Les travailleuses du sexe et la FFQ

Par sa récente décision, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) affirme son refus de juger comme condamnable en soi l’acte de prostitution de ces femmes qui décident de leur plein gré de « faire commerce de leurs charmes ». Ce qui implique que ces femmes — quoique en minorité — qui ont choisi de faire de la prostitution l’exercice d’un métier doivent pouvoir compter sur le soutien de la FFQ dans leurs efforts pour la mise en place de conditions de travail qui assurent leur sécurité et la protection de leur santé. Comme cela se fait dans certains pays d’Europe, de sorte qu’elles puissent échapper à l’exploitation.

Je ne partage pas l’opinion de celles qui qualifient cette approche d’ignominieuse et d’absurde (à moins de considérer la prostitution comme un péché de chair à honnir).

La reconnaissance du fait par la FFQ n’implique pas une renonciation à se préoccuper de cette multitude de femmes victimes de l’exploitation — ici sexuelle — associée à la violence, femmes pour beaucoup rendues préalablement dépendantes à la toxicomanie et autres procédés inqualifiables, adolescentes piégées, ce qui rend nécessaire une approche visant à aider ces victimes à s’extirper de leur « prison » et à tenter d’agir en amont.

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1 commentaire
  • Rino St-Amand - Inscrit 5 novembre 2018 09 h 00

    Vous avez tout dit

    Je n'ai rien à ajouter, sauf un gros bravo.