Des coops à «bines» et à «cannes»

Intéressant article d’Isabelle Paré sur les marchés d’alimentation participatifs (Le Devoir, vendredi 16 août). Une résurgence ! Au tournant des années 1980, il y avait une profusion de coopératives d’alimentation à Montréal.

On distinguait les « coops à cannes » des « coops à bines » selon qu’il s’agissait d’alimentation ordinaire ou granola, mais le principe était le même : participation des membres au travail dans la coop pour des économies importantes dans le panier. Ces coops s’inscrivaient dans le mouvement des groupes populaires et la démocratie « au niveau de la rue ».

Puis, avec le passage des années 1980, ces coops ont fermé les unes après les autres. Il serait intéressant de savoir pourquoi et de comparer avec le mouvement actuel.

1 commentaire
  • Raynald Blais - Abonné 18 août 2018 07 h 31

    La béquille

    À la fin des années soixante et dix, la coop d'aliments naturels du quartier Montcalm à laquelle je participais s'est sabordée lorsque cette forme d'alimentation de meilleure qualité est devenu profitable pour les grandes chaînes. Leur concurrence a été féroce. Maintenant, dans mon village, après avoir perdu le poste d'essence, puis la caisse populaire et l'an dernier, le dépanneur, une coop s'est formée pour prendre en main l'épicerie locale.

    Il semble que dans le domaine de l'alimentation, la formule coopérative prenne la place de la formule privée lorsque le taux de profit généré ne peut suffire aux exigences du capital. Le mouvement coopératif servirait de béquilles aux secteurs économiques qui ont des chances de retrouver un jour la santé sous une forme privée ou qui luttent pour survivre grâce au bénévolat et aux parts sociales.

    Le mouvement coopératif semble apparaître et disparaître selon la vigueur du capitalisme dans des secteurs ou lieux particuliers.