encore l’Occident et qu’ils seront des bombes à retardement sur notre sol ? Ils ne méritent tout simplement pas la citoyenneté canadienne.

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24 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 23 février 2019 00 h 28

    Juste une question...

    «Ils ne méritent tout simplement pas la citoyenneté canadienne.»

    La citoyenneté est-elle une question de mérite ou de droit?

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 23 février 2019 09 h 31

      M. Jodoin, posez la question à la Grande-Bretagne, pays de droit, qui a inspiré le droit canadien.

    • Marc Therrien - Abonné 23 février 2019 09 h 33

      Il semble évident que la citoyenneté soit une question de droit. Après réflexion, M. Leblanc pourrait réécrire cette dernière phrase comme suit: Traîtres à leurs pays, ils ont tout simplement bafoué leur droit d'être Canadiens. En tout cas, il est évident qu'on ne peut les considérer comme des fils prodigues.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 24 février 2019 10 h 23

      Si vous avez un criminel qui purge une peine de prison et tout à ce qu'il pense est de se venger une fois sorti, vous allez le libérer? La citoyenneté est un droit qui implique des conditions, contraintes et responsabilités comme ne pas assassiner ces concitoyens. Non, ils ne doivent pas retourner au Canada et doivent être déchus de leur citoyenneté. Ils ont fait leur lit et qu'ils en acceptent les conséquences maintenant.

      En passant, aux États-Unis, la haute trahison est puni par la peine de mort. Mais de toute façon, ils n'ont pas de citoyen qui sont des djihadistes, seulement une visiteuse qui implore revenir aux USA après que celle-ci aie demandé aux musulmans américains d'assassiner des citoyens américains dans la rue par vengeance suite à la déroute de l'EI.

    • Gilles Théberge - Abonné 24 février 2019 13 h 37

      Chaque chose a ses limites.

      C’est la limite du droit.

  • Réal Boivin - Abonné 23 février 2019 08 h 57

    Le Royaume Uni, un exemple à suivre.

    Justin Trudeau, qui ne voit que des vertus dans le multiculturalisme anglo-saxon, devrait suivre l'exemple du Royaume Uni qui, en enlevant la citoyenneté à des terroristes, démontre qu'il y a des limites à respecter certaines '' cultures ''.

  • Jean-François Trottier - Abonné 23 février 2019 10 h 01

    Même les détenus ont droit de vote

    Et ce, quel que soit leur crime : 30 meurtres, détournement de millions, viols sauvages à répétition...

    La déchéance de citoyennenté est extrêmement rare, en fait je n'en vois aucune ni n'en imagine.

    C'est toute la structure du code pénal qui en serait ébranlée. La peine doit exister non en fonction d'une vengeance mais comme une méthode de réinsertion dans la société, soit immédiate par une amende, soit ajournée en réclusion pour raison de danger, de difficulté, de santé mentale ou autre.
    L'une des bases de l'État de Droit est qu'aucune personne n'est définitivement mauvaise.... sauf les criminels d'habitude, selon un long et tortueux processus.
    Le pardon est essentiel à la peine, sinon celle-ci perd son sens.
    On dit de la liberté qu'elles est un droit, ce qui est faux. Elle est une "privilège prioritaire", ou autre expression plus précise, mais pas un droit puisque certaines personnes la perdent.
    Par contre la coitoyenneté fait partie de l'identité de la personne, comme le nom et l'air qu'on respire. Elle ne dit pas si cette personne est bonne, ou généreuse, cruelle, stupide...

    Si on tombe dans la vengeance et l'exclusion, ben.... on achète des cordes et let's go le lynchage! Avez-vous une cagoule à me prêter ? Je suis un peu à court...

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 23 février 2019 14 h 48

      Le Canada devrait faire pareil avec les criminels condamnés à de lourdes peines et incarcérés dans nos prisons, s’ils détiennent plus d’une citoyenneté. Ils seraient, sitôt libérés, déchus de leur citoyenneté canadienne et renvoyés manu militari dans leur pays d’origine.

  • Alain Lépine - Abonné 23 février 2019 10 h 34

    Simple bon sens.

    Pourquoi même s'interroger sur le sujet? Qu'ils restent où ils sont. Ceux qui les ont combattus se chargeront d'eux.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 23 février 2019 12 h 34

    La solution française

    La France a échoué à se donner un cadre législatif au sujet de la déchéance de nationalité.

    Elle s’est donc tournée vers une solution plus simple : payer pour les faire assassiner là-bas. Elle y travaille depuis plus de trois ans (mon texte ‘Le sort des djihadistes français en Irak´ a été écrit en 2016].