En réponse à M. Gérard Moysan

Ce n’est pas la laïcité qui divise, la laïcité unit et incite à une neutralité qui unit les gens pour un mieux-vivre-ensemble. Le problème, chez Québec solidaire, c’est la « contradiction évidente » qui se vit en son sein. Ce parti se veut d’avant-garde, moderne, populaire et, comme le dirait Catherine Dorion, du vrai monde ! Cela étant dit comme si nous n’étions pas tous du vrai monde ! Or, Québec solidaire est inconsciemment de la vieille garde. Il est contre l’évolution de la société parce qu’il veut maintenir des coutumes rétrogrades telles que des signes ostentatoires religieux, et ceci, sous toutes sortes de prétextes. Le peuple n’y reconnaît plus la tolérance de « mère » Françoise David. En effet, la tolérance des nouveaux disciples se tourne en lâcheté. En voulant ménager la chèvre et le chou, on court le risque de perdre les deux. À voir aller Québec solidaire, à moins d’un véritable « revirement », celui-ci va perdre ses électeurs.

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24 commentaires
  • Michèle Sirois - Abonnée 7 janvier 2019 08 h 44

    Françoise David a amorcé la tendance actuelle sur la laïcité

    Après mes trois ans au sein de Québec solidaire en tant que fondatrice de ce parti de gauche, je dois faire une petite correctionà la lettre de Mme Andréa Richard. Cette laïcité très, très accommodante sur laquelle est en train de glisser Québec solidaire n'est pas en porte-à-faux avec les positions de Françoise David. Celle-ci a, au contraire, accordé une priorité aux libertés religieuses et défendu une laïcité ouverte aux accommodements religieux. Il est vrai qu'actuellement Québec solidaire semble de plus en plus attiré vers l'ouverture tous azimuts aux signes religieux, mais la tendance avait déjà été amorcée dès le congrès de novembre 2009 qui a pris position en faveur d'une laïcité qui protégerait la liberté de conscience des citoyens faisant affaire à la justice, mais qui ne se préoccupait nullement de celle des enfants, qui constituent une «clientèle» captive et vulnérable.

    • Claude Bariteau - Abonné 7 janvier 2019 10 h 50

      Mme Sirois, vous avez raison. J’ai lu le programme de QS qui traite de neutralité et de laïcité de l'État.

      QS prône un état laïc (neutre ?) et refuse l’étalement de signes religieux et de manifestations religieuses dans les institutions publiques parce que l’État qui doit être laïc (neutre ?) plutôt que les individus (citoyen/ne/s ?).

      Conséquemment, QS accepte le port de signes religieux chez les usagers et les usagères des services de l’État, grosso modo la position de la France, position qui implique le port de signes religieux, sauf pour des raisons de sécurité, dans les espaces publics autres que les institutions de l’État.

      Dans ces deux cas, il y a respect de l’expression de la diversité de la population comme dans la majorité des démocraties occidentales, que je partage.

      S’agissant des agent/e/s de l’État, QS refuse le port de signes religieux s’il devient un instrument de prosélytisme brisant leur devoir de réserve. Ce refus pourrait aussi s’appliquer si ces signes entravent l’exercice des fonctions des agent/e/s. Mais, pour QS, ce refus ne saurait brimer leur liberté de conscience et de religion, qui est définie plus fondée qu’une décision démocratique refusant le port de signes religieux par les agent/e/s des institutions de l’État.

      Ce volet soulève oppose la neutralité des agent/e/s en fonction dans les services publics à la liberté d’expression sauf s’il y a prosélytisme en renvoyant cette liberté à la conscience et la responsabilité des agent/e/s.

      Il en découle 1) que l’État doit respecter la liberté de ses agent/e/s plutôt que d’établir des règles de comportements, 2) que les agent/e/s sont postulé/e/s plus responsables que l'État et 3) que l’État ne saurait assumer une responsabilité que lui confèrent les citoyens et les citoyennes pour affirmer la neutralité de ses agent/e/s et faire valoir le respect de la diversité hors des services publics.

    • Luc Marchessault - Inscrit 7 janvier 2019 11 h 22

      M. Monmarquette,

      Vous confondez encore allègrement et volontairement la discrimination à l’embauche et le port du voile durant les heures ouvrables. Est-ce que la charte que proposait le PQ en 2014 stipulait que les musulmanes n’auraient pas accès à des postes dans le secteur public? Aucunement, pas plus que la proposition de la CAQ ne le stipule. Grosse nuance, que les tenants du port du voile en tout temps escamotent honteusement, lui préférant le sophisme selon lequel la laïcité exclurait les musulmanes de la fonction publique.

    • André Joyal - Abonné 7 janvier 2019 20 h 27

      @ M. Bariteau: c'est nouveau chez vous cette façon particulière de recourir à l'écriture inclusive? J'aime croire que vous ironisez. Je le saurai en vous lisant demain et après-demain.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 8 janvier 2019 02 h 25

      « S’agissant des agent/e/s de l’État, QS refuse le port de signes religieux s’il devient un instrument de prosélytisme brisant leur devoir de réserve. Ce refus pourrait aussi s’appliquer si ces signes entravent l’exercice des fonctions des agent/e/s. » Claude Bariteau (en référence à la position votée en congrès de QS en 2009)
      La citation plus haut, respecte bien la position de QS. Par contre, votre jugement est erroné lorsque vous affirmez que pour QS « ce refus ne saurait brimer leur liberté de conscience et de religion, qui est définie plus fondée qu’une décision démocratique refusant le port de signes religieux par les agent/e/s des institutions de l’État. » Claude Bariteau

      Votre interprétation est basée sur une analyse « hors contexte ». La position de QS s’est établie dans la foulée du rapport B-T, précédé de multiples auditions publiques. De sorte que le débat sur la laïcité en 2009 est contradictoire et avant tout idéologique. Charest au pouvoir n’a même pas pris la peine de faire débattre les recommandations et B-T a été tabletté.

      Ce ne fut qu’en 2013, avec le projet de la charte Drainville que le débat idéologique, POLITIQUE cette fois, a repris. Le PQ au pouvoir a soulevé durant des mois une forte controverse avec le projet de charte. Au lieu d’accepter un compromiis « démocratique » pour voter un projet amendé, Madame Marois a décidé d’anticiper des élections. Couillard a été « démocratiquement » élu.

      Il serait temps que les détracteurs de QS reconnaissent que ce N’EST PAS QS l’origine des conflits qui a justifié la mise sur pieds de la commission B-T! QS n’est pas à l’origine des débordements, des intollérances ou des discussions idéologiques qui étaient présents au Québec il y a plus de 10 ans. Et en 2009, en ouvrant un débat dans ses rangs, QS n’invente pas « de nouvelles positions »! En Congrès, après débat, face à diverses positions, les membres ont adopté « démocratiquement » la position connue.

  • Christian Montmarquette - Abonné 7 janvier 2019 09 h 39

    La vielle garde ce sont les "laïcistes"

    Avant la Révolution tranquille et la laïcisation des écoles publiques, TOUS les enseignants qui désiraient travailler dans nos écoles catholiques DEVAIENT être catholiques; ce qui excluaient de facto tous les autres citoyens qui auraient désiré postuler (Guy Rocher). Un état de fait qui a cessé et qui demeure depuis la Commission Parent et la création du Ministère de l'Éducation, qui permet aux enseignants de toutes confessionnalités et de toutes allégeances religieuses (ou de non croyance) de travailler dans nos écoles publiques. 

    Ce qui démontre bien que la laïcité de l'État, n'est pas l'exclusion des religions, mais leurs mises sur un même pied d'égalité FACE à l'État, qui n'est pas une "personne", mais une organisation, une institution conçue de manière à pouvoir accueillir tout le monde sans discrimination en regard de leur religion, puisqu'il s'agit d'une "institution publique" et donc ouverte à toutes les confessions. 

    Aujourd'hui, "les laïcistes" voudraient inverser la situation, pour exclure toutes les religions du système public; ce qui apparait comme vouloir en revenir à un système d'exclusion - comme le faisait jadis l'ancien système catholique - plutôt que comme un système d'inclusion où tous et toutes peuvent oeuvrer quelque soit leur confession.


    La laïcité a été instituée pour faire en sorte qu'il n'y ait aucune religion d'État et qu'aucune personne ne soit exclue du système public sur la base de ses croyances religieuses. 

    Dans les circonstances, je vois donc mal comment on pourrait se servir de la laïcité pour empêcher des musulmanes ou autres d'accéder à des emplois gouvernementaux. En fait, cela créerait même une situation assez paradoxale où il y aurait plus de liberté et d'inclusion dans le système privé que dans le système public qui se veut pourtant "public" et donc ouvert à toutes et à tous par définition.

    Christian Montmarquette

    • Claude Bariteau - Abonné 7 janvier 2019 12 h 00

      Le Québec, avec la révolution tranquille, n'a pas mis à niveaux toutes les religions, mais l'égalité des citoyen/e/s indépendamment de leur appartenance religieuse ou autres afin de ne pas discriminer sur ces appartenances ou apparences.

      Les promoteurs de la laïcité poursuivent sur cette lancée. Elle implique principalement de ne pas revenir à la période marquée par l'expression de signes religieux dans les services offerts par les institutions publiques.

      Point important que vous négligez : au Québec, il n'y a pas eu une seule religion d'État, mais la reconnaissance de deux religions, l'Anglicane et la Catholique par le Grande-Bretagne avant 1774, mais surtout avant que l'État québécois ait, en 1867, le contrôle de l'enseignement et de la santé, qu'il transféré à ces religions avant de modifier les réseaux sous leur direction en réseaux linguistiques.

      En devenant un État provincial en 1867, le Québec se vit principalement octroyer un champ institutionnel propre mais ne l'a instituté tel seulement avec avec la révolution tranquille

      Vous en faites une interprétation en recourant à M. Rocher en imaginant qu'il la partage alors qu'il a déjà signalé que la laïcisation impliquait l'absence de signes religieux chez les agent/e/s de l'État, une exception temporaire pouvant être les employé/e/s qui ont pu bénéficier d'une tolérance en l'absence de règles claires.

      Par ailleurs, vos propos sur la tolérance dans les entreprises privées reflètent seulement qu'en dehors des institutions de l'État, qui n'est pas une entreprise privée ni un espace public, la diversité est la règle.

      S'y pose plutôt la question du financement de ces institutions privées comme des avantages octroyés aux activités religieuses par l'État. Mais, c'est un autre sujet et vous le savez.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 janvier 2019 16 h 43

      Un p'tit peu mêlé ce monsieur Montmarquette. Les doctrines aux amis imaginaires n'ont pas leur place en éducation, surtout dans un réseau public. Donc, encore selon ce cher monsieur, le créationnisme devrait être enseigné à force égale avec la science dans la salle de classe. Ah ! ben. Désolé, mais les symboles ostentatoires, qui sont une carte de visite pour les idéologies religieuses moyenâgeuses, ils n’ont tout simplement pas leur place dans la sphère étatique qu’est la salle de classe publique.

      Et il est faux de prétendre qu’il y a plus de liberté et d'inclusion dans le système privé que dans le système public. Le système éducationnel privé est la plupart du temps, confessionnelle, duh ! En passant, je n’ai jamais vu des femmes voilées dans des entreprises privées qui font parties du service à la clientèle. Et ceci, que ce soit au Québec, au Canada, aux USA, en France…et même pas en Arabie saoudite, en bref, partout sur la planète. C’est « ben » pour dire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 janvier 2019 20 h 33

      @Cyril Dionne,

      "Les doctrines aux amis imaginaires n'ont pas leur place en éducation.." - Cyril Dionne

      J'imagine qu'avec votre brillante approche, vous auriez été disposé à éliminer Marie-Victorin?

      Ce que l'on demande et qu'on exige de nos enseignants, c'est d'être compétents dans leur domaine, comme pour n'importe quel autre emploi. Le reste ne vous regarde pas.

      - Cm

    • Christian Roy - Abonné 7 janvier 2019 21 h 01

      Tant qu'à évoquer une théorie du complot formentée par les amis imaginaires, M. Dionne, j'ai une mavaise nouvelle pour vous. Les profs de sciences des écoles publiques ne parlent QUE de créationnisme dans leurs classes !!! Tous les adultes du milieu n'y voient que du feu puisque ces profs ont la ruse de ne porter aucun signe ostentatoire particulier..."C’est « ben » pour dire."

      Les élèves sont complètement mystifiés. Que voulez-vous... sont-ils autre chose que des outres à remplir ?

    • Cyril Dionne - Abonné 7 janvier 2019 22 h 34

      Cher monsieur Montmarquette, si ça me regarde parce que contrairement à vous je suis enseignant. Et lorsque j'enseigne les sciences, je ne parle pas de créationnisme. C’est difficile à réconcilier la robotique, le numérique, l’informatique et les amis imaginaires. Et vous savez, selon toutes les religions incluant le christianisme et l’islam, vous savez les contes pour faire peur aux enfants, l’univers a été créé, selon leurs dogmes et doctrines, en seulement 6 jours. Le septième, comme on dit en bon Québécois, « y pris un break ». C’est « ben » pour dire.

      Et pour l’éducation publique, cela ne vous regarde en rien parce que vous ne comprenez pas grand-chose cher kamarade.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 janvier 2019 22 h 39

      @ Christian Roy

      Est-ce que vous vivez sur la même planète que nous? La Terre vous appelle. Et il faut toujours porter un casque protecteur lorsqu'on s'adonne à des sports violents. Oui, c'est « ben » pour dire.

    • Christian Roy - Abonné 8 janvier 2019 22 h 02

      @ M. Dionne,

      Quelqu'un qui enseigne les sciences n'est-il pas fondamentalement curieux ?

      Je trouve dommage que votre conception du phénomène religieux soit limitée aux stades de conscience archaïque (ex.fétichiste), magique (ex. vaudou) et mythique (ex.fondamentalisme) bien connus des gens qui se donnent la peine de faire des études avancées.

      Un bon cours d'Éthique et de culture religieuse de fin de secondaire vous permettrait d'y voir plus clair et d'enrichir votre conception. Un bon début, quoi.

      Dans votre cas, ce n'est pas la Terre qui vous appelle, mais ce sont les SCIENCES des religions ! Répondrez-vous à l'appel ou resterez-vous fixés à vos idées désuètes ? Une meilleure connaissance des styles littéraires et de l'herméneutique des textes dits sacrés vous ferait également énormément de bien.

      D'ici là, je tente de décrypter les messages que vous m'adressez... en attachant avec de la broche ma formidable tuque des Nordiques de Québec.

  • Cyril Dionne - Abonné 7 janvier 2019 09 h 45

    Le jeune « vieux » petit parti populiste de l’extrême gauche

    Les apôtres de l’autel de la très Sainte rectitude politique de Québec solidaire sont la définition même de contradiction. Ils prêchent la simplicité volontaire en voulant nous enlever nos voitures, mais eux, peuvent des conduire des SUV en ville en plus de profiter d’une voiture avec un conducteur aux frais des contribuables évidemment. Ils prêchent le féministe à tout crin alors qu’ils ferment les yeux sur la majorité des femmes qui sont enfermées dans des croyances religieuses moyenâgeuses partout dans le monde et même au Québec. Ils prêchent l’inclusivité tout en excluant les autres qui ne partagent pas la même opinion qu’eux parce qu’ils ne sont pas du vrai monde. Ils prêchent les bonnes centenaires coutumes rétrogrades et déshumanisantes pour les femmes au nom de la modernité. Faut le faire. C’est un jeune « vieux » petit parti avec des vieilles idées contradictoires et résolues. Les électeurs en ont pris note.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 7 janvier 2019 12 h 51

      Moi, ce qui me titille, c’est que le parti QS m'apparait hypocrite sur la question de la souveraineté et de la laïcité, et d'un angélisme néfaste sur le plan économique.

  • Robert Lenneville - Abonné 7 janvier 2019 11 h 30

    La religion avant les élèves

    Monsieur Montmarquette a raison de dire que, depuis la révolution tranquille, tous les enseignants peuvent travailler dans nos écoles quelle que soit leur religion. Toutefois, ils ne l’affichent pas devant leurs élèves par respect pour ceux-ci. Presque tous les enseignants restreignent volontairement leur droit d’exprimer leurs préférences idéologiques. C’est ainsi qu’un militant pro-vie ne portera aucun signe devant ses élèves pour s’identifier comme tel. On pourrait multiplier les exemples de ce type. Une loi interdisant aux enseignants d’afficher leur appartenance à une religion donnée ne fera que concrétiser un mouvement déjà bien enclenché vers une école véritablement laïque où le crucifix sur le mur n’est pas remplacé par des signes religieux que porteraient les enseignants. Faut-il se rappeler que l’école existe avant pour les élèves?

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 janvier 2019 19 h 47

      @ Robert Lenneville,

      « Les enseignants peuvent travailler dans nos écoles quelle que soit leur religion. Toutefois, ils ne l’affichent pas devant leurs élèves par respect pour ceux-ci. » - Robert Lenneville

      Ce que vous demandez est une impossible et ilusoire neutralité «des personnes» et non la «neutralité de l'État». 


      Alors que ce qui favorise le respect et l'inclusion de tous, n'est pas de retirer un droit à des citoyens en leur demandant de cacher ce qu'ils sont comme s'il s'agissait d'une maladie honteuse. Alors que c'est précisément la pluralité des allégeances qui garantit non seulement qu'il n'y a pas de dogmatisme religieux et de religion d'État, mais un environnement d'éducation riche et respectueux de la diversité.

      D'ailleurs question de respect, il faudrait peut-être justement éduquer les jeunes au respect des autres en exposant les élèves à la diversité afin de leur inculquer l'acceptation des différences dans une société déjà éminemment plurielle et diversifiée.

      D'un point de vue éducationnel, placer les élèves sous un globe de verre en les isolant de la réalité, et qui plus est, en niant un droit pourtant reconnu dans tout le reste de la société apparait non seulement comme contre-productif mais inconséquent. 

En effet, au nom de quel principe pourrait-on nier dans nos écoles un droit pourtant reconnu dans tout le reste de la société ?

      On ne contribuera pas plus à combattre les préjugés en marginalisant les différences religieuses qu'on est parvenu à le faire cachant et en marginalisant les différences d'orientations sexuelles.

      Christian Montmarquette

    • Christian Roy - Abonné 7 janvier 2019 22 h 39

      J'aimerais vous rassurer M. Lenneville. Notre système scolaire publique est présentement sécularisé, non confessionnel, neutre; laïque "à la québécoise". On ne peut y faire de prosylétisme. Les conseils d'établissement veillent au grain, le personnel également. Si ce n'était pas le cas, vous pouvez être sür que le JDM dénoncerait en gros caractères à la UNE ! (avec toute la subtilité qu'on lui connaît) les accrocs constatés !

      S'il existe un endroit où les jeunes peuvent apprendre à vivre dans un contexte pluraliste (savoir / savoir faire / savoir être), c'est bien dans le milieu scolaire. Notre jeunesse a besoin de pouvoir aborder la présence du religieux (sujet sensible s'il en est un) dans un cadre serein et rationnel. Cela fait contrepoids aux croisades menées par des groupes de pression comme le Mouvement laïque québécois ou les Parents catholiques qui débattent en société.

      Les membres du personnel ont entre autres pour mission d'instruire et de "socialiser" les élèves. Le port ou non d'un signe religieux identifiant la croyance sincère est un choix personnel. Les membres de l'équipe-école qui en portent représentent l'exception. Ils démontrent quotidiennement aux élèves l'importance que notre pays accorde à la liberté de conscience et de religion comme droit fondamental individuel. Les élèves apprennent également que les enseignants sont des personnes distinctives et uniques à leur façon; ce qui n'est pas banal. Ils apprennent à l'école tout au cours de leur croissance ce que signifie le respect et la tolérance. La règle est pour tous.

      Nous n'avons pas à mettre sur pied ce que je viens de vous décrire... c'est ce que nous nous sommes donnés collectivement. Et ça ne va pas si mal que ça...

      J'oserais même dire que nos cousins français ont des choses à apprendre de NOUS en ce qui a trait à la laïcité. Mais bon... les formules ne s'exportent guère et je suis de ceux qui croient que ce ne serait pas la voie à suivre, soit dans un sens soit dans l'aut

    • Carmen Labelle - Abonnée 8 janvier 2019 11 h 43

      Christian Roy,
      Il n'y a qu'à consulter le manuel du cours ECR et pour constater qu'il fait la promotion des religions et stigmatise les femmes musulmanes en représentant celles-ci par une fillette qui porte un voile, tout en colportant une vision inégalitaire intrinsèques aux religions
      Sans compter ses finalités politiques, tel que dénonçé par Joëlle Quérin Sociologue (Ph.D.) spécialisée sur les questions liées à l’éducation et professeur au cégep de Saint-Jérôme,auteur de l'ouvrage La face cachée du cours Éthique et culture religieuse (Léméac, 2016).

      Comme le concluait le Colloque sur le cours ECR en 2016«Sous le couvert d’une approche dite « culturelle » des religions, le cours ÉCR transmet aux élèves les croyances, les dogmes, les mythes et les pratiques de l’ensemble des religions de la planète, en plus des pseudosciences parareligieuses. La philosophie humaniste, l’incroyance et la non-observance religieuse sont par ailleurs totalement exclues des contenus. Nous sommes ainsi passés d’une école confessionnelle à une école multiconfessionnelle qui est pourtant sensée être laïque»

    • Christian Roy - Abonné 8 janvier 2019 18 h 09

      Bonsoir Mme Labelle,
      Merci de vos commentaires basée sur une recherche intéressante.
      Quelques questions me viennent à l'esprit.
      Un manuel... est une pièce à conviction ma foi assez limitée - d'où un certain danger. Il vous permet d'inférer que le cours "fait la promotion des religions" comme si les enfants se retrouvaient dans un centre d'achat et non dans un cours où ils apprennent des connaissances leur permettant progressivement de décoder le monde dans lequel ils vivent...Que font les enseignants du manuel dont vous parlez ? Leur expertise leur permet-elle de spécifier des éléments essentiels et complémentaires comme celui que nous vivons tous dans une société égalitaire ? De ça... pas un mot. Faut croire que le niveau de confiance envers les titulaires à qui nous confions notre progéniture est peu élevé.
      Le colloque dont vous faites mention fut organisé par qui ? Quels en étaient les buts ?
      Après la parution d'un livre qui évoque la mise à jour d'une conspiration (La face cachée du cours Éthique et culture religieuse) ne serait-il pas temps de voir sur les rayons un livre ayant par exemple pour titre "Mythes et réalités du cours ECR; bilan et prospectives ? Après toutes ces années, il y a sûrement moyen qu'un tel exercice soit fait auprès des enseignants, des conseillers pédagogiques et des directions concernés. Que se passe-t-il réellement sur le terrain ? Quel est le portrait réel... et non celui qui est fantasmé ? Peut-on faire une évaluation exempte des biais idéologiques que quelques groupes de pression entretiennent envers ce cours ? Je dénonce les interventions à l'emporte-pièce des détracteurs aussi bien laïcistes, antimulturalistes canadiens, parents de toute obédience, etc. La balle doit être dans le camp du gouvernement. Je maintiens que ce cours est un atout pour notre système éducatif dans la mesure où il sera traité à sa juste valeur.
      Enfin, l'école québécoise n'est pas "sensée être laïque"; elle l'est. Propagande ? C'est à vérifier...

    • Carmen Labelle - Abonnée 8 janvier 2019 23 h 35

      Christian Roy
      En plus de ce que j'ai cité, j'ai de nombreuses amies profs et cinq petits-enfants qui me font part de comment les enseignants transmettent ce cours, en plus de toutes les critiques formulées sur les réseaux sociaux par les parents d'élèves. Je persiste et je signe, on a trouvé le moyen de réintroduire par ce cours la religion et les pratiques religieuses dans les écoles.

  • Christian Roy - Abonné 7 janvier 2019 21 h 44

    En réponse à Mme Andréa Richard

    En réponse à votre charge à fond de train, Mme Richard, voici:

    Ce n’est pas la laïcité qui divise, c’est l’idée que l’on s’en fait.

    Ce que je comprends de QS c’est qu’il est un parti qui se qualifie de "populaire" et non de populiste.

    Les attributs que vous appliquez à ce parti politique me semblent loin de se confirmer en étudiant son argumentaire et sa vision de la laïcité. Écrire « qu’il veut maintenir des coutumes rétrogrades telles que des signes ostentatoires religieux, et ceci, sous toutes sortes de prétextes. » est contestable à deux titres.

    Où voyez-vous qu'il veut "maintenir" (ce qui donne une connotation proactive à votre observation) ces "coutumes" alors que leur destin n'est même pas de ses affaires ? Ces "coutumes" concernent au premier chef le fort intérieur des croyants et des incroyants (car nous parlons bien ici de personnes) en cheminement.

    Deuxièmement, vous mettez en doute les prétextes qui sont à la base d'une telle position. Je trouve ces prétextes peu banals, notamment ceux de respecter l’article 18 de la DUDH, l’article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés et l’article 3 de la charte québécoise des droits et libertés de la personne. Votre texte omet d'en faire mention. Je me demande pour quelles raisons. Manque d'espace ?

    Si « la tolérance des nouveaux disciples se tourne en lâcheté. », l’intolérance religieuse que vous démontrez se tourne en obsession.

    Je souhaite que les personnes qui voteront pour QS au cours des prochaines années exprimeront ainsi leur attachement à une conception généreuse qui permet aux citoyens québécois d’exercer, sans préjudice ni discrimination, leurs libertés fondamentales en privé, en public ainsi qu'au service de l'État québécois.

    On ne parle ni de chèvre ni de chou... nous parlons d'une laïcité qui tiendra compte de plusieurs parmamètres, ce qui est le lot d'un société avancée qui inclut tout ses citoyens. La tâche n'est pas sans ajustements créateurs.