Taillefer à l’affût…

Avant la cérémonie d’assermentation des députés libéraux à l’Assemblée nationale, l’ex-président de la campagne électorale des libéraux, Alexandre Taillefer, a ouvert une brèche dans la position des libéraux eu égard aux signes religieux en avançant l’idée d’interdire le port de signes religieux chez les personnes ayant des pouvoirs de coercition, comme le préconisait le rapport Bouchard-Taylor, alors que la position des libéraux est d’obliger le « visage découvert » dans les interactions entre les citoyens et les représentants de l’État québécois.

Par ailleurs, lors d’une récente rencontre avec les médias, M. Taillefer n’a pas caché que ses réflexions actuelles n’excluent pas la possibilité de se présenter à la chefferie du Parti libéral du Québec au prochain congrès qui sera appelé à désigner un successeur à Philippe Couillard.

De mon point de vue, Alexandre Taillefer, dont l’ambition personnelle n’a jamais été mise en doute, est à l’affût tel un renard qui attend les circonstances propices pour sauter sur sa proie. C’est son droit.

Toutefois, si sa candidature éventuelle n’obtient pas davantage de succès que la campagne électorale des libéraux dont il était le président, je suis d’avis qu’il risque de revenir bredouille de sa « chasse ».


 
2 commentaires
  • Gilles Bousquet - Abonné 18 octobre 2018 10 h 35

    Taillefer risque de...

    Rénover le PLQ en leur taillant dans leurs nauvaises façons de faire, auprès des électeurs francophones...minimum. Les autres candidats, trop drabes.

  • Jean-François Trottier - Abonné 19 octobre 2018 08 h 34

    La peste rouge

    Le boulet que représente le vote inconditionnel et unanime des anglophones pour un seul parti est de tout temps la pire plaie pour la vie démocratique au Québec.
    Que 20% de la population puisse imposer sa volonté à la majorité deux élections sur trois depuis 150 ans, est profondément maladif.

    Il serait mensonger de prétendre que la question indépendantiste a créé cet état de fait. Il n'était pas question d'indépendance en 1923 que je sache.

    Tenant compte du fait que pendant 100 ans cette "minorité" a joui d'une forme d'apartheid linguistique (dans le cadre canadien, puisque le même aparthied existait auparavant en pire), on doit avancer qu'encore aujourd'hui il sert à protéger un état de fait où il existe deux "qualités" d'électeurs dans la réalité, ne serait-ce quer parce qu'il crée cette réalité en soi.

    Le mythe fondateur du peuple (qui refuse de se reconnaître) anglo-québécois suppose qu'il a civilisé le pays où il est arrivé, et ce malgré et contre les sauvages, les sauvages étant les autochtones, les Métis et les Français, avec une certaine gradation mais tout de même des sauvages. Regardez "A story of us"!!!
    Ce qui est le contraire de la réalité, mais comment vaincre une idée aussi enracinée ?
    Les massacres de population sont tous le fait d'Anglais. Le non-respect des pactes, seulement des Anglais. Les comportements barbares viennent tous du besoin de Londres, puis des Anglais, d'occuper toutes les terres et activités payantes.

    La continuité de cette fidélité des anglophones à un seul parti, depuis longtemps le PLQ, est en soi un plaidoyer pour abolir ce parti pour au moins une génération.

    Pour une fois les anglos voteraient vraiment au lieu de jouer aux otages volontaires.

    Si l'intention de Taillefer est de fermer le PLQ, alors je l'appuie.

    Et bien sûr cette idée sera utilisée! Euh....