«EnCAQuement», non merci

Peu après avoir entendu que François Legault ne veut plus entendre parle de souveraineté, de fédéralisme ou encore de la Francophonie, je suis tombé sur le mot « enCAQuer » et son dérivé « enCAQuement » dans Le Petit Robert, livre peu utilisé de nos jours, mais toujours source de sagesse.

« encaquer : 1. Mettre en caque [des harengs]… n. m. encaquement 2. fig. et vieilli Entasser, serrer dans un petit espace ».

Veut-on se faire serrer dans son petit espace, se faire enCAQuer ? Non merci.

18 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 14 août 2018 01 h 55

    C'est le loup dans la bergerie!

    L'élection de la CAQ sera un recul majeur pour le Québec. Ça sera le néolibéralisme crasse et sans retenue. Généralement, les gouvernements conservateurs détruisent leurs sociétés, tels que les Trump, les Doug Ford et les Harper de ce monde. C'est une carte blanche pour les multinationales de saccager les ressources et de faire ce qu'elles veulent sans restriction. Ça sera les privatisations des instances publiques, la déréglementation des entreprises privées, la largesse de l'état en matière de subventions aux entreprises privées, l'abolition des acquis et des préstations pour les employés de l'état, l'abolition des pensions et j'en passe. Derrière l'apparence douce des conservateurs réside le loup dans la bergerie.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 14 août 2018 12 h 42

      "L'élection de la CAQ sera un recul majeur ..." Pourrait-on dire "serait".

      Les jeux ne sont pas faits.

      Votre article m'a convaincu de voter selon mes convictions. Si tout le monde le fait, les résultats des élections reflèteront les convictions des voteurs.

      Et surtout, pas d'abstentions.

  • Claude Bariteau - Abonné 14 août 2018 06 h 40

    Larousse aussi parle de caque et d'encaquer

    Le terme est plus qu'approprié. Encaquer consiste à mettre du hareng salé et fumé dans une caque, qui est un baril.

    Le synonyme d'encaquer est caquer selon Larousse.

    Nous, les futurs harengs salés et fumés du Québec, refusons d'être caqués par le « caqueur » en chef.

    • Gilles Bousquet - Abonné 14 août 2018 08 h 04

      Ça a bien l'air,. selon les derniers sondages, que ce qui va nous arriver le 1er octobre vers 21 H parce que le PQ, à la place de montrer les bons côtés du Québec un pays depuis 1 995, fait dans la procrastination mur à mur, sur notre avenir constitutionnel.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 14 août 2018 08 h 15

      Pour poursuivre dans la même veine, avec le Robert Dictionnaire historique de la langue française:

      Caquette: attesté en 1677, consiste en mettre dans un baquet dans l’eau duquel les marchands gardent le poissons vivants
      Caqûre: débris de hareng provenant du Caquage et employés comme engrais
      Caqueter: bavarder avec une nuance péjorative (1450) dérivé de l’onomatopée kak, évoquant le piaillement de certains oiseaux, spécialement de la poule au moment de pondre
      Caqueterie (1418) et Caquet: bavardages indiscrets (1450)
      Caquetage (1556) gloussements de la poule
      Caqueteur, euse: (1507) personne qui bavarde de manière intempestive
      Caquetoire: désigne (1522) un type de siège à dossier long commode pour la conversation.

      Note personnelle:
      Caquiste: (avec le suffixe iste) attesté depuis 2011, coutumier des usages décrits ci-haut.

    • Lise Bélanger - Abonnée 14 août 2018 08 h 53

      Ça fait du bien de se dérider un peu ce matin!

    • Gaston Boivin - Abonné 14 août 2018 10 h 52

      Bien dit monsieur Bariteau.

      Précisons cependant que la Caq avait un petit peu plus d'ambition que le baril, lui préférant la barrique: Le baril ne pouvant contenir que 158.98 litres alors que la barrique, elle, peut en recevoir 200 ( Définition du petit Larousse d'une caque: '' nom féminin (anc. scand. kagrr) Barrique où l'on conseve les harengs salés ou fumés '' ): On dit donc une caque et lorsqu'on veut la mettre en valeur, on parle alors de la Caque.

      Pour pousuive dans la même veine, mentionnons qu'il ya aussi les mots Caquet, Caquetage, Caquètement, Caquetant, Caqueter et , apothéose, Cacophonie: Lire toutes les définitions qu'en donnent le dictionnaire, c'est asez divertissant, car on fait notamment référence au cri de la poule, au bavardage futile et gênant, à parler sans arrêt et de choses futiles, à jacasser etc.


      Il est très probable que si la Caq gagne les élections, elle va en caqueter un bon coup et, au cas contraire, il est assuré qu'elle aura le caquet à terre

      Gaston Boivin

    • Christian Roy - Abonné 14 août 2018 13 h 40

      Je ne sais si les stratèges CAQuistes planchent sur une campagne humoristique pour également se mettre en valeur auprès de la population ? Ils ont du matériel comme on dit à l'École de l'Humour.

  • Jean Lapointe - Abonné 14 août 2018 08 h 10

    Non à l'encaquement par la CAQ.

    Et la seule alternative acceptable est le Parti québécois parce que ce n'est qu'avec le Parti québécois au pouvoir que l'encaquement sera évitée. Il faut se le dire. Nous avons besoin d'air. Etre encaqué ce serait être étouffé.

  • Michel Lebel - Abonné 14 août 2018 08 h 21

    ''Caquetage''!

    Bref, on ''caquète'' beaucoup ce matin sur François Legault! Et plus à venir!

    M.L.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 août 2018 08 h 35

    Trouvaille géniale !

    Bravo !