Du gaz dans les écoles?

Avant 2001, Hydro-Québec offrait le tarif BT, pour tarif bi-énergie. Cela permettait entre autres aux bâtiments institutionnels subventionnés par le gouvernement (écoles, universités, hôpitaux, etc.) disposant de deux types d’installations de chauffage (une à l’électricité et l’autre au gaz ou au mazout) de profiter, hors des périodes de pointe, d’un coût du kilowattheure particulièrement avantageux. Comme les périodes de pointe étaient rares, ces établissements fonctionnaient presque exclusivement à l’électricité pour le plus grand bien de leur budget et de… la planète, puisque l’hydroélectricité n’émet pratiquement pas de GES. [...]

Ce tarif fut abrogé en 2001. Toujours est-il que cette abrogation força, notamment les commissions scolaires, à recourir à des combustibles fossiles générant ainsi des dégagements annuels de plus de 100 000 t de GES (l’équivalent d’environ 40 000 autos), assortis de dépenses additionnelles de 100 millions. On voit aujourd’hui qu’il y avait aussi les risques sous-évalués que comporte toute combustion…

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1 commentaire
  • François Beaulé - Abonné 19 janvier 2019 07 h 25

    Le Canada chauffe ses bâtiments avec du gaz naturel

    Le Canada, comme la plupart des pays, chauffe ses bâtiments avec du gaz naturel ou d'autres combustibles. Tenter d'imputer à Hydro la responsabilité de l'intoxication récente au monoxyde de carbone est ridicule. L'appareil de chauffage dans cette école était mal entretenu. Normalement la combustion du gaz naturel se fait sans émission de CO, les produits de la combustion étant le CO2 et de la vapeur d'eau. En plus, le détecteur de CO était lui aussi défectueux. La négligence de la Commission scolaire doit être pointée du doigt. Les écoles publiques de Montréal sont mal entretenues. Elles sont souvent infestées de moisissures au point où, dans certains cas, elles doivent être détruites. Comme l'école Saint-Gérard dans Villeray et quelques autres. Autre problème : tout le sol sur une importante profondeur du terrain d'une des deux écoles Saint-Barthélemy, à Montréal, a dû être retiré à grands frais pendant l'été 2017. Il était contaminé par des fuites d'un réservoir d'huile à chauffage durant de nombreuses années. Intoxications par des moisissures, par des émanations de pétrole et, récemment, par du CO, on été causées par le mauvais entretien des écoles.