Ceci n’est pas un exercice

Fidèles à nous-mêmes, nous retournons tranquillement dans notre léthargie rythmée par notre travail, la routine, nos divertissements et surtout la fraîcheur de l’automne. Et pourtant, la sonnette d’alarme a bel et bien été tirée. Tous les indicateurs pointent dans la même direction, tous les scientifiques ou, en tout cas, une bonne majorité, l’affirment maintenant avec force. Nous devons agir tout de suite, pas demain, pas l’an prochain, tout de suite. Il est temps, aujourd’hui, de faire face à notre nouvelle réalité et de s’armer de courage et de persévérance. C’est notre devoir le plus sacré.

Nous devons tous ensemble et, je le répète, tous ensemble, mener ce combat titanesque qui est là devant nous. Tous ensemble, nous devons le gagner, car sinon c’est tous ensemble que nous allons perdre. Tout perdre. Il n’est pas trop tard. La lutte sera bien difficile et nous devrons sacrifier beaucoup de ce confort qui nous est cher. Ce confort est insoutenable et la majorité des Terriens n’y ont pas accès. Nous devons exiger de nos gouvernants des actions concrètes, immédiates et audacieuses. Nous devons entreprendre la décroissance de notre mode vie et accepter dès maintenant que notre existence ne puisse plus être ce qu’elle était. C’est ce prix que nous devons payer si nous voulons avoir le privilège de voir grandir nos enfants dans un monde potable.

Il paraît que devant le péril et le danger imminent, l’esprit humain est capable d’accomplir des miracles. Prouvons-le, car l’imminence du danger est prouvée. Debout. Et marchons nombreux le 10 novembre à 14 h. Exigeons un changement radical. Maintenant.

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2 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 3 novembre 2018 10 h 31

    Cher citoyen acteur/comédien concerné,

    Oui, l’heure est à l’action. C’est pour cela qu’au lieu de faire des marches pour marcher en rond, on vous suggère que vous, personnellement, diminuez votre train de vie et votre empreinte carbone des deux tiers. L’heure est à la simplicité volontaire et fini les voitures, les produits de consommation, les viandes et tout le reste qui contribuent à augmenter le dérèglement du climat. L’heure est à la décroissance même si on sait que si celle-ci serait appliquée, cela nous conduirait vers une crise socioéconomique d’une telle ampleur que le Krach de 1929 ne serait même pas une virgule dans les annales de l’histoire. C’est vrai que le phénomène de la décroissance ferait disparaître nos économies et la tirelire qu’est la Caisse de dépôt et placement du Québec en plus de tous les plans de pension d’aujourd’hui et à venir. Ce serait un retour au Moyen-âge avec des politiques économiques digne du programme de Québec solidaire.

    Au lieu d’user nos souliers, on ferait mieux de convaincre les nations qui polluent sans conscience. On pourrait commencer par notre état pétrolier qu’est le Canada. Ensuite, si ce sont les activités humaines qui sont responsables des changements climatiques, de la pollution atmosphérique et de la disparition de la biodiversité, alors un changement de cap et de paradigme est nécessaire envers le taux de la population mondiale. En 1900, nous étions 1,7 milliards d’humains sur la planète et personne ne parlait des changements climatiques sauf pour le scientifique Joseph Fourier, en 1824, qui avait prédit le phénomène de l’effet de serre engendré par l’activité humaine. Aujourd’hui, nous sommes 7,6 milliards. En 2050, nous serons près de 10 milliards. Les populations de l’Afrique et d’Haïti doubleront.

    En passant, c’est un être humain qui a dit que devant le péril et le danger imminent, l’esprit humain est capable d’accomplir des miracles. Et ce sont les humains qui sont en train de s’autodétruire consciemment, sciemment ou inconsciemment.

  • Hélène Boily - Abonnée 3 novembre 2018 12 h 54

    Deuxième paragraphe

    Une vérité qui dérange, celle de devoir sacrifier une bonne partie de notre confort puisqu'il est insoutenable. Il faudra pourtant la répéter sur toutes les tribunes, elle devra occuper le devant de la scène médiatique. Est-ce que cela suffira à faire bouger ceux qui préfèrent crever la tête dans le sable?