Le français éclopé

Je voudrais réagir à la lettre de Jean Dussault (« Kické out de ma radio ») dans laquelle il déplore la mauvaise qualité de la langue française à la radio de Radio-Canada. Cette situation, où l’on utilise trop souvent des anglicismes et une syntaxe déficiente, est aussi présente à la télévision de notre société d’État. Elle atteint des niveaux gênants en Outaouais, où je réside. Je suis très tolérant quand un journaliste ou un correspondant commet une bévue en français lorsqu’il est sur le terrain et qu’il n’a que trente secondes pour faire son topo. Mais les nouvelles qui sont lues sont passées par le pupitre, ont été revues et devraient donc être exemptes de ces bourdes. Et je ne parle pas de la bande défilante de nouvelles au bas de l’écran, où s’ajoutent de fréquentes inversions de lettres. Je n’ai jamais reçu de réponse aux lettres que j’ai envoyées aux dirigeants de Radio-Canada à ce sujet. Il est malheureux que Radio-Canada n’accorde pas plus d’attention à la qualité de la langue. C’est indigne de la société d’État et très insultant envers les francophones.

15 commentaires
  • Jean Duchesneau - Abonné 3 août 2018 05 h 19

    À Radio-Canada et ailleurs!

    Réponse de la Régie du logement du Québec à une question que je posais:

    « Monsieur,

    Nous accusons réception de votre courriel (...) Le propriétaire ne peut vos réclamez le loyer du mois si celui-si à été entièrement payer par l'ancien locataire. S'il y a un litige , un régisseur pourra trancher dans ce dernier. »

  • Paul Toutant - Abonné 3 août 2018 05 h 21

    budgets

    Il y avait, au service de l'information de Radia-Canada où j'ai eu le bonheur de travailler pendant presque quarante ans, un grand souci du mot juste et de l'expression exacte dans les bulletins de nouvelles. Je me souviens de Camille Chouinard, le père de la grande chorégraphe, dont le travail consistait à écouter TOUS les bulletins de la radio et de la télé; il dépistait nos erreurs de langage et d'écriture, puis venait discrètement nous voir pour nous aider à les corriger. Il publiait un petit journal interne, du genre « Entendu cette semaine » dans lequel il reprenait les erreurs les plus courantes, n'oubliant jamais d'y ajouter une pointe d'humour et de délicatesse afin de ne pas trop froisser les égos des « veudettes » de la SRC. Puis, vinrent les fameuses coupures budgétaires du fédéral qui décapitèrent Radio-Canada. Les services de Chouinard furent parmi les premiers à prendre le bord. Plus personne aujourd'hui ne remplit sa fonction à la SRC, et on peut le regretter. Vigneault a chanté: « Quand nous partirons pour la Louisiane...»...

  • Jean Lapointe - Abonné 3 août 2018 08 h 24

    Il n'y a plus rien à attendre de Radio-Canada.

    «C’est indigne de la société d’État et très insultant envers les francophones.»(André Senécal)


    Oui c'est une société d' Etat mais une société d'un Etat anglophone pour lequel le français n'est la langue que d'une minorité et non plus la langue d'un peuple. Le français est maintenant un simple moyen de communication dans certains milieux. Pas étonnant alord qu'on ne lui accorde que peu d'importance.

    Pour qu'une langue soit valorisée, pour qu' on voit à en protéger la qualité est-ce qu'elle ne doit pas être la langue d'un peuple pour lequel elle fait fait partie de l'identité?


    Son identité on est porté à la protéger, Une langue seconde qui n'est maintenue que pour ne pas trop déplaire, on risque de ne pas lui apporter beaucoup d'importance.

    Il n' y a qu'au Québec qu'on tient vraiment encore au français parce que cette langue est la langue d'une majorité d.entre eux. Mais comme le Québec est toujours dans le Canada l'anglais a tendance à s'insérer partout aux dépens du français malgré la loi 101. Que voulez-vous ils sont majoritaires les anglophones et l'anglais est la langue de leur pays. Alors ils ne se gênent pas pour l'imposer même au Québec parce que le Québec fait partie de leur pays.

    Il ne faut plus rien attendre de la Société Radio-Canada. C'est peine perdue. Il faut plutôt oeuvrer à faire du Québec un pays indépendant de langue française pour que le français soit revalorisé et considéré comme la langue officielle et la langue commune. Il n'y a pas d'autre solution d'après moi. Il faudra alors une Société Radi-Québec.

    Au lieu de toujours se plaindre comme on le fait depuis longtemps même si c'est avec raison qu'on le fait. il faut plutôt agir et agir cela veut dire voter pour le Parti québécois parce que c'est le seul pati qui vise l'indépendance du Québec.

    L'indépendance du Québec serait même un avantage pour les francophones du Canada hors Québec parce qu' ils pourraint alors compter sur un Etat beacoup plus fort qu'il ne l'est act

    • Jean Duchesneau - Abonné 3 août 2018 14 h 27

      Si vous êtes fédéraliste canadien, vous adhérez implicitement à la Politique canadienne du multiculturalisme. Ainsi, le « souverain bien » lié à cette politique est la « diversité ». Il va sans dire que la langue est accessoire à l’expression de l’idéologie trudeauiste.

  • Jean-Guy Aubé - Abonné 3 août 2018 08 h 25

    ce combat n'est pas nouveau

    Le regretté chansonnier Georges d'Or dénonçait les "a n'a mangé une shot" et autres dans le parler des jeunes québécois. La langue est en constante évolution, mais heureusement, il semble qu'il existe encore des racines françaises de bases auxquelles on revient toujours au Québec. On pourrait même penser que ce sont les réformes de l'ortographe de l'académie française qui contribuent à appauvrir le français!

  • Gilles Tremblay - Inscrit 3 août 2018 08 h 30

    Bin tas rihinq à arréttéer de votteé liberral

    taime ca la radiau kanadas. ten vheux des anglo ki panse pour toué é qi sen fout du frencas au kébec. THu éme ca cune pettite gaggne danglo à àttawwa dicide de cé koua le frankas icit. ouache àa lotonne pourre ki t'u vootterras.