John McCain, un homme inspirant

John McCain est décédé. C’était un homme politique de haute stature morale. Aux antipodes d’un Trump. En ces temps de grave médiocrité de la politique américaine, le sénateur de l’Arizona me semble avoir sauvé l’honneur des États-Unis. Les Américains peuvent espérer autre chose que la bassesse et la noirceur de leur présidence.

Grâce à John McCain et à son esprit qui restera, ils peuvent reprendre confiance en leur pays. Cet homme politique pourrait inspirer bien des politiciens canadiens et québécois. Notre politique n’a-t-elle pas besoin de plus de hauteur? La seule gestion de la chose publique, si bonne soit-elle, ne suffit pas. La population, il me semble, cherche plus de ses leaders.

5 commentaires
  • Robert Morin - Abonné 28 août 2018 07 h 31

    Il y a un revers à sa médaille...

    ... je vous invite à écouter le compte rendu qu'en faisait hier Stéphane Bureau à l'émission le 15/18. Je pense qu'il y a un revers à la médaille «enjolivée» de John McCain, et ce n'est pas toujours dans le sens de la «hauteur»!

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 28 août 2018 07 h 55

    L'ami de Sarah Palin inspirant ? Franchement !

    Un interventionniste et un militariste à tous crins... L'ami des multimillionnaires, un homme à droite toute. Non merci !

  • Cyril Dionne - Abonné 28 août 2018 10 h 22

    Laissons les morts en paix

    C’est comique de voir nos gauchistes louanger John McCain, un homme qui aurait été vilipendé par eux ici. Il était à la droite de la droite et il a découvert son penchant humaniste seulement pour faire obstruction à Donald Trump durant les dernières années de sa vie. Cette droite de l’establishment américain nous a donné entre autre, le 1% et les paradis fiscaux.

    En plus, McCain était un faucon qui ne voyait que des solutions guerrières aux dilemmes politiques. Celui qui appelait la guerre en Afghanistan un succès, a été un des architectes de la guerre d’Irak et a supporté les rebelles de Syrie qui étaient en fait, nos djihadistes mal-aimés de l’EI. Même scénario pour la Libye et nous payons encore pour cette imprudence qui a vu des millions de migrants traverser ce pays pour aller en Europe puisque le gouvernement n’existe plus là-bas.

    Au point de vue de politiques intérieures, il supportait la NRA, était contre le mariage gai, pour l’enseignement du créationnisme dans les écoles, contre la vaccination infantile et j’en passe.

    Tout cela pour dire de ne pas tomber dans l’idolâtrie d’un personnage qui a fait des bons coups comme des mauvais coups. En bref, il était humain. Laissons les morts en paix.

  • Michel Lebel - Abonné 28 août 2018 16 h 18

    Il détonnait!

    @ Cyril Dionne,

    Je n'ai jamais écrit ou pensé que McCain était parfait. Mais dans la médiocrité politique américaine actuelle, il détonnait. Enfin un homme politique, de plus du Parti républicain, disait ses quatre vérités à un Trump. Enfin un homme public américain se tenait debout devant un président vil. C'est tout.

    M.L.

    • Cyril Dionne - Abonné 28 août 2018 19 h 11

      Oui il détonnait comme un canon. John McCain, Georges W. Bush, Dick Cheney et compagnie sont directement responsables de la mort de plus d'un million d'Irakien. Et maintenant, on parle seulement de l’Irak. Que dire des autres pays en commençant par le Vietnam dont il est sorti un héros.

      Vous n’avez encore rien compris. C’est le Parti républicain et son establishment en commençant par McCain, qui sont responsables de la plupart des malheurs causés par les États-Unis dans le monde au siècle dernier. Je préfère de loin la supposé médiocrité du peuple, par le peuple et pour le peuple qui émane de la Maison-Blanche que celle vue avant avec de beaux discours de gens aux souliers cirés qui a été toxique et criminelle pour la planète. C’est que la calomnie est toujours préférable à l’hypocrisie de la très Sainte rectitude politique des bien-pensants et donneurs de leçons.

      McCain vilipendait Donald Trump parce qu’il était jaloux de lui. Trump a fait ce qu’il n’a jamais pu accomplir; devenir président des États-Unis. Mais la différence majeure entre McCain et Trump, c’est que Trump n’aura pas de sang sur les mains dans ses deux mandats comme président. Il faut toujours se méfier de celui qui apparaît comme un agneau alors que c’est un loup. Parlez-en au Chaperon Rouge.