Humanitarisme

Le président des États-Unis s’apprêterait à envoyer l’armée pour stopper les aspirants réfugiés honduriens. Ces gens ont usé leurs souliers, leurs jambes et leurs coeurs pour trouver un monde meilleur. Qu’attendons-nous pour les recevoir ? Faisons un exercice d’empathie entre deux joints, deux bières ou deux séries télé et mettons-nous à leur place. Devenons eux et elles et faisons un pas historique en proposant à nos voisins du sud d’aller les chercher en autobus pour leur donner, en premier, un toit et de la nourriture. Pour que ces gens respirent enfin et se reposent d’une épopée désespérée en terre amie.

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6 commentaires
  • André Joyal - Inscrit 27 octobre 2018 10 h 08

    D'une caravanne à l'autre?

    M. Boucher, votre attention se veut bien généreuse, mais va-t-on se voir forcer d'accepter toutes les caravanes jusqu'à ce que le Honduras se vide de ses habitants? J'aimerais mieux voir les USA faire ce qu'ils ont si souvent fait dans le passé : intervenir au Honduras directement Pas pour y installer un pouvoir à leurs bottes, mais pour donner à la population la possibilité d'élire un vrai gouvernement qui prendra la place de la mafia de rue actuellement au pouvoir et qui force les gens à fuir. Pour une fois j'appuierais Trump.

  • Cyril Dionne - Abonné 27 octobre 2018 11 h 35

    La fuite en avant

    Vous pouvez commencer à les recevoir chez vous dans votre demeure tout en payant tous les frais encourus, vu votre grande générosité. Ne demandez pas aux autres de le faire. On est toujours plus généreux avec l'argent des autres.

    Ceci étant dit, si les gens de ce pays n’essaient pas de créer une meilleure situation chez eux, personne ne le fera pour eux. Au lieu « d’user leurs souliers, leurs jambes et leurs cœurs pour trouver un monde meilleur », pourquoi n’utilisent-ils pas toute cette énergie pour en créer un chez eux? La solution de la fuite en avant est toujours plus tentante mais ne résout absolument rien à part que de créer des problèmes ailleurs. Curieux tout de même, ils choisissent toujours les pays les plus riches pour venir illégalement. Pourtant, il y a le Mexique, le Brésil, l’Argentine et j’en passe qui partagent la même culture qu’eux.

  • Monique Girard - Abonnée 27 octobre 2018 14 h 04

    D'accord avec vous, monsieur Boucher

    Oui, si l'on pouvait aller les chercher et les accueillir au Canada et au Québec, je serais des vôtres. Pourquoi pense-t-on que ces réfugiés honduriens, hommes, femmes et enfants ont décidé de prendre le chemin de l'exil? Comment peut-on faire face aux criminels qui n'ont que faire des droits humains et qui tirent sur d' innocentes personnes. C'est bien beau de dire que ces gens n'ont qu'à garder leur énergie pour créer un monde meilleur chez eux mais quels moyens ont-ils pour le faire?
    Donner des leçons aux autres quand nous-mêmes dans le plus meilleur pays au monde, on ne peut obliger notre gouvernement fédéral à mettre fin à un contrat de vente d'armes à un pays crapuleux et voyou; quand ce même gouvernement achète un pipeline avec l'argent des contribualbles etc...je me garderais une petite gêne pour dire aux autres ce qu'ils doivent faire dans leur pays mais je pourrais être plus généreuse pour accueillir des honduriens qui sont des latinos et qui ont une langue latine proche de la nôtre. Une fois entrés et bien accueillis dans leur pays d'adoption, ils pourraient très bien s'intégrer comme l'ont fait avant eux, de nombreux chiliens que nous avons accueillis jadis alors qu'ils fuyaient la violence et la dictature de Pinochet. Bref, je vous seconde monsieur Boucher!

  • André Joyal - Inscrit 27 octobre 2018 16 h 07

    Appel à tous!

    Quelle est la meilleure stratégie?

    1_ Celle de l'auteur de la lettre qui prend appui sur le principe que «Les immigrants ne sont pas dl'onguent, emmenez-en!»;
    2_ Celle de notre ami Cyril qui prend appui sur le principe : «Faut que les gens se prennent en main»; aussi facile à dire que la proposition de M. Boucher;
    3_ La mienne qui fait fi du principe voulant que « La souveraineté d'un État est inviolable ».

    La mienne a l'avantage d'avoir fait ses preuves et pas seulement de la part des États-Unis. Qui a mis fin au génocide de Pol Pot? Les Vietnamiens qui heureusement ont dit: «Fini les folies!» Et fort heureusement, ça marché.
    Pourquoi pas en Amérique centrale?

    • Cyril Dionne - Abonné 28 octobre 2018 00 h 05

      Vous devriez relire l'histoire cher M. Joyal. Les vrais changements viennent toujours de l'intérieur.

    • André Joyal - Inscrit 28 octobre 2018 10 h 43

      M. Dionne, vous avez en partie raison pour le Rwanda, le génocide a connu une fin quand les Tutis on pris le pouvoir, mais après être entrés dans le pays venant de l'Ouganda en 1990. Bien sûr, vous n'avez pas raison pour le Cambodge.
      Un polititologue français a dit, qu'en Afrique, il ne suffit que 3 000 soldats bien formés ( comprendre français...) pour remettre l'ordre là où la situation l'exige.