L'espoir

La période fébrile préélectorale mérite bien un moment de réflexion.

Lorsque le président Nelson Mandela faisait le bilan après trois ans de la création de l’Afrique du Sud démocratique et la fin de l’apartheid, il a eu cette phrase : « Si l’avenir était certain, le passé se révélait imprévisible. » En somme, s’il est possible de voir clair devant, les imperfections et les errances du passé demeurent et constituent autant d’embûches aux réalisations futures.

Nous avons vécu quatre années difficiles avec un ministère de la Santé à son apogée autocratique, un démantèlement du réseau et un chambardement de structures qui ont épuisé des troupes déjà très sollicitées. Il sera probablement facile de faire mieux, mais il ne sera pas nécessairement facile d’en faire assez.

La conjoncture économique apparaît favorable, mais les bons gestionnaires savent que c’est la qualité des services qui assure la prospérité de l’entreprise et non de prioriser les coûts. Une bonne gestion passe par un leadership mobilisateur. L’exemple récent de la réalisation exceptionnelle d’une transplantation faciale a démontré que l’innovation se crée sur le terrain avec une mobilisation des forces en place, un travail d’équipe indispensable et la quête d’excellence. Lorsqu’on a demandé au Dr Borsuk, qui a dirigé l’exploit, pourquoi il n’est pas resté aux États Unis pour poursuivre son ambitieux programme de recherche, il a répondu : « On est bien chez nous et on a les ressources. »

Le remue-méninges des élections prochaines nous laisse souvent perplexes et la voie de l’avenir apparaît sinueuse. Si les candidats essaient par tous les moyens de se faire entendre, la population a aussi le devoir de se faire entendre et d’influencer le cours des choses.

Le système de santé nous appartient. Nous pouvons tous contribuer et dans les moments difficiles, il y aura toujours l’espoir.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.