Le droit de tuer?

Au Québec, à quoi carbure-t-on au juste ? Autoriser légalement des activités pétrolières dans notre réseau hydrique, dont la construction inévitable d’oléoducs, est inqualifiable. Pourquoi prendre sciemment le risque énorme de contaminer à outrance notre exceptionnel bassin d’eau douce déjà plutôt mal en point en nombre d’endroits, alors qu’on sait que l’eau est essentielle à la vie sous toutes ses formes et à l’ensemble de l’industrie alimentaire ? Dans sa forme actuelle, la nouvelle Loi québécoise sur les hydrocarbures, que le gouvernement libéral a prévu de mettre en vigueur avant les élections, n’a-t-elle pas toutes les allures d’un droit de tuer ? Entre mettre en péril l’élément premier du principe de vie et une poignée de dollars, la question du choix ne devrait même pas être au programme.

4 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 9 août 2018 04 h 27

    Trinquons...

    Trinquons mes amis, trinquons !
    A la santé de l'économie dirigée pour enrichir de manière exponentielle les puissants et riches et maintenir dans le calme des masses qu'on abrutit en leur faisant croire qu'elles s'instruisent, puisqu'elles deviennent de plus en plus étroitement "technologiques".
    A la santé de la nature domestiquée qui se trouve de plus en plus dans les espaces privés croissants des mêmes individus et familles, groupe auto-centré en valeurs et qui n'est jamais rassasié de bénéfices de plus en plus incalculables pour le commun des mortels.
    A la santé de leurs élus, donnés de manière mensongère comme les représentants constitutionnels du peuple alors qu'ils légifèrent dans une monarchie souveraine de territoires immenses et disposant de manière outrancière de richesses; mais qui sait présentée d'elle l'image d'une humanité partagée.

    Trinquons mes amis, trinquons !
    A la santé de tous qui nous mentent au jour le jour pour non-seulement conserver mais accroître leurs privilèges.
    A la santé aussi de celles et ceux qui les croient honnêtes parce qu'ils présentent bien.
    Trinquons mes amis, trinquons avec nos verres remplis d'un pétrole précieux et donc, lois du marché oblige, de plus en plus coûteux !
    Allez hop !, une petite gorgée pour maman, une petite pour papa et tout le reste d'un coup sec pour tous nos enfants bien ou mal aimés qu'on empoisonne de notre aveuglement.

    Youpi ! et jusqu'à plus soif.
    Plus soif de vivre...

    Merci de votre coup de gueule d'aujourd'hui au gros bon sens, Monsieur O'Bomsawin !
    Et s'cusez le mien, qui l'a suivi...

  • Élaine Hébert - Abonné 9 août 2018 06 h 53

    Juste critique!

    Merci Monsieur O'Bomsawin,
    Des millions de citoyens pensent comme vous ou y penseront seulement lorsque leur eau sera contaminée! E Hébert

  • Serge Lamarche - Abonné 9 août 2018 15 h 05

    Le pétrole gagne

    Pétrole vs eau, le pétrole gagne car il fait plus de $. Même s'il n'y a pas de pétrole, les compagnies vont faire des millions quand le gouvernement va les dédommager.

  • Louise Nepveu - Abonnée 9 août 2018 15 h 28

    Un peu délire

    Comment des esprits sensés peuvent-ils seulement imaginer que le forage dans nos cours d'eau est une activité anodine et sans conséquences non seulement sur la faune et la flore marines mais également sur la qualité de vie des riverains? Que dire aussi des activités agricoles à proximité de ces cours d'eau? Et pire encore: qui peut nous jurer que la qualité de l'eau ne sera pas compromise par les forages? Est-ce que les citoyens du Québec seront condamnés à procéder à des contestations juridiques sans fin sous prétexte que notre gouvernement n'a pas un minimum de moralité et préfère s'engluer dans le pétrole plutôt que de choisir la seule voie possible, c'est-à-dire opter pour des énergies vertes? Ne serait-il pas possible de contester une fois pour toutes cette loi inique que les libéraux ont dévoilée en douce un vendredi après-midi de juillet alors même que le ministre Pierre Moreau clamait (en juin!) qu'il n'y aurait pas de forages? Les citoyens ont un pouvoir insoupçonné s'ils se mobilisent! Il est sans doute temps d'agir, d'autant plus que la CAQ suivrait la voie tracée par les libéraux.