SPCA: une publicité légitime

Je déplore vivement la décision de la Société de transport de Montréal (STM) de refuser de diffuser une publicité de la SPCA contre les conditions de vie des animaux d’élevage, comme nous l’apprend Le Devoir.

Je milite pour la défense des droits des animaux depuis plus de 40 ans et je n’y trouve rien de mensonger, d’alarmant ou de dénigrant. Les gens de la STM devraient visiter les fermes d’élevage de porcs (on nous le défend d’ailleurs), s’informer de la façon dont ils sont transportés et comment ils sont égorgés. Cette publicité n’a rien d’alarmant.

Il est grand temps que l’on s’inquiète de ces pratiques dans l’industrie. Le cochon est comme toutes les bêtes, il est sensible à la douleur, à tout ce qui se passe autour de lui, il est conscient et raisonnable. Selon les scientifiques, il est même plus intelligent qu’un chien. On ne réserverait pas un tel traitement à un chien ou un chat. Cette publicité n’a donc rien de dénigrant, si l’on se donne la peine de s’informer. Les animaux ne sont pas de la marchandise, qu’on produit à la chaîne.

Bravo à la SPCA.

4 commentaires
  • André Joyal - Abonné 21 août 2018 08 h 30

    Si on pouvait visiter une porcherie...

    Grâce à l'accompagnement d'un agronome, il y a une dizaine d'années, j'ai pu visiter une porcherie. Je ne mange plus de porc depuis lors. En défilant devant les cages très étroites, les porcs me regardaient et semblaient vouloir me dire : «Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture» ( merci Félix!).

  • Sylvie Lapointe - Abonnée 21 août 2018 09 h 45

    La très grande majorité des gens ne sont pas végétariens. La STM n’est donc pas intéressée à se retrouver au milieu d’une controverse où, en acceptant de diffuser l’affiche soumise par la SPCA, elle serait accusée de culpabiliser les gens qui mangent des animaux en plus de nuire aux intérêts des producteurs. C’était alors bien plus simple pour la STM de décréter que l’affiche en question était ‘’mensongère, alarmante et dénigrante’’, pour pouvoir enfin la refuser et mettre un terme au débat.

  • Jean-Guy Aubé - Abonné 21 août 2018 11 h 50

    fermeté

    La STM a eu raison de refuser fermement la pub de la SPCA car cette dernière utilise souvent des animaux avec des blessures sur leurs corps qui semblent implorer la sollicitude du public, en jouant sur les émotions de la population. C'est en quelque sorte le coup de Brigitte Bardot avec ses bébés phoques qui se perpétue. Il faut aller au delà de ces émotions primaires et voir qu'il y a d'autres problèmes plus importants qui touchent les êtres humains comme la pauvreté, la malnutrition, les atrocités dont sont victimes civiles des guerres, etc... Bien sûr il ne faut pas maltraiter les animaux mais pour moi les êtres humains sont plus importants.

  • Gilles Bonin - Abonné 22 août 2018 05 h 03

    Oups!

    Aurait-on jugé avec à-propos qu'elle avait trop de «mordant»?