Et si on débarquait de notre char?

Ce matin, en traversant le viaduc au-dessus de la route 116 à vélo, je n’ai pu que me féliciter de ne pas avoir opté pour le transport en commun. L’autobus que j’aurais pris se trouvait coincé dans le trafic, dans l’impossibilité de respecter son horaire. J’aurais à coup sûr manqué ma correspondance et, comme les autobus passent toutes les vingt minutes à l’heure de pointe, je serais arrivée en retard au travail.

Ce matin, comme hier, tous les concitoyens qui ont fait le choix du transport collectif, un choix pourtant écologique et responsable, se sont vus pris dans un bouchon. À quand une voie réservée sur la 116 (et sur toutes les routes provinciales où passe un transport collectif) ? Outre le marquage et la signalisation, une voie réservée ne coûte rien. Cette mesure, simple à mettre en place, rend le transport collectif efficient et incite les automobilistes à troquer la voiture pour l’autobus.

Alors que les effets des changements climatiques se font pleinement sentir et que le pire reste à venir, on commence à comprendre qu’un changement de paradigme s’impose. La voiture individuelle devrait être bannie au profit d’un transport en commun efficace et d’un transport actif sécuritaire. Qu’attend-on pour agir ? Un parti progressiste au-dessus d’un électoralisme de courte vue ou une dictature écologique ?

3 commentaires
  • Robert Bernier - Abonné 7 septembre 2018 07 h 54

    Bien dit

    En effet, ceux d'entre nous qui avons, dans le noble objectif de réduire notre empreinte écologique, fait le choix du transport en commun avec les inconforts qu'il entraîne à l'occasion des autobus bondés, restons assez souvent prisonniers dans le trafic ... et dans des autobus ne bénéficiant que rarement de l'air climatisé qui est la jouissance du charretier dans son char.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 septembre 2018 11 h 44

      Et pourquoi les humains s'agglutinent tous au même endroit? C’est notre concept de l’urbanisation qui est à revoir et non pas celui des voitures. Les villes sont dépendantes des régions et pourtant, ce sont elles qui reçoivent tous les argents publics. Qu’est-ce que Montréal produit concrètement pour le bien de tous?

  • Christian Roy - Abonné 7 septembre 2018 15 h 44

    Oui à des voies réservées

    Mme Simoncelli-Bourque, je suis parfaitement d'accord avec vous.

    Voies réservées, plus grande accessibilté au transport collectif: c'est là que l'on doit être confortable et efficient.

    Une taxe spéciale sur le litre d'essence pour financer le tout. Vive la planète Terre de nos enfants et de nos petits-enfants...

    Avec du courage, nos dirigeants peuvent devenir des leaders.