Aux employé(e)s de la SAQ

Je me réfère à un membre de ma famille qui travaille à la SAQ depuis une vingtaine d’années (son entrée à la SAQ s’est faite à l’âge de 18 ans). Durant plusieurs années, il était sur appel et il a travaillé dans un nombre incalculable de succursales de Montréal à se faire « barouetter », en bon québécois. Finalement, avec notre aide, tant financière que morale, nous avons réussi à ce qu’il ne « lâche pas ». Comme parents, nous lui avons mis de la pression, parce nous pensions que devenir un employé de l’État était louable… Après plusieurs années, il a finalement obtenu un poste permanent offrant des conditions décentes. Alors j’appuie fortement tous ces travailleurs et travailleuses qui veulent briser le cercle vicieux que le gouvernement impose à ses employé(e)s depuis trop longtemps. Ces employé(e)s sont compétent(e)s et travaillent très fort pour nous donner un service de haute qualité, tout en se privant des avantages que la Société leur refuse : meilleur aménagement de travail et conciliation travail-famille. Il ne faut pas perdre de vue les bénéfices nets que fait la Société. Cet argent est probablement, espérons-le, injecté dans la Santé et les Services sociaux, qui nous coûtent très cher. Pour l’année 2017, le bénéfice net a été de 1,1 millard. Pour l’année en cours, la Société s’est dite « satisfaite » des résultats obtenus. Peut-être, au fond, devrait-elle faire un effort pour donner satisfaction à ses employé(e)s qui n’ont pas tous la même chance d’obtenir de l’aide de la part de leur proche. Alors un petit effort… Donnons notre appui à ces 4125 employé(e)s à temps partiel sur un total de 5500 employé(e)s, qui font la grève pour seulement vouloir améliorer leur qualité de vie...

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