Félix

Il y a 30 ans que tu nous as quittés.

Tu vis plus que jamais.

Comme plusieurs, je suis touché en plein coeur par ton oeuvre.

Que de souvenirs à te lire, à t’écouter. Tu rends les congestions et l’actualité plus vivables. Les peines plus douces, les joies plus vives.

Quand on te chante, tu allumes les murs ternes du métro et ceux qui y passent. Tu me rends profondément fier d’être québécois même si tout cela dépasse largement mon identité nationale blessée.

Tu me ramènes à mes sentiers, à mon crayon, à ma guitare.

Me fais user mes semelles à la corde. Me fais aimer le jour « qui s’appelle aujourd’hui ».

4 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 6 août 2018 04 h 17

    Merci...

    Merci Monsieur !

    Même celles et ceux qui par ignirance d'eux-mêmes n'en perçoivent rien, ont Félix au fond de leur personne...

  • Pierre Samuel - Abonné 6 août 2018 07 h 23

    Pérennité du plus grand barde québécois...

    J'abonde entièrement. Félix est véritablement un phare pour < supporte le difficile et l'inutile >. Boussole de plus en plus nécessaire en cette époque éperdue où tout chavire. Combien de fiers Québécois se souviennent encore de lui ? Pourtant, trente ans après son décès < pour oublier grande blessure dessous l'armure >, il n'y a pas meilleur potion que de parcourir son oeuvre qui défie le temps...

  • Claude Bariteau - Abonné 6 août 2018 13 h 04

    Je me souviens d'un grand chêne et je rêve d'un pays de chênes aux feuillages variés

    Félix fut le chêne qui, de ses grandes branches garnies de feuilles, rappela les blessures des habitants de langue française devenus des Québécois.

    Il tremblait en chantant. Sa bouche, sa main qui jouait sur les cordes de sa guitare et tout son corps tremblaient d’audace, de poésie et de colère.

    Lorsque j’ai assisté, en première rangée, à un concert alors qu’il était à l’aube de la soixantaine, c’est ce qui m’a le plus marqué.

    Aujourd’hui, le temps est venu de construire un pays en rassemblant les chênes à feuilles anciennes et ceux à feuilles nouvelles pour le fonder sans trembler et sans colère.

    Oui tous ces chênes et leurs pousses sur le territoire du Québec qui, comme Félix, seront la poésie d’un pays de chênes, ses créateurs.

  • Pierre Raymond - Abonné 7 août 2018 15 h 29

    Je me souviens !

    Il y a deux immenses murales de Leonard Cohen à Montréal et combien de Félix Leclerc ?