Le troisième lien et les radios

Il m’arrive, dans ma voiture, de syntoniser les radios de Québec ; simplement pour en apprécier l’insipidité de leurs animateurs. Cela dit, je sais, moi, pourquoi les radios de Québec sont avec acharnement pour la construction d’un troisième lien entre Québec et la Rive-Sud. C’est parce que c’est à bord de leur voiture, principalement, que les gens écoutent ces radios…

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3 commentaires
  • Jean Richard - Abonné 5 janvier 2019 10 h 43

    Les radios de Québec... et d'ailleurs

    Il n'y a pas que les radios de Québec qui rejoignent leurs auditeurs dans leurs bagnoles. Ça existe aussi à Montréal, avec entre autres rien de moins que la radio publique fédérale.
    L'antenne régionale montréalaise de la radio fédérale ne se contente pas d'afficher plus souvent qu'à son tour un biais pro-automobile. Elle s'est transformée en station de services aux automobilistes, jouant dans les plates-bandes de la radio privée. C'est ainsi que plusieurs fois par heure, les auditeurs ont droit à des bulletins de circulation automobile et à des annonces sur le prix de l'essence.
    Est-ce le rôle d'une radio d'état que de nous apprendre ad nauseam que la circulation se fait au ralenti sur tel pont et que l'essence coûte 0,02 $ de moins à Broisbriand qu'à Laval ? Non ! Il y a déjà cette station spécialisée gentiment baptisée Radio-Bouchon. Et mieux, il y a des applications informatiques qui permettent de voir d'un simple coup d'œil l'état de la situation.
    À Montréal, on ne parle pas d'un 3e lien : il y en a déjà une bonne quinzaine. Mais à la radio d'état canadienne, on aime bien parler des cônes oranges qui, si on en croit les animateurs, ne servent qu'à emmerder les automobilistes. À la radio d'état canadienne, on aime bien gueuler contre les intiatives prises dans certains arrondissement pour apaiser la circulation automobile. Chaque auditeur abandonnant sa voiture pour passer au vélo ou aux transports collectifs est perçu comme une perte d'auditoire.
    Enfin, il y a un vieux proverbe qui dit qu'on ne mord pas la main qui nous nourrit. Or, bien que la radio de la Première Chaîne soit en théorie exempte de publicité, ce n'est pas le cas pour la télé qui elle, obtient beaucoup, beaucoup de sous des constructeurs automobiles, pour la publicité bien sûr.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 5 janvier 2019 17 h 03

      La déchéance de Radio-Canada est réelle.

      Belle entreprise de crétinisation et d'anglicisation.

  • Denise Asselin - Inscrite 6 janvier 2019 10 h 11

    L'art de la concision


    « Radio-Canada - Belle entreprise de crétinisation et d'anglicisation. »

    Vous avez un sens aigu de la formule (exacte), M. Saint-Arnaud.

    J'apprécie.

    Louis Asselin