Pourquoi je n’irai pas voter

J’associerai toujours la mort de mon épouse à celle de ce dernier gouvernement et de sa politique envers les CHSLD.

Je revois cette femme reposant sur son lit ou attachée à son fauteuil roulant durant ses deux dernières années.

Je la revois, aidée par une bénévole, essayer d’avaler cette nourriture dégueulasse.

Je n’oublierai jamais, marchant dans ce couloir menant à la chambre, cette odeur de malpropreté. Un bain par semaine et des couches qui tardent à être changées.

Et puis ma visite à l’urgence d’un grand hôpital alors qu’elle gisait sur un brancard dans un couloir, le visage tuméfié. Tout ça parce qu’elle était tombée à la sortie de sa chambre en voulant s’évader de cet enfer.

8 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 1 septembre 2018 07 h 56

    Bref !

    « J’associerai toujours la mort de mon épouse à celle de ce dernier gouvernement et de sa politique envers les CHSLD. » (Marc Levéjac)

    Un de ces gouvernements qui, associés à des valeurs-idées socio-politiques de type néolibéral, et selon de d’autres types ( t social-démocratie, démocratie populaire, totalitaire … .), s’est doté de politiques favorisant davantage les milieux des affaires (industrie aéronautique … .) et des salariats médicaux (rattrapage, augmentation … .) que les milieux humains (Éducation, Emploi et Solidarité sociale, Santé et Services sociaux … .) !

    De ce genre de gouvernance, et pour la prochaine, il est à souhaiter que l’électorat du Québec se reconnaisse humain plutôt qu’en-corps de « trumper » son enthousiasme et sa fierté à la québécoise !

    Bref ! - 1 sept 2018 -

  • Claude Gélinas - Abonné 1 septembre 2018 12 h 08

    Voter demeure un privilège !

    À mon avis et avec respect pour l'auteur de cette lettre, aucune raison ne peut justifier le refus de voter.
    Combien de peuples dans le monde souhaiterient pouvoir accèder à ce privilège ?

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 1 septembre 2018 15 h 18

    « Voter demeure un privilège ! » (Claude Gélina)

    Ce n'est même pas un droit ; c'est un privilège… L'insigne privilège de bourrer de bouts de papier une boîte de carton.

    Oublions QS, dont peut-être pas un seul député ne sera élu.

    Pour le reste, entre le PQ, le PLQ et la CAQ, peu importe lequel de ces trois partis remportera le scrutin, après nous avoir promis des lendemains qui chantent, à coup sûr comme de coutume au terme de ce vaudeville on va encore serrer la ceinture du simple citoyen pendant quatre ans, soit jusqu'à la veille de la prochaine campagne électorale où de nouveau les partis en lice nous serinerons avec leur refrain des lendemains radieux…

    Voilà pourquoi moi aussi je ne vote plus.

    • Bernard Dupuis - Abonné 1 septembre 2018 21 h 05

      J'imagine que pour rendre tout le monde plus sérieux, y compris les politiciens, il faudrait rendre le vote obligatoire pour tous ceux qui sont en âge de voter. Une amende de cinq cents dollars devrait être donnée à ceux qui ne respectent pas ce devoir. Comme pour la conduite automobile en état d'ébriété, on arrêterait d'être désinvolte avec cette question.

    • Marc Therrien - Abonné 1 septembre 2018 22 h 14

      @ M. Dupuis

      Et pour rendre cette obligation de voter encore plus sérieuse voire austère, j'imagine qu'il serait interdit de voter en état d'ébriété ou avec la conscience altérée par le cannabis ou autre drogue ayant un impact sur les facultés intellectuelles.; tant qu'à forcer la liberté à se contrôler.

      Marc Therrien

    • Jean-François Trottier - Abonné 2 septembre 2018 07 h 42

      Excusez-moi M. Lacoste, mais où dans le programme, la plate-forme électorale ou les paroles des meneurs, voyez-vous que le PQ promet des "lendemains radieux" ?

      D'autre part, vous oubliez d'ajouter QS au PLQ et à la CAQ. Pourtant, de ce point de vue QS a devant soi le ciel le plus radieux de tous. Éblouissant, l'avenir à la QS!

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 2 septembre 2018 12 h 40

    « il faudrait rendre le vote obligatoire pour tous » (Bernard Dupuis)

    Dans le même esprit, pour éviter que les récalcitrants n'inscrivent plus d'un X sur le bulletin de vote, les autorités veilleraient à ce qu'il n'y ait qu'un seul parti en lice

    • Bernard Dupuis - Abonné 2 septembre 2018 17 h 47

      Le vote obligatoire rendrait le totalitarisme pratiquement impossible. Comme on le voit ci-dessus, il peut exister toute sorte de bonnes raisons pour ne pas aller voter. Comme il peut y avoir toute sorte de bonnes raisons de ne pas payer ses impôts. Pourtant dans ce dernier cas, on accepte la loi de l'impôt obligatoire.

      Toutefois, qu'arriverait-il si tout le monde décidait de ne pas aller voter? N'est-ce pas le meilleur moyen de retourner au parti unique? Dans ce cas, nous n'aurions pas le choix de retrouver à la loi de la jungle.