Tutoyer M. Landry

Cinq ans après mon arrivée au Québec au tout début des années 1980, j’ai connu M. Landry. Au début, on se vouvoyait, petit à petit on a commencé à échanger et de plus en plus, les liens d’amitié se consolidaient. De par sa simplicité et son approche terre-à-terre, je me suis rendu compte que je le tutoyais. Ayant essayé de réparer ma bourde, il m’a mis à l’aise. Avant que nous nous séparions, il m’a dit : « C’est comme toi que j’aime le Québec. » Pour un immigré, c’est des paroles qui marquent. Les rencontres se succédaient avec notre ami commun Claude H. Roy jusqu’au décès de ce dernier et après. Il y a trois semaines, je lui ai parlé en apprenant la mauvaise nouvelle, dans les journaux, sur son état de santé. [...]

Aujourd’hui, c’est à mon tour de te dire que « c’est comme toi que j’aime les Québécois ». À notre amitié éternelle, repose en paix cher ami.