Le célibat des prêtres enfin remis en question

Merci pour ce texte magistral de Nancy Huston. Enfin, quelqu’un aborde cette question avec clairvoyance et éloquence. Rares sont ceux et celles qui osent aborder la question du célibat des religieux et religieuses. J’ai vécu dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine où ces religieux sévissaient tout comme au Canada et aux États-Unis, faisant des dommages irréparables partout. À mon avis, abolir le célibat serait la seule mesure acceptable en ce moment pour éviter que se perpétuent les crimes répertoriés envers les enfants et les jeunes.

6 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 24 août 2018 07 h 32

    Ce n’est pas seulement le célibat, désolé Mme Huston...

    Une superstition dénouée de morale n’a plus sa place aujourd’hui. Pensez-vous pour un instant qu’abolir le célibat dans cette religion monothéiste que le tout deviendra normal? C’est la nature même d’une religion organisée de penser à survivre avant de s’assujettir sur son but principal, la spiritualité. La vraie spiritualité se retrouve dans la façon de vivre et de penser l’existence et non pas d’une simple courroie pour transmettre ses croyances, ses dogmes et sa doctrine aux amis imaginaire, magiques et extraterrestres.

  • François Beaulé - Abonné 24 août 2018 07 h 57

    Le mariage n'empêche pas la pédophilie

    La majorité des pédophiles sont des hommes mariés ou ayant des conjoints de fait. De plus, le projet de madame Huston de permettre aux prêtres de se marier n'obligerait pas ceux-ci à le faire. Le problème avec la pédophilie des prêtres est la grande complaisance de l'Église catholique qui a cru protéger sa réputation en cachant ces crimes aux autorités judiciaires et en refusant d'excommunier les coupables.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 24 août 2018 11 h 37

      Monsieur Beaulé, votre commentaire rejoint ce que je pense : moi non plus je ne crois pas que le mariage n’empêche pas la pédophilie.

      Ceci dit, les croyants catholiques auraient tout à gagner s’ils et elles commençaient à ébranler les piliers du temble pour remettre en question des visions obselètes de la doctrine et de la reglémentation de leur Église concernant la sexualité et les orientations sexuelles.

  • Michel Lebel - Abonné 24 août 2018 14 h 19

    Autre temps...


    L'Église a été beaucoup trop tolérante pendant trop longtemps pour les prêtres qui pratiquaient des actes de pédophilie. On ignorait ou on feignait d'ignorer le tout. Ces choses demeuraient dans le secret (un culte). C'était hélas la façon de faire. Autre temps... Le passé (comme notre présent) est toujours rempli d'erreurs graves. À juste titre, la pédophilie doit maintenant être dénoncée et combattue par tous les moyens. Mais je doute toujours que la fin du célibat pour les prêtres soit un moyen très efficace. Je partage le point de vue de MM. Beaulé et Royà ce sujet. C'est le choix, la formation et l'encadrement des prêtres qui me semblent ici surtout en cause.

    M.L.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 août 2018 19 h 06

      Vous errez M. Lebel. La pédophilie explique seulement 10% des crimes parce c’est une maladie. L'autre 90%, est le résultat d'abus de pouvoir tout simplement. Et là-dessus, il n'y a aucun remède. Est-ce qu'il quelque chose de plus niaiseux et stupide que d'aller raconter nos haut et nos bas de la vie à un prêtre inconnu dans le secret confessionnel? La plupart des prêtres ciblaient déjà leur prochaine victime en entendant la confession de leurs paroissiens.

  • Michel Lebel - Abonné 25 août 2018 12 h 02

    @ Cyril Dionne



    Vous me semblez oublier la conclusion de mon commentaire: '' C'est le choix, la formation et l'encadrement des prêtres qui me semblent ici en cause''. L'abus de pouvoir ne relève pas de la fatalité! Mais il faut y voir, car tous et toutes peuvent y succomber.

    M.L.