Landry et Nadeau-Dubois

Pour souligner le décès de Bernard Landry, le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, y est allé d’un bon mot : « Bernard Landry fait partie de la génération des bâtisseurs du Québec moderne. Son sens de l’État, sa grande culture et son infatigable dévouement pour le Québec nous manqueront. »

Voilà qui nous change de sa déclaration de l’année dernière voulant que la classe politique des trente dernières années ait trahi le Québec, ce qui avait notamment scandalisé M. Landry, qui avait alors rappelé certaines des réalisations du gouvernement du Parti québécois (les CPE, la Paix des Braves et le rattrapage économique par rapport à l’Ontario) et déclaré : « Quand il aura fait le quart du huitième de ça, il pourra en reparler. »

6 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 8 novembre 2018 00 h 28

    « L’indépendance n'est ni à droite ni à gauche, mais en avant »

    M. Gabriel Nadeau-Dubois devrait se garder une petite gêne en commentant sur un de ceux qui se sont toujours tenus debout pour un pays indépendant sans nécessairement qu'on parle de justice sociale, vous savez, la cassette des solidaires. À y penser, on aurait préféré le silence radio de sa part.

    Ce que je retiens de M. Landry, c’est cette phrase révélatrice. « L’indépendance n'est ni à droite ni à gauche, mais en avant ». Voilà, tout est dit et bonjour le silence des criquets de Québec solidaire.

    • Jean-François Trottier - Abonné 8 novembre 2018 08 h 24

      C'est toute la fibre du Parti Québécois qui a été mise à mal par les excités de QS.

      Leur pensée-slogan, "L'indépendance, oui, mais pas sans la social-démocratie" est un mensonge doublé d'un bel esprit de totalitarisme trrrrrès militant.

      D'abord QS n'a rien à voir avec la social-démocratie. Confondre un socialisme qui tolère la démocratie avec ce qui se vit en Suède ou en Norvège est une démonstration de duplicité au moins aussi pire que les plus grossiers mensonges de Charest ou de Duplessis.

      Ensuite QS ne tolère pas vraiment la démocratie en posant qu'un Québec indépendant DOIT être socialiste. Jamais le PQ n'a eu la prétention de promettre tel ou tel gouvernement pour les décennies à venir, ni qui que ce soit qui croit le moindrement en la démocratie.

      L'indépendance est une chose, le socialisme idiot en est une autre : comment peut-on faire campagne sur l'unique thème "Les maudits riches on va les faire payer" ? Ben... on met le sourire-à-Manon en avant.
      Quand c'est pas les maudits riches c'est les maudits baby-boomers ou les maudits autre chose. Ce parti qui parle d'inclusion passe son temps à exclure tous ceux qui n'ont pas la "bonne pensée", ce que jamais le PQ ne ferait.

      Dans les circonstances, c'est l'esprit inclusif et profondément démocratique du PQ qui lui a fait le plus de tort depuis 10 ans, alors que les radicaux de QS attaquaient continuellement tout en charmant l'esprit d'analyse des plus jeunes avec des discours simplistes, comme les aiment souvent les intellos en herbe avant d'appréhender la complexité de la réalité à l'usage.

      Je tolère toutes les opinions mais pas les mensonges, que ce soit ceux de Couillard, de GND ou de Massé. Y en a un tas!

      GND est le politicien qui a le plus le sens du calendrier au Québec. Il sait quand faire des déclarations fracassantes, il sait quand il doit parler doux.
      L'agenda de la dernière campagne est son oeuvre.

      Mais quelle malhonnêteté intellectuelle!

  • Gilles Bonin - Abonné 8 novembre 2018 07 h 47

    Comme on commence

    à s'y habituer trop facilement: le double langage plutôt hypocrite et opportuniste de QS, comme quand il prétend être indépendantiste.

  • Gilles Théberge - Abonné 8 novembre 2018 10 h 04

    Il est fréquent que des jeunes oies parlent à travers leur chapeau, sans même se rendre compte, qu’ils parlent à tort et à travers...

    Ce n’est pas la première bêtise que débite ce néophyte, et ce n’est pas la dernière non plus.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 8 novembre 2018 19 h 41

    « (Bernard Landry) un de ceux qui se sont toujours tenus debout pour un pays indépendant sans nécessairement qu'on parle de justice sociale » (Cyril Dionne)

    Bien ! C'est justement parce qu'on n'y parlait plus de justice sociale au PQ, qu'a été fondé QS…

    «L'Indépendance, pour quoi faire? Pour parler français? Mais! On le parle, le français» (Pierre Vallières)

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 9 novembre 2018 11 h 58

      Vallières ne réécrirait pas ce passage s'il vivait aujourd'hui, parce que le français, on le parle moins qu'avant, et dans le ROC, c'est pire que pire.

      Pour les quésolistes, la justice sociale passe bien avant l'indépendance, pas pour les péquistes. Une fois indépendant (si cela advient), le Québec sera mené au fil des ans par des gouvernements de gauche, du centre et de droite, comme dans tous les autres pays, sauf les dictatures et les démocratures.

      Oui, la formule de Bernard Landry est un petit chef-d'oeuvre.