Le paradoxe des emplois exigeant des compétences technologiques

L’avènement des technologies modernes au sein des entreprises est en train de créer un effet boomerang auprès des travailleurs « vulnérables » dont la formation actuelle ne répond pas aux critères d’emploi de la profession. Conséquemment, des responsables fédéraux scrutent les dossiers des immigrants qui seraient aptes à occuper ces emplois.

Or, le ministre du Développement social, Jean-Yves Duclos, a déclaré récemment au cours d’une entrevue de fin d’année qu’il fallait en faire davantage pour favoriser la formation professionnelle afin de s’assurer que les gens qui ont de la difficulté à intégrer le marché du travail puissent avoir une véritable chance d’y arriver.

Actuellement, compte tenu de lacunes sérieuses dans les programmes de formation du fédéral, l’employeur va se tourner vers l’immigrant qui possède les qualifications requises pour obtenir l’emploi à pourvoir alors que, à mes yeux, il faudrait plutôt permettre à l’employé « vulnérable » d’acquérir de nouvelles compétences lui permettant de réintégrer le marché du travail à court terme.

Pour ce faire, il m’apparaît prioritaire que les responsables fédéraux des programmes de formation s’attellent rapidement à la tâche et élaborent des sessions de formation intensives qui permettraient aux employés pénalisés d’acquérir, dans un délai raisonnable, les acquis nécessaires pour occuper les emplois exigeant des compétences technologiques particulières.

1 commentaire
  • Alain Lépine - Abonné 8 janvier 2019 15 h 56

    Le simple bon sens.

    Ce que vous exprimez Monsieur est le simple bon sens.
    Il nefaut pas oublier non plus que les employeurs utilisent le motif de "déclassement technologique" pour se defaire des employés plus âgés qui ont accumulé une certaine ancienneté. Ainsi on se débarrasse de salaires et de retraites plus élevés.