Sexualité et religion

Les religions, la catholique en particulier, portent une grande attention à la sexualité. Elles ne se privent pas de tenter de guider les fidèles et les autres et leur prêcher ce qui est bien et ce qui est mal. Naïvement, nous devrions cependant demander d’où proviennent ces règles. On nous répondrait probablement que telle est la volonté (exprimée où, quand, comment ? ! ?) d’un Dieu tout-puissant. Pourtant, comment imaginer qu’un être divin, créateur du ciel et de la terre, puisse avoir le moindre intérêt pour ce que les humains font avec leur sexualité ? S’agissant, par exemple, de contraception, d’amour sans papier ou d’homosexualité, les interdits de l’Église reposent donc sur aussi peu de fondements rationnels que la condamnation de Galilée en 1633. Dieu merci, de moins en moins de gens (incluant les responsables québécois du curriculum scolaire) acceptent de se soumettre à ces diktats arbitraires et insensés.


 
18 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 16 janvier 2019 00 h 22

    Mais que serait

    toute religion sans ce puissant besoin de contrôle des humains, notamment de sa sexualité? Rien.

  • Gilbert Troutet - Abonné 16 janvier 2019 03 h 18

    Les « religions du Livre »

    Les interdits de l’Église, en effet, reposent sur aussi peu de fondements rationnels que la condamnation de Galilée. On dirait que, quand il s'agit de sexualité, ces « religions du Livre » sont sur la même longueur d'onde. Le christianisme, l'islam et le judaïsme ont une conception malsaine de la sexualité. Pour leurs pontifes, tout ce qui est plaisir est proscrit, pendant que la souffrance est vénérée. C'est l'exemple du Christ sur la croix ou des martyrs du terrorisme islamique. En même temps, c'est une façon de culpabiliser les fidèles pour mieux les soumettre et les asservir. Pas étonnant que le judaisme et l'islam, comme le christianisme chez nous autrefois, tiennent à rester des religions d'État.

  • Michel Lebel - Abonné 16 janvier 2019 06 h 25

    Une Église toujours dérangeante

    L'Église(catholique) n'oblige à rien. Elle cherche ce qui, selon elle, est le meilleur pour les êtres humains, y inclus en matière de sexualité. C'est toute la personne qui l'intéresse. Mais je répète, elle n'oblige pas. La personne demeure libre. Mais le discours de l'Église sur bien des sujets va à contre-courant. Il dérange plusieurs et j'ajouterai... il dérangera toujours. L'Église ne cherche pas un consensus. Elle n'est pas un parti politique!

    M.L.

    • Gilbert Troutet - Abonné 16 janvier 2019 17 h 10

      Elle n'oblige pas ? Il faut entendre Gérard Bouchard dénoncer ouvertement la tyrannie des curés, qui obligeaient les femmes québécoises à faire des douzaines d'enfants. À la conférence du Caire, il n'y a pas si longtemps, on a vu l'Église catholique s'allier aux pires réactionnaires pour s'opposer au contrôle des naissances dans des pays qui en auraient pourtant bien besoin.

    • Pierre Fortin - Abonné 16 janvier 2019 17 h 34

      Oups !

      Vous dites bien que l'Église catholique « cherche ce qui, selon elle, est le meilleur pour les êtres humains, y inclus en matière de sexualité » ?

      Permettez-moi de m'étonner que vous trouviez normal que des religieux, ayant fait " vœu de chasteté ", prétendent à une quelconque autorité pour interdire des conduites sexuelles que la nature a sainement faites ainsi.

    • Ghislaine Gendron - Inscrit 16 janvier 2019 18 h 22

      M. Lebel: "L'Église n'oblige personne...L'Église ne cherche pas un consensus" Je vous rappelle respectueusement que l'Église a demandé aux catholiques, par son Évêché, de soustraire leurs enfants au droit légitime de recevoir une éducation sexuelle...Et que si Elle n'oblige personne c'est tout simplement parce qu'elle en a perdu le pouvoir...Pouvoir qu'elle cherche à reconquérir par la porte de ll'éducation , non satisfaits de la propagation de leur doctrine par le biais du cours d'ECR (comme les autres religions d'ailleurs). Que des évesques célibataires se posent en "expert" en matière d'éducation sexuelle, vous avouerez qu'on ne craint plus le burlesque. Et je réserve mes commentaires sur la honteuse couverture et protection des actes de pédophilie , systémisés par cette même Institution.

    • Christian Roy - Abonné 17 janvier 2019 16 h 42

      "Pouvoir qu'elle cherche à reconquérir par la porte de ll'éducation , non satisfaits de la propagation de leur doctrine par le biais du cours d'ECR (comme les autres religions d'ailleurs)."

      Là-dessus, Mme Gendron, je ne vous suis pas...Votre conception de ce cours doit être actualisée. On n'y fait pas de "propagation" ni de prosélytisme. Preuve: allez demander à l'association des parents catholiques s'ils sont satisfaits de la présence de ce cours à l'école. J'en serais fort surpris. Permettre aux élèves de notre nation d'avoir une culture religieuse minimale me semble une nécessité, particulièrement dans un domaine où la confusion et l'ignorance règnent en maïtres.

  • Ghisline Larose - Abonnée 16 janvier 2019 07 h 00

    Catho en particulier?

    «Les religions, la catholique en particulier, portent une grande attention à la sexualité. »

    Je suis bien d'accord avec votre propos quant au contrôle que veulent avoir les religions sur la sexualité mais quand vous dites *la religion catholique en particulier * cela suppose que vous connaissez bien les 2 autres monothéistes n'est-ce pas? Or, que l'on impose le voile, que l'on voile les fillettes au nom de la pureté de la *fille*, que l'on condamne l'homosexualité jusqu'à tuer au nom de l'islam, que l'on défende aux femmes de marier un homme d'une autre confession , que l'on parle de virginité avant le mariage pour la femme , que la charia avantage l'homme au détriment de la femme , vous en dites quoi ? N'est-ce pas un contrôle extrême?

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 16 janvier 2019 15 h 48

      Le "en particulier" est choquant. Mettre l'accent sur la religion catholique et non sur les autres encore "plus pires", comme dirait J.C., relève d'un autodénigrement malheureusement trop répandu.

    • Pierre Fortin - Abonné 16 janvier 2019 18 h 23

      Et dans la même veine ...

      « Le véritable but de la propagande n'est pas de convaincre ou de persuader, mais de produire un schéma de pensée dans lequel la première trace d'inorthodoxie est perçue comme une dissonance. » — Leonard Shapiro, ' Totalitarisme ', 1972

    • Jean-François Trottier - Abonné 17 janvier 2019 08 h 59

      Suffit de voir toute l'hypocrisie liée à la sexualité chez nos voisins américains, à dominance WASP donc protestante, pour s'étouffer raide.

      Des gens qui forniquent hors mariage, c'est pas vraiment rare. En politique américaine il est interdit de... se faire prendre.
      Il existait encore des lois sur les positions permises dans plusieurs États il y a peu.
      Le viol à répétition des jeunes noires durant la période esclavagiste est presque occulté. Il est plus facile de montrer une séance de fouet selon la télévision américaine. Pourtant, quelle était l'occurrence de l'un et l'autre dans la réalité ?

      Je me méfie toujours des "law and order", qui souvent affichent une perfection de pensée en désaccord direct avec leurs actes privés.
      Je me méfie encore plus des moralistes, toujours prompts à juger et condamner au nom de principes qu'ils sont souvent les premiers à ne pas respecter.

      La première caractéristique du judéo-christianisme est de condamner tout de suite les "méchants", et de demander aux "bons" toujours un effort de plus pour mériter un éventuel paradis, soit dans les cieux, soit pour les prochaines générations.
      Les moralistes ont besoin de méchants. Les religions, du moins les monothéistes, vivent du péché.
      Sinon, comment enrégimenter encore et encore les bons, les non-pécheurs, pour continuer une "lutte" perpétuelle ?

      C'est ainsi qu'on en arrive au constat bête que parmi les pensées judéo-chrétiennes primaires, anti-humanistes par définition, trône fièrement le marxisme...

      En effet, les tentacules de la "bonne pensée" sont envahissantes en ta. Le catholicisme n'en est qu'une bien petite part.

  • Rino St-Amand - Inscrit 16 janvier 2019 07 h 40

    Je reste perplexe

    J'ai toujours rêvé de faire l'amour comme un Dieu...

    • Christian Roy - Abonné 17 janvier 2019 16 h 46

      Pour cela M. St-Amand, devenez Jovialiste ! Référez-vous au philosophe André Moreau !!! Que l'Orgasme cosmique soit avec vous !