Nos dirigeants plus que tièdes

Nos gouvernements, autant du Québec que d’Ottawa, ont-ils perdu la tête ? Québec va permettre les forages pétroliers dans nos rivières et nos lacs pour enrichir quelques inconscients et ruiner une de nos plus précieuses richesses : notre eau douce. Une loi passée en vitesse juste avant les élections de l’automne. Se trouvera-t-il quelqu’un pour s’élever haut et fort contre cette folie furieuse de la recherche de pétrole alors que la planète se meurt ? La présente canicule en est un exemple frappant. Avec ces canicules à répétition, nos réserves d’eau pourraient s’assécher. Et puis, il y a Ottawa, qui gaspille plus de 4 milliards pour acheter un pipeline dont personne ne veut, mais que nous, les contribuables, allons devoir payer quand il y a tant à faire avec cet argent pour l’éducation et contre la pauvreté.

5 commentaires
  • Daniel Lafrenière - Inscrit 6 août 2018 07 h 48

    Les ''Sauvages'' l'avaient dit...

    Certain décideurs semblent se dire que tout est déjà perdu d'avance. Comme des évadés cernés par la police ils ont décidé de se faire exploser dans la foule. Ça fait déjà un petit bout de temps que j'ai peur des décisions que prendront les dirigeants à mesure que les conditions de la planète se dégraderont et ont y est. Trump d'un bord qui veut relancer l'industrie du charbon, Terre-Neuve qui annonce des milliards pour forer le puit le plus profond jamais creusé en mer et le Québec qui s'en prend à nos réserves d'eau potable. Tout le système capitaliste ''démocratique'' s'est construit autour du pillage des ressources naturelles, trop souvent celles des pays les plus démunis,colonisation exige, celles qui se vendent bien en bourse et ce système coûte de plus en plus cher à maintenir à flot, les urgences se multiplient, ça craque de partout. Nos parlements sont depuis toujours les représentants d'une minorité assoiffée de pouvoir et d'argent. Ce qui est vraiment injuste et malheureux avec ce fiasco planétaire c'est que la majorité y a participé en croyant dur comme fer que l'industrialisation et la consommation l'amènerait en ''terre promise''...
    En conclusion, sortir du ''marche à genoux'' catholique pour entrer dans le ''courre toujours plus vite'' imposé par le monde des affaires au nom d'une nouvelle religion, le progrès, n'aura servit qu'a accéléré la mort de la planète et la nôtre. J'ose même pas penser à ce qui s'en vient pour nous et nos enfants.
    On aurait du fumer plus longtemps le calumet on aurait peut-être compris comment ils ont fait pour garder intact pendant 100,000 ans ce que nous avons mis 1 siècle à détruire...

  • Pierre Deschênes - Abonné 6 août 2018 08 h 15

    D’accord avec vous

    Entièrement d’accord avec vous. Les politiciens, tant québécois que canadiens, ne semblent toujours redistribuer que les mêmes boules de billard pétrolifères plutôt que de réinventer le jeu en mettant en œuvre des politiques novatrices et créatives prenant réellement en compte les dynamiques environnementales maintenant en jeu. Mais tout cela demande vision, clairvoyance et leadership, des ingrédients dont semblent manquer cruellement ceux et celles qui exercent le pouvoir - pouvoir dont ils ne semblent que se nourrir et se contenter.

  • Jean-François Trottier - Abonné 6 août 2018 08 h 18

    Le pire moment ou le meilleur ?

    Les décisions de fin de mandat sont pour la plupart, soit électoralistes, soit un legs que laisse le gouvernement à la va-vite parce qu'il croit ne pas revenir.

    On a vu des cas assez "spéciaux" de ce genre au départ des Libéraux en 2012. dissimuler les trous budgétaires profondément dans les recoins d'organismes dont les comptes sont séparés, mise en maarche du Pastagate pour qu'il explose au "bon" moment, tout pour faire passer le gouvernement suivant pour une bande d'amateurs. Charest a été fidèle à lui-même, comme un chat de ruelle qui sort les griffes juste le temps qu'il faut.

    Souvent aussi ce sont des nominations de juges et autres postes difficiles à dégommer pour les amis du régime.

    Mais là, c'est assez étonnant. Rien d'électoraliste dans ce geste, au contraire. Et il y a peu de chance que cette mesure puisse entacher le mandat d'un autre parti, à moins que le portrait d'ensemble soit insaississable.

    Peut-être que l'idée est de pouvoir accuser un futur gouvernement parce qu'il n'aura pas abrogé cette disposition ? Les Libéraux ont fait le coup avec le pétrole d'Anticosti, à la grande joie de QS qui depuis s'en sert pour accuser très malhonnêtement le PQ, selon sa détestable habitude. S'il y a stratégie, c'est de ce côté que je fouillerai selon que le dossier revient, ou pas, à la surface dans les prochaines années. Ce que je sais, c'est que ces deux partis s'entendent comme larrons en foire, ou comme les deux côtés d'une médaille de la petitesse.

    De toute façon je dois vous remercier, Mme Boucher. Ce sujet doit absolument devenir un enjeu électoral majeur, et forcer lers élus à prendre une position ferme. Toucher seulement à l'eau, au Québec, c'est de la folie furieuse, rien d'autre.

  • Jacques Tétreault - Abonné 6 août 2018 10 h 53

    Clair comme de l'eau de roche

    Le PQ le clame haut et fort : nous abrogerons la oi sur les hydrocarbures et aucun autre projet ne sera autorisé. Nous allons nous tourner de façon résolu vers les énergies renouvelables. Les positions antérieures du PQ au chapitre des hydrocarbures sont choses du passé. Qu'on arrête de nous sortir Anticosti comme référence. Une organisation est toujours aussi forte que les individus qui la composent. Évaluez l'équipe actuelle et vous verrez le sérieux de la démarche!

  • Christian Roy - Abonné 6 août 2018 18 h 21

    Commentaire pessimiste - ou lucide ?

    Où sont passés les participants à la manifestation du 22 avril 2012 sur la montagne ? C'était tellement impressionnant. On aurait cru que le vent tournait, au Québec du moins. Nous sommes rentrés dans nos terres, satisfaits. Quelle démonstration de force, mes amis ! Harper s'est rangé dans l'ombre et d'autres dinosaures ont pris place sur scène. Palpatine aux USA, Ford en Ontario; même vision rétrograde, même dégoût envers l'avenir des générations futures. Et Trudeau aussi malin qu'un renard qui cherche à préserver la chèvre et le chou... Résultats: les Accords de Paris en miettes, Ottawa qui revoit à la baisse le seuil à partir duquel les grands émetteurs industriels devront payer une taxe carbone, etc. etc. comme si nous avions encore quelques siècles devant nous... Si l’humanité consommait au même rythme que les Canadiens, il faudrait plus de 4,7 planètes Terre pour suffire à la demande en ressources, mais aussi pour absorber l’ensemble de nos émissions de gaz à effet de serre. Et après ? Au pays où les VUS et les camionnettes règnent sur les espaces naturels, les montagnes sont chauves. Tout ça, les jeunes le savent... et leur décrochage est un mécanisme défensif. Bienheureux les "potteux", ils se gèleront légalement la bine alors que la planète se fera sauna. On est pas sorti du bois, mes amis, même si la coupe à blanc est en bonne voie.