Rêves et souhaits

En cette nouvelle année, mon plus profond souhait est que nous entendions nos enfants et nos petits-enfants qui, à l’instar de Greta Thunberg, l’inspirante jeune Suédoise de quinze ans, nous demandent de faire les gestes qui s’imposent afin de leur laisser une planète viable et un avenir meilleur. Je rêve…

Qu’on entende le répertoire de mélodies des bélugas du Saguenay,

Qu’on se laisse charmer par la noble démarche de nos caribous,

Qu’on remercie nos majestueuses forêts pour leurs si précieux services,

Qu’on écoute le ruissellement de l’eau la plus pure au monde en Abitibi,

Qu’on s’émerveille devant les magnifiques berges du Saint-Laurent et de la Gaspésie,

Qu’on hume la douce odeur des meilleures terres agricoles du Québec dans Bellechasse,

Qu’on se berce aux chants de nos quatre cents espèces d’oiseaux,

Qu’on s’extasie devant nos rivières grandioses et nos lacs somptueux,

Qu’on respecte nos sols et nos milieux humides,

Qu’on s’enivre de l’air qu’on respire,

Et qu’on réalise que tout ceci ne nous est pas donné, mais plutôt prêté par les générations qui nous suivent.

Je souhaite…

Que l’année 2019 permette enfin à nos politiciens de comprendre qu’il existe un seul type de développement pouvant assurer le bien-être de l’humanité, soit le développement durable.

Qu’ils comprennent aussi qu’un monde meilleur passe par une plus grande redistribution de la richesse et par une sensibilisation à un nouveau mode de vie plus respectueux de l’environnement.

Je rêve, mais je sais que c’est possible. Tous ensemble, pas à pas, convaincus et convaincants, nous pouvons y arriver.

3 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 29 décembre 2018 08 h 37

    La solution pour les changements climatiques n’est pas un secret, enveloppée d'un mystère, à l'intérieur d'une énigme

    En cette nouvelle année, mon plus profond souhait est qu’on réalise que la survie dépend de notre façon de contrôler la surpopulation et de devenir conscient que c’est l’énigme, le problème, le rébus écologique, la devinette et le secret que nous devons résoudre dans la prochaine décade. Sinon, tous les autres souhaits de madame Dupérré ne ce réaliseront pas à moyen terme et long terme et bonjour Isaac Newton et la fin du monde en 2060.

  • Daniel Gagnon - Abonné 29 décembre 2018 12 h 28

    Tornades, tsunamis, ouragans monstrueux, inondations comme Noé lui-même n’en a jamais vu dans son arche, rien ne les fait bouger.

    Merci pour ces magnifiques vœux, Madame Duperré! Nous faisons avec vous ces souhaits merveilleux, de tout cœur avec vous!

    Vous avez raison de parler des générations futures, quel gâchis nous allons leur laisser en effet. Et rien ne semble alarmer nos dirigeants: tornades, tsunamis, ouragans monstrueux, inondations comme Noé lui-même n’en a jamais vu dans son arche, rien ne les fait bouger.

    Puissent les dirigeants, indifférents et inconscients, nous entendre en cette fin d'année. Quand on pense que François Legault s'est fait élire sans politique environnementale et qu'il vient d'ouvrir le Parc du Mont-Tremblant aux motoneiges polluantes, il y a de quoi désespérer. Quel mauvais exemple de sa part, quel mauvais signal, n’est-ce pas, qui laisse à penser qu’il n’a rien compris à notre désarroi.

    Quand on voit ce gouvernement de Monsieur Legault insensible aux grands dossiers planétaires de l’heure, faisant fi de son devoir d’humanité en pleine tempête climatique, il faut en toute solidarité, se souhaiter le meilleur, car il y a de quoi être écœuré par cette insensibilité à l’avenir de notre planète.

    • Cyril Dionne - Abonné 29 décembre 2018 18 h 02

      Juste pour dire M. Gagnon, l'empreinte carbone du Québec est de l'ordre de 0,1% des GES mondiaux. C'est 33% pour la Chine. En fait, l'Inde et la Chine comptent pour plus de la moitié des gaz à effet de serre de la planète. Alors, si vous êtes inquiets pour les générations futures, vous devriez parler aux Chinois. Les GES ne connaissent pas les frontières géopolitiques. En passant, vous respirer présentement l'air vicié de la pollution chinoise dilué dans notre atmosphère.