Pour mémoire

Au moment où reprend, avec le nouveau gouvernement, le débat sur l’abolition des commissions scolaires, je voudrais rappeler qu’en 1982, le Parti québécois de René Lévesque voulait lui aussi abolir ces commissions scolaires. Après un débat en conseil des ministres, le principe en avait été acquis et on décida d’aller d’abord en consultation avec un Livre blanc. On avait pris note du désintérêt massif de la population pour les élections scolaires (moins de 5 %), du fait que les CS ne contrôlaient plus le contenu pédagogique, le salaire de leur personnel, leurs budgets, dont le taux de taxes foncières (alors fixé par le gouvernement), etc. Des structures sans contenu qu’on devait abolir pour donner ce pouvoir non pas au ministère de l’Éducation, mais aux écoles elles-mêmes. Dans un Livre blanc déposé par le ministre Camille Laurin le 21 juin 1982, intitulé L’école québécoise : une école communautaire, responsable, on lit : « Les écoles deviendront des corporations publiques dotées d’un conseil d’administration où les parents […] seront majoritaires […] Le suffrage universel sera aboli. Les commissions scolaires dorénavant conçues comme des coopératives de service seront administrées par les représentants de chacune des écoles auxquelles s’ajouteront des représentants élus des municipalités […] La carte des commissions scolaires sera considérablement modifiée […]. Puis, le ministère de l’Éducation verra son rôle redéfini en fonction de la nouvelle configuration du système. »

Donc, pour René Lévesque et son gouvernement progressiste, il était clair que les Commissions scolaires devaient être abolies, excepté leur nom pour des raisons constitutionnelles.

1 commentaire
  • Gilles Bousquet - Abonné 20 octobre 2018 09 h 02

    La CAQ...

    Va tout nous arranger ça efficacement : Maintenir nos commissions scolaires, en nommant les commissaire, à la place de les élire...Parfait..