Le PQ doit demander l'aide à mourir

À ses débuts, le PQ venait jouer dans les plates-bandes d’un autre parti souverainiste, soit le RIN de Pierre Bourgault. Ce dernier, voyant le tapis lui glisser sous les pieds, proposa de fusionner les deux formations, mais Lévesque ne voulait pas en entendre parler. Le RIN était trop radical pour lui.

Plaçant l’intérêt de la nation en premier, Bourgault décida de saborder son parti, en demandant à ses membres de joindre le PQ pour l’influencer de l’intérieur. Résultat, la gauche souverainiste devint la plus grande force de changement au Québec, pour deux générations.

Aujourd’hui, les jeux sont inversés. Le PQ a encore un nombre important de membres, mais il est vieillissant et n’attire plus les jeunes. Presque moribond, victime d’acharnement thérapeutique, il risque de suivre la recette du bon vieux Brassens, mourir pour ses idées, mais de mort lente. Sa meilleure chance de voir sa vision survivre est de « noyauter » QS par sa base. Sans lui enlever ses rêves, les péquistes pourraient lui injecter une dose de pragmatisme et offrir ainsi aux Québécois une véritable force de gauche souverainiste.

Il me semble que Véronique Hivon serait la personne toute désignée pour administrer cette aide à mourir.

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