Le Venezuela, un pays pétrolier convoité

Pourquoi la communauté internationale se mobilise-t-elle autour de ce pays alors que de nombreux États totalitaires ne sont l’objet d’à peu près aucune attention de la part de ces vierges offensées ?

À cause du pétrole, peut-être ? Notre pays se range du côté des États-Unis et anime un forum de pays latinos qui comprend le Brésil dirigé par un fasciste. Nicolás Maduro est un dictateur, j’en conviens ; les Vénézuéliens sont un peuple opprimé, bien sûr. Mais pourquoi tout ce battage médiatique alors que d’autres passent sous le radar ?

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22 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 6 février 2019 02 h 01

    Pourquoi ne pas s'insurger contre ce pays barbare, l'Arabie saoudite?

    Vous posez une très bonne question, monsieur Gilles Ouellette. Effectivement, ce sont toujours les ressources convoitées d'un pays qui animent l'intervention armée ou morale contre ses élus, surtout si ce gouvernement exclu les pétrolières d'en profiter.
    Les vautours de ce monde n'aiment pas qu'un gouvernement travail pour son peuple en nationalisant ses propres ressources.
    L'histoire nous démontre plein d'exemples d'intervention militaire pour écraser n'importe quel gouvernement qui essaye de faire le mieux pour ses citoyens, au lieu de se plier aux diktats des multinationales. C'est évident que les maitres de ce monde ne veulent pas voir un succès social démocrate, sans le dénigrer et le mépriser et finalement le vaincre avec ou sans armes.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 6 février 2019 03 h 54

    «Nicolás Maduro est un dictateur, j’en conviens ; les Vénézuéliens sont un peuple opprimé, bien sûr. Mais pourquoi tout ce battage médiatique» (Gilles Ouellette)

    Je suis loin de partager vos certitudes, justement en raison de ce battage médiatique dont le but évident est d'orienter l'opinion publique.

    Ces démocraties (sic) n'étaient pas outrées durant les décades qui ont précédé le gouvernement Chávez, alors que la majorité de la population était tenue dans une pauvreté abjecte dans ce pays pourtant riche en ressources naturelles.

    • Cyril Dionne - Abonné 6 février 2019 10 h 11

      Cher inscrit,

      Chávez a endetté pour plusieurs générations, les Vénézuéliens, en dépensant l'argent qu'ils n'avaient pas. En 2017 au Venezuela, l’inflation était de 1 000 000%. Au Canada, c’était 2%. Cela ne vous fait pas penser à la Grèce? Vivre au-dessus de ses moyens en empruntant de l'argent n'enrichie personne. Maintenant, comment appelez-vous la pauvreté qui sévit présentement? C’est plus qu’abjecte. Le socialisme/communisme, que ce soit au Nicaragua, à Cuba, au Venezuela ou ailleurs, a emprisonné les gens dans une spirale économique d’une pauvreté extrême. Et qu’ont-ils tous en commun ces pays, ce sont tous des dictatures de gauche. Les combattants de la liberté sont devenus des tyrans à part entière.

    • Hélène Paulette - Abonnée 6 février 2019 17 h 16

      Monsieur Dionne, Chavez a naionalisé le pétrole, au grand dam des USA et la situation n'a rien à voir avec la Grèce qui a eu la mauvaise idée de se joindre à la Comminauté Européenne. Ce n'est pas de la pauvreté qui sévit au Vénézuela mais les sanctions et les pratiques commerciales des ennemis du régime. La pauvreté qui sévissait lorsque les américains contrôlaient leur pétrole a été éradiquée sous Chavez. C'est à celà qu'servit l'argent... Il aurait falu que vous suiviez la situation depuis 1999...

    • Cyril Dionne - Abonné 6 février 2019 17 h 52

      Chère Mme Paulette, la situation à tout à voir l'endettement et rien à voir avec les sanctions et les pratiques commerciales. Ils ont contracté des dettes qu'ils ne peuvent plus repayer, d'où l'inflation à plus d'un million pourcent. Leur argent ne vaut plus rien. Ils sont bien plus pauvres qu’ils ne l’étaient auparavant. Ils sont insolvables.

      Ah! si nos gauchistes prenaient des p'tits cours d'économie ou bien de mathématiques, le monde s'en porterait mieux.

    • Hélène Paulette - Abonnée 6 février 2019 23 h 06

      Désolée monsieur Dionne mais votre condescandence ne m'atteint pas... La dette du Vénézuela date de bien avant Chavez. Les gouvernements précédents ont gaspillé l'argent du pétrole dans des projets pharaoniques et des opérations multimillionaires réalisées en violation des lois et de la propre Constitution et qui profité essentiellement au capital financier dont d’éminents représentants occupaient des postes importants au sein de l’appareil d’Etat. Luis Herrera Campins, lors de son entrée en fonction en 1979, a dit qu’il recevait en héritage un « pays hypothéqué ». Le pays entra en crise et se mit progressivement sous la coupe des institutions financières internationales et se mit sous la coupe de l'infame FMI... Chavez, lorsqu'il prit le pouvoir, s'est engagé à éradiquer la pauvreté endémique, quitte à ne pas rembourser la dette. Il a aussi vendu son pétrole moins cher aux pays en difficulté. C'est à la Chase Manhattan que le pays doit de l'argent... Est-ce que ça vous fait pleurer? Pour de plus amples information, lisez la lettre de Claude Morin in LeDevoir.

    • Hélène Paulette - Abonnée 7 février 2019 07 h 37

      En effet monsieur Dionne, la situation a tout à voir avec l'endettement. Une dette contractée par un gouvernement précédent qui a dilapidé les revenus du pétrole dans des opérations financières au profit de la classe dirigeante et passé des accords avec le FMI et la Chase Manhattan Bank... Le pays était déjà en mauvaise posture lorsque Chavez a pris le pouvoir mais a néanmoins rempli sa promesse d'éradiquer la pauvreté endémique malgré le FMI.

  • Loraine King - Abonnée 6 février 2019 07 h 55

    Un oubli de votre part?

    Vous ne mentionnez pas qu’il y aurait trois millions de Vénézuéliens qui ont déjà quitté le pays,

    https://www.unhcr.org/fr/situation-au-venezuela.html

    On ne voit pas de fin à cet exode. Les états du continent américain eux devront s’en soucier quand ils prendront des décisions.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 6 février 2019 13 h 14

      Ainsi qu'en moyenne la perte de poids corporel pour 3/4 des vénézuélien en 2016 était de 8.5 kilos. La même étude faite par trois universités donne un recul de 11 kilos pour 2017.

      Bien sûr ces chiffres ne peuvent être bêtement additionnés mais c'est tout de même un indicateur révélateur de l'impasse dans lequel s'engouffre la présente équipe politique qui gouverne ce pays.

      http://fr.express.live/venezuela-amaigrissement-po

      http://www.europe1.fr/international/les-venezuelie

    • Jean-Charles Morin - Abonné 6 février 2019 15 h 26

      "Ainsi qu'en moyenne la perte de poids corporel pour 3/4 des vénézuélien en 2016 était de 8.5 kilos. La même étude faite par trois universités donne un recul de 11 kilos pour 2017. "

      On peut donc affirmer avec fierté que le Vénézuéla a gagné la guerre contre l'obésité.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 6 février 2019 08 h 31

    « Nicolás Maduro est un dictateur, j’en conviens ; les Vénézuéliens sont un peuple opprimé, bien sûr. Mais pourquoi tout ce battage médiatique» (Gilles Ouellette)


    Je suis loin de partager vos certitudes, justement en raison de ce battage médiatique dont le but évident est d'orienter l'opinion publique.

    Ces démocraties (sic) n'étaient pas outrées durant les décades qui ont précédé le gouvernement Chávez, alors que la majorité de la population vénézuelienne était tenue dans une pauvreté abjecte dans ce pays pourtant riche en ressources naturelles.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 6 février 2019 09 h 01

    Poser la question (à la fin de votre lettre), c'est y répondre

    À voir tous ces dirigeants de pays, à commencer par le duo Trump-Troudeau, se comporter en vierges offensées, la nausée nous submerge. O pétrole quand tu nous tiens!