La République en marche stagne

Mai 2017. La France, fatiguée de virer à gauche, puis à droite, puis à gauche, puis à droite depuis des décennies, déçue par les promesses non tenues par les vieux partis qui se succèdent au pouvoir, incrédule envers la classe politique traditionnelle, s’offre l’aventure Macron.

Cette France, passionnée, tombe amoureuse de ce Kennedy « made in France », lequel invite ses concitoyens à rejoindre sa République en marche. On célèbre les noces.

Quelques mois plus tard, le séducteur est démasqué. Il ne parle plus d’amour, mais de fiscalité. Cette France, qui pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, ne voit plus la différence entre celui-ci et ses anciens amants. Pire encore, elle a mis un banquier au pouvoir ! (Ça équivaut à inviter un ivrogne dans sa cave).

Le pays se sent trahi. Le charmeur ne charme plus. Le mariage n’aura duré que quelques mois. À partir de maintenant, aucun médiateur ne pourra faire se rapprocher le couple, surtout quand l’un voit rouge et l’autre jaune.

Le couple se sépare. L’épouse est si blessée qu’aucun cahier de doléances (dont les plus notoires sont ceux de 1789, et on connaît la suite !) ne calmera sa déception. Elle ne répond ni aux discours ni aux lettres et n’y répondra d’ailleurs ni plus tard ni jamais.

La République en marche n’avance plus. Elle n’aura d’autre choix que celui de reculer devant cette France qui crie tous les samedis qu’elle n’acceptera jamais de reprendre la vie commune.


 
1 commentaire
  • Serge Lamarche - Abonné 24 janvier 2019 15 h 13

    Bébés jaunes

    J'ai des doutes sur la validité de cette opinion. Les gilets jaunes sont des bébés gâtés qui veulent être riches à la place des riches. Ils sont en plus infectés de casseurs qui gaspillent et détruisent des milliards. Le problème n'est pas Macron. La France se montre auto-destructrice depuis un bout de temps. Un problème d'intégration.