Non à la prostitution

J’aimerais féliciter Mme Rose Dufour, pour la lettre qu’elle a fait parvenir au Devoir. Selon moi, la proposition qui est faite est la seule qui doit être considérée : l’abolition pure et simple de cette activité. Un très grand nombre de gens, experts ou non, comprennent très bien que la prostitution n’est pas, et ne sera jamais, un bon choix de vie. Je crois que la situation est mûre pour canaliser cette énergie citoyenne par la création d’un OSBL dont la seule mission serait la lutte pour l’abolition complète de la prostitution. Un nom possible pourrait être le « Mouvement québécois pour l’abolition de la prostitution », mais d’autres noms pourraient également très bien faire l’affaire.

Un tel organisme permettrait le regroupement de tous les citoyens et citoyennes qui souhaitent la disparition complète de ce fléau.


Roger Hobden a été condamné à neuf mois de prison à purger dans la collectivité, en 2016, pour avoir agressé sexuellement une patiente d’âge mineur en 1997. Il n’a jamais été dans notre intention de donner la parole à un agresseur reconnu comme tel, même s’il a purgé sa peine, sur un sujet aussi délicat que la prostitution. Les antécédents de l’auteur avaient échappé à notre attention.

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4 commentaires
  • Pierre Deschênes - Abonné 6 novembre 2018 04 h 33

    L’origine

    Le métier que l’on dit « le plus vieux du monde » ne l’est pas sans raisons; encore faudrait-il s’attaquer à l’origine de ces raisons pour prétendre arriver à l’abolir.

  • Rino St-Amand - Inscrit 6 novembre 2018 07 h 43

    Il faudra plus que la candeur

    M. Hobden, vous êtes d’une candeur admirable. Vous proposez rien de moins que d’ajouter un nouvel organisme à tous ceux qui existent déjà, pour venir à bout d’un problème vieux comme le monde : la prostitution. Vous avez probablement en tête l’idée de faire pression sur le gouvernement pour qu’il passe une loi interdisant la prostitution, purement et simplement. Comme on l’a fait pour l’alcool au début du siècle dernier. Et vous croyez que ça va définitivement régler le problème! Moi je ne connais aucun problème qui a pu être réglé par la répression.

    Je crains que même si la prostitution devait être déclarée illégale, qu’elle va persister tant et aussi longtemps qu’il y aura des prédateurs sexuels. Vous n’auriez pas une pilule à prescrire pour ces gens? Trêve de plaisanterie, la pulsion sexuelle fait partie de la nature humaine, alors que plein de gens semblent incapables d’accéder à une sexualité socialement acceptable, et ainsi vivre en harmonie avec cette pulsion naturelle, d’où le recours aux prostituées. N’y aurait-il pas là une piste pour amoindrir le problème.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 6 novembre 2018 08 h 09

    M. Roger Hobden, médecin, le plus vieux métier du monde est là pour rester

    Deuxième point, je ne sais pas pourquoi des citoyens médecins tiennent mordicus à faire suivre leur patronyme de leur profession. On le fait même sur les avis de décès. Pourquoi? Est-ce un gage d'excellence? Cette profession n'a pourtant plus l'aura qu'elle a déjà eue.

    Ce serait beau si tout le monde ajoutait sa profession à son nom: physicien; physiothérapeute; phytothérapeute.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 7 novembre 2018 09 h 14

      Considérant les précisions du «Devoir» au bas de la lettre, il aurait peut-être été préférable pour l'auteur de ne pas mentionner sa profession... Ses chances de passer incognito aurait été meilleures.