Des promesses

En tant que résident anglophone de la banlieue ouest de Montréal âgé de 73 ans, je constate que « Les promesses électorales des partis politiques » adressées à la communauté d’expression anglaise sont différentes et révélatrices (Le Devoir, 4 août 2018).

Brièvement, le Parti libéral du Québec se vante d’avoir créé le Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise ; le Parti québécois déclare qu’il respectera les droits fondamentaux de la communauté anglophone et le Québec solidaire promet de respecter ses institutions.

En revanche, la Coalition avenir Québec (CAQ) ne promet rien de particulier aux anglophones. Toutefois, dans le cadre de son Plan santé, elle s’engage à aider les familles québécoises en réduisant le temps d’attente pour voir un médecin, d’accroître les services le soir et la fin de semaine, et de permettre aux patients de prendre rendez-vous en ligne avec leur médecin.

De plus, j’apprécie également la politique sur l’éducation de la CAQ, laquelle assure aux parents des communautés anglophones de pouvoir exercer leur droit constitutionnel de gérer et de contrôler leurs écoles, tout en améliorant la quantité et la qualité des services dispensés aux élèves.

On est chez soi au Québec. Les promesses électorales des politiciens sont source d’espoir et d’attentes. Par conséquent, il est de notre devoir, en tant que fiers Québécois, anglophones comme francophones, de voter le 1er octobre prochain.

3 commentaires
  • Raymond Labelle - Abonné 9 août 2018 10 h 16

    La CAQ propose d'abolir le commissions scolaires.

    M. Eustace écrit que la CAQ "assure aux parents des communautés anglophones de pouvoir exercer leur droit constitutionnel de gérer et de contrôler leurs écoles."

    Je sais que la communauté anglophone (mais pas seulement) tient aux commissions scolaires. Question d'autonomie. Or, la CAQ propose d'abolir les commissions scolaires. Cette idée date de l'ADQ. M. Proulx, un intervenant de longue date en éducation, avait analysé le programme de la CAQ à ce sujet.

    Ici: https://www.ledevoir.com/opinion/idees/519738/la-caq-et-l-abolition-des-commissions-scolaires-un-projet-incomplet-et-incoherent

    Le texte de M. Proulx date de février 2018 - pas trop ancien. Je ne sais pas s'il y a eu des changements au programme depuis.

  • Cyril Dionne - Abonné 9 août 2018 12 h 46

    Le dernier des Mohicans francophones ontariens (je m'excuse pour l'appropriation culturelle)

    Cher M. Eustace

    Comme Franco Ontarien, j’envie votre position privilégiée comme anglophone au Québec. Non seulement vous avez pu garder votre langue, mais celle-ci avec votre culture ont fait des progrès remarquables au Québec. Nul besoin de parler français dans le centre-ville de Montréal aujourd’hui. L’assimilation des Québécois va bon train, « thank you very much ». Pour nous en Ontario, le processus d’assimilation est maintenant terminé pour les francophones.

    Nous avons envié vos trois universités et vos nombreux collèges anglophones. Nous, nous n’avons eu droit qu’à seulement un petit collège, et ceci, récemment, mais aucune université de langue française. En plus, nous envions vos hôpitaux anglophones alors que nous, nous n’en avions pas à part l’hôpital Montfort qui risque de fermer bientôt avec l’élection de Doug Ford. De toute façon, cet hôpital est à Ottawa et donc, pour les francophones du nord de l’Ontario, donc pour la grande majorité, ce n’était pas accessible.

    Nous envions votre droit de travailler uniquement en anglais au Québec alors que pour nous, travailler exclusivement dans notre langue maternelle est impossible. Vous savez autant que moi que le travail est l’activité humaine la plus longue et la plus importante dans la vie d’un individu. Mais ne vous en faites pas pour nous, nous sommes tous assimilés maintenant et donc, nous parlons tous la langue de Don Cherry mais pas par cœur pour moi. « Yessiree Chris ».

    On est tous content pour vous que vous êtes un fier Québécois anglophone. En Ontario, ça n’existe plus un fier Franco Ontarien. Toute ma famille a été assimilée.

    Alors, vous pouvez voter pour la CAQ. Pour moi en Ontario, pour qui je vote si je veux m’assurer d’exercer mes droits constitutionnels pour pouvoir vivre dans la langue de Gilles Vigneault, un droit qui avait été supposément entériné par la Loi sur les langues officielles? Je suis le dernier des Mohicans francophones ontariens qui ne s’est jamais senti chez lui en O

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 9 août 2018 15 h 08

    «Les promesses électorales des politiciens sont source d’espoir» (Chris Eustace)

    J'envie votre douce naïveté