Vers la soutenabilité?

Le 12 septembre, dans une lettre, Sylvie Woods nous apprend que, « dès le 1er août, nos économies mondiales, dont le Canada et le Québec, avaient déjà consommé tout ce que la Terre peut produire en une année, selon le Global Footprint Network ». Des informations récentes provenant des recherches sur le Canada de ce même organisme nous en apprennent davantage. À la mi-mai, le Canada a déjà consommé ce que nos sols, nos lacs et autres ressources naturelles peuvent nous fournir de manière soutenable en une année ! Si nous divisons les douze mois de l’année par les 4,5 mois jusqu’à la mi-mai, nous obtenons un indice de consommation pour le Canada de 12/4,5 = 2,67. Nous consommons donc plus de 160 % de trop ? Pas exactement. Les travaux du Global Footprint Network prennent également en considération les effets de la pollution. Si, par exemple, le Canada pouvait réduire à zéro ses émissions de gaz à effet de serre, cet indice de 2,67 diminuerait à environ 1,4 — toujours trop élevé, mais beaucoup plus raisonnable — et l’on pourrait faire face au défi de l’abaisser en dessous de la valeur critique de 1,0.

Faut-il rappeler que le temps presse et que nous devons entreprendre de réduire notre empreinte écologique sans tarder ?

1 commentaire
  • Cyril Dionne - Abonné 14 septembre 2018 09 h 54

    Quelle est votre solution?

    Quelle est votre solution cher M. Paul? De retourner à la période du Moyen-âge où toute technologie serait proscrite? Vous savez autant que moi que le monde numérique est basé sur des puces et des circuits électroniques qui utilisent la plastique comme élément principal dans leur fabrication. Et le plastique est fabriqué à partir du pétrole. Que ce soit la « décroissance » ou bien la simplicité volontaire, l’équation demeure la même. Nous devons réduire des deux tiers notre empreinte carbone dans les pays occidentaux. Ce serait de moitié dans les pays en voie de développement en tenant compte de l’accroissement de la population. Comment allez-vous vendre cela aux populations?

    Alors, on attend votre ou vos solutions. Produire un scénario catastrophique est facile sans lui apporter des solutions viables, pragmatiques et réalisables. Les alarmistes n’aident aucunement le dilemme à résoudre.