Loyauté et vérité

Je me joins à ceux et à celles qui ont dénoncé les dirigeants de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) à la suite de la menace de congédiement de l’enseignante Kathya Dufault. Cette dernière a osé dire la vérité concernant l’intégration des élèves en difficulté dans les classes ordinaires et les répercussions que cela provoque.

En effet, il a été maintes fois démontré que la classe ordinaire publique, privée de ses meilleurs élèves qui sont dirigés vers des programmes sélectifs particuliers, devient un lieu d’intégration pour ceux et celles qui vivent des problématiques comportementales ou scolaires. Il devient donc presque impossible pour l’enseignant d’assurer la réussite de ses jeunes, d’où le cri de désespoir de madame Dufault, qui a rappelé à ses patrons qu’il était urgent d’agir pour mettre fin à cet aveuglement volontaire.

Au lieu de corriger le tir, ces derniers ont décidé d’attaquer la messagère en l’accusant d’avoir contrevenu à la sacro-sainte obligation de loyauté qui masque souvent une intention de censure de la part des autorités scolaires envers les intervenants en éducation en les empêchant de dénoncer ce qui ne va pas ; tout cela pour protéger l’image de l’école et de ses dirigeants.

Si la loyauté nous renvoie à une forme de vassalité, la vérité est plutôt porteuse de liberté. Entre les deux, j’ai toujours choisi cette dernière, ce qui m’a permis d’offrir trente-cinq années de loyaux services auprès de mes élèves en dénonçant tout ce qui pouvait nuire à leur réussite comme futurs citoyens libres.

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