Une question de principe

L’historienne Russel-Aurore Bouchard, dans un texte publié récemment dans un quotidien, cherche à embrumer le monde en opposant financement d’un registre des armes à feu et celui des programmes sociaux. Seulement, la population n’est pas dupe. Les sondages ne cessent de le répéter : un registre des armes à feu est nécessaire pour un encadrement et un contrôle efficaces. Les corps policiers sont unanimes : les interventions policières seront plus sécuritaires. Pensons juste à ce jeune policier assassiné alors qu’il était en service dans la réserve autochtone de Lac-Simon.

Madame Bouchard, si ce n’est déjà fait, prenez donc connaissance du témoignage émouvant livré, récemment, devant une commission par madame Michèle Audette, une leader autochtone bien connue qui, il y a quelques années, est venue à deux cheveux de s’enlever la vie avec un fusil.

Vos fusils, personne ne vous les confisque ni ne vous demande une cenne pour les faire immatriculer. On veut s’assurer qu’ils ne seront pas des engins de mort entre les mains de déséquilibrés et de détraqués.

Enlevez vos oeillères et conformez-vous à la loi, de grâce. Il est inconcevable qu’une poignée d’individus dont vous êtes la directrice se rebiffe de la sorte pour une question de principe.

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3 commentaires
  • Yves Boissonneault - Inscrit 22 février 2019 16 h 44

    Les propriétaires d'armes ne sont pas dupes...

    Monsieur Lapointe,
    Le fondement des arguments de Russel-Aurore Bouchard est extrêmement bien motivé. Je vous réfère à la page 12 du magazine Maclean's d'avril 1994 où le ministre de la justice d'alors, Allan Rock, déclarait ce qui suit à la veille de la mise en oeuvre du défunt et inutile registre fédéral des armes d'épaule: "Je suis venu à Ottawa avec la ferme intention qu'il n'y ait que les policiers et les militaires qui puissent posséder des armes".
    Dans tous les pays où on a instauré un tel registre, il y a eu par la suite catégorisation plus spécifique des armes des honnêtes chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs et ensuite, interdictions de certaines catégories et ensuite, confiscations sans compensation. Tout cela en accord avec les recommandations de l'O.N.U. Et dans ces pays où les armes sont interdites, la criminalité a augmenté en flèche. Mais ça, les journalistes ne traitent jamais des bienfaits des armes...
    Les chasseurs, tireurs sportifs et collectionneurs ne sont pas dupes et encore moins Russel-Aurore Bouchard. Comment voulez vous que cette communauté fasse confiance à notre gouvernement provincial qui s'entête à remettre en vie un registre qui a coûté une fortune (entre 100 et 500 fois plus que les prévisions de nos talentueux fonctionnaires et politiciens fédéraux) et qui a été abandonné n'ayant pu démontrer qu'il ait permis de sauver une seule vie ? Pourquoi il a été abandonné ? C'est peut-être parce que l'on a réalisé qu'il y avait beaucoup d'armes qui n'ont pas été enregistrées puisque les propriétaires de ces armes voulaient éviter la confiscation...
    Il m'apparaît très clair que les vrais motifs à cet entêtement d'instituer un tel système d'immatriculation des armes longues ne sont pas dévoilés par notre gouvernement provincial qui tente de nous faire croire que c'est pour une sécurité accrue du public. La communauté des chasseurs et tireurs et collectionneurs sait bien que ce fut un fiasco au fédéral alors pourquoi recommencer ici

    • Jean-François Trottier - Abonné 23 février 2019 09 h 44

      M. Boissonneault,

      vos arguments sont mal fondés. Je me demande pourquoi je développe tellement c'est évident, mais enfin...

      Les policiers interviennent seulement dans des cas de danger. Dans des cas extrêmes. Dans des cas de panique morale ou de risques de perte de contrôle. Avez-vous vraiment besoin d'un dessin ?

      D'accord, je continue.

      Qu'est-ce qu'une personne normale, balancée, responsable ? Ben.... Vous et moi. Pour ma part je sais pas mal ce qui risquerait de me rendre complètement fou. La mort d'un de mes enfants, une douleur intense sans rémission, la faim peut-être (sais pas), voir un salaud abuser, d'un enfant surtout mais d'un(e) adulte aussi...
      Certainement, je puis devenir fou, bin quin! Si vous ne POUVEZ pas devenir fou, je vous annonce que vous l'êtes irrémédiablement, fou de droiture. Ce sont les plus dangereux en passant... et je prends pour acquis que non, sinon je ne vous écrirais même pas.

      Un esprit "balancé" a besoin de circonstances favorables, dans lesquelles heureusement nous vivons la plupart du temps.

      La police intervent quand ces circonstances manquent.

      Alors, dois-je continuer le petit dessin ou vous avez compris ?

      Les arguments du gouvernement vont dans le sens sociétaire mais dans la réalité tangible il s'agit de protéger le propriétaire d'arme à feu et son entourage immédiat, pas "la" société mais chacune des personnes qui la composent.

      Et lâchez-moi avec votre complot! Les vrais puissants de la Terre savent déjà tout sur vous, même ce que vous ignorez, ici on ne parle que de la police! Ils sont forts mais pas à ce point-là.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 23 février 2019 07 h 15

    L’historienne (?) Russel-Aurore Bouchard...

    L’historienne (?) Russel-Aurore Bouchard...

    ... est un parfait imbécile qui raconte n'importe quoi (cf. son torche-cul sur l'histoire des armes à feu et le reste sur les métis), en plus de piquer depuis quelques années les vêtements et le maquillage de sa femme pour parfaire sa singulière et étonnante notoriété.

    J'ai eu l'occasion, à plusieurs reprises, d'échanger avec cet abruti, qui nie notamment que les rebelles américains puissent avoir eu des fusils à chargement par la gueule dont l'âme était hélicoïdale et que fabriquaient des armuriers helvètes établis dans les Treize colonies.