Denis Lavoie, un maire énergique

Le maire de Chambly, Denis Lavoie, a ordonné le 22 novembre dernier la destruction en catimini de la maison Boileau, rare témoin de l’insurrection des patriotes de 1837. Il prétexte, appuyé sur l’avis d’experts, qu’elle était devenue un danger public. Nous aimerions connaître ces experts. Nous aimerions également connaître ses projets pour l’utilisation du terrain ainsi nettoyé.

Devant l’indignation générale, Denis Lavoie s’est défendu en disant que la restauration de la maison « aurait été une imitation avec des matériaux d’aujourd’hui ». Mais, du même souffle, il laisse entendre la possibilité de la reconstruire. Avec des matériaux anciens, peut-être ? Où les trouvera-t-il ? Je lui suggère d’aller s’approvisionner dans le Vieux-Québec, qui en a plein. Mais il devra déployer la même rapidité énergique qu’à Chambly, car l’UNESCO a inscrit le Vieux-Québec sur la Liste du patrimoine mondial.

En fait, notre bon maire dit n’importe quoi et semble agir de la même façon. Les citoyens de Chambly s’en souviendront peut-être lors des prochaines élections municipales.

1 commentaire
  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 29 novembre 2018 09 h 46

    Merci M. Beauchemein

    de vous commettre dans cette saga qui se répète trop souvent au Québec...Depuis un certain temps...le manque de culture, le manque de fierté et de connaissance de l'histoire,de Notre histoire, causent grands dommages à notre Patrimoine bâti et autres... En effet, il y a de ces "quidams"... "élus"... qui parfois prennent des vessies pour des lanternes.

    Juste une remarque au Devoir: le titre me laisse pantoise...Énergique... le maire? Pour moi ,ce qualificatif n'a pas le même sens que celui que vous lui prêtez. loin de là!