«L’économie est à l’écologie ce que l’astrologie est à l’astronomie»

Ce titre est rendu ma maxime quand il s’agit d’évaluer les doctes enseignements des économistes (dont mon frère, météorologue, dit qu’ils ont été créés pour bien faire paraître sa profession). Car, n’en déplaise au professeur Bernard, la nature n’a que faire des salmigondis explicatifs justifiant la production d’un pétrole aussi sale que celui provenant des sables bitumineux. Que ce soit par le gaspillage d’eau qu’elle requiert, les lagunes archipolluées qu’elle laisse derrière s’écoulant sournoisement vers la nappe phréatique et dans le fleuve Mackenzie empoisonnant la faune et les humains qui s’y abreuvent, ou par l’accumulation, non pas comptable, mais réelle de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, la nature encaisse ces « externalités » altérant lentement mais sûrement ses équilibres… jusqu’aux points de bascule qui ne figurent malheureusement pas dans les abracadabrantesques théories économiques.

Car le vrai problème, c’est la domination des tartufes d’une pseudoscience servant le plus souvent d’alibi à un système oligarchique qui ne carbure qu’à une croissance se voulant sempiternelle. Je parle évidemment du capitalisme, dont le principal moteur demeure de faire de l’argent avec de l’argent. Tant et aussi longtemps que des crises ne viendront pas culbuter les doctrines des valets de l’ordre établi, les reléguant dans la filière des supercheries, nous serons aux prises avec leurs délires. Comme l’a dit le grand chef cri : « Quand vous aurez coupé le dernier arbre, mangé le dernier poisson et pollué la dernière rivière, alors seulement vous rendrez-vous compte que l’argent ne se mange pas. » Il faut lire Trop tard, la fin d’un monde et le début d’un nouveau pour prendre la mesure du drame qui se dessine.

Alors entre Don Quichotte et Tartufe, je préfère le discours du rêveur à celui du mystificateur !

14 commentaires
  • Marc Therrien - Abonné 31 juillet 2018 08 h 22

    Homo oeconomicus


    C’est ainsi que, par exemple, les sciences économiques et écologiques s’unissent pour permettre à l’organisation Global Footprint Network de nous annoncer que dès mercredi, le 1er août, l’humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète était en mesure de produire pour l’année 2018. Comme L’Économie fait partie des grandes préoccupations des citoyens avec la Santé et la Météo, elle se fait entendre à chaque jour. On nous répète sans cesse que la Santé, pour se maintenir favorablement, a besoin d'une économie qui se porte bien. Quand l’économie va, tout va. Quant à la Météo, les gouvernants n'y peuvent pas grand-chose semble-t-il. D'ailleurs, en y pensant bien, je me demande si messieurs Trudeau et Couillard y peuvent vraiment quelque chose sur l'économie aussi. Car, somme toute, elle est une science sociale dite molle qui voudrait bien se prendre pour une science exacte, mais qui demeure humble dans ses capacités réelles de maîtriser ou contrôler la multitude des phénomènes ou variables qui influencent le système complexe dans lequel elle évolue. Malgré cela, leurs habiletés rhétoriques leur permettent d’utiliser aisément la rationalité et la logique pragmatique pour bien expliquer aux citoyens comment chacun contribue au maintien voire à l'amélioration de leur bien-être personnel par sa capacité d'analyser une foule de données statistiques du système économique et d'anticiper les évènements de façon à pouvoir prendre des décisions et actions efficaces permettant une utilisation maximale des ressources du système. En se faisant les traducteurs des savoirs d’expertise scientifique, ils s’évertuent à nous persuader qu'ils savent de quoi ils parlent et qu’ils sont les mieux placés pour nous «faire entendre raison» sur ce qui est bon pour une économie en santé.

    Marc Therrien

  • Gilles Bonin - Abonné 31 juillet 2018 08 h 23

    Bravo!

    Rien d'autre à ajouter.

  • Jean-François Trottier - Abonné 31 juillet 2018 09 h 24

    Et ajoutons....

    Le texte "Usine 4.0" dans ces pages il y a peu, qui demande à tout cri des techniciens. Techniciens qui, si l'on se fie aux différentes générations technologiques, seront totalement dépassés dans 10 ans et laissés avec la scrap dans un champ quelque part.

    Et on formera d'autres techniciens tout aussi jetables.

    Pourquoi former des penseurs aptes à se former d'eux-mêmes au gré des vagues de folie de la novelleté (lire "obsolescence") programmée ?
    Parce que ceux qui pensent finissent par comprendre, eux. Ça, faut surtout pas!

    Un autre texte, présent dans le Devoir hier, a disparu. Il tentait de justifier Trans Mountain et Trudeau par le fait qu'il y a une demande pour le pétrole.
    Disons que j'ai été soufflé. Comme acrobatie sur les lois du marché, hein... Il a le dos bien large, le marché.

  • Cyril Dionne - Abonné 31 juillet 2018 11 h 16

    C’est « ben » pour dire

    Moi, je préfère le discours pragmatique de la science pure et appliquée à celui du rêveur et du mystificateur. N’en déplaise à plusieurs puristes, le capitalisme est une fonction de l’ADN de l’être humain né d’une origine darwienne pour assurer la survie de l’espèce.

    Le pétrole n’est pas seulement utilisé pour les voitures. La liste de produits dérivés du pétrole est exhaustive : cire de paraffine, engrais, pesticides, herbicides, détergents, meubles, matériaux d'emballage, planches de surf, peintures, fibres artificielles utilisées dans les vêtements, tapisseries, tapis, encres, stylos à bille, chaussure de football, chandails de rembourrage, bateaux, insecticides, carrosseries de voiture, vernis à ongles, leurres de pêche, pneus, sacs de golf, parfums, lave-vaisselle, boîtes à outils, circuits électroniques, ordinateurs, cire pour chaussures, casque de moto, rideaux, savon, vitamines, capsules antihistaminiques, sacs à main, chaussures, cortisone, déodorant, lunettes et j’en passe sont tous des dérivés du pétrole. Alors, pour ceux qui pensent que la simplicité volontaire changera les mœurs et les coutumes, aussi bien s’en remettre aux superstitions locales, les religions, pour sauver l’humanité.

    Au lieu de s’aventurer à dire que l’être humain va changer de paradigme pour la consommation du pétrole, il faudrait adresser le problème de la surpopulation qui est en fait la cause principale des changements climatiques. Notre consommation et dépendance pour les produits fossiles augmentent à toutes les années et sont proportionnelles avec le taux d'augmentation de la population mondiale. Plus que la population mondiale augmente, plus que nous consommons du pétrole. Cette statistique intéressante et cruciale semble être occultée lorsqu’il en vient à parler des changements climatiques. C’est « ben » pour dire.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 31 juillet 2018 17 h 35

      Je ne sais de quelle science dont vous parlez, car toutes celles dont j'ai étudié le développement ont été d'abord le fait de rêveurs qui "songeait" à de nouveaux modèles pour comprendre le réel, au contraire des mystificateurs qui eux professaient de fausses théories pour masquer leur ignorance comme celle qui vous fait écrire que "le capitalisme est une fonction de l’ADN de l’être humain né d’une origine darwienne pour assurer la survie de l’espèce". Je vous suggère, si vous entendez étudier la génétique un peu plus sérieusement, de lire cette excellente monographie d'Éric Bapteste intitulée: "Tous entrelacés, des gènes aux super-organismes: les réseaux de l'évolution" (édition Belin 2017). Pour ce qui a trait à la liste des produits dérivés du pétrole, vous ne nous apprenez pas grand chose, sinon de nous rappeler que plusieurs d'entre eux se retrouvent dans la nature aggravant les dommages à l'environnement; ne pensons qu'aux plastiques). Le problème, c'est que la nature n'a que faire de notre mode de vie, elle réagit habituellement de manière non-linéaire, c'est-à-dire qu'il s'y produit souvent des bifurcations aussi soudaines qu'imprévisibles introduisant des ruptures de seuil. L'anthropocène en recèle désormais plusieurs, les transformations du climat n'en constituant qu'une parmi d'autres. Enfin, dénoncer la surpopulation dont vous vous faites le chantre, renvoie aux thèses eugénistes. Pourtant des changements dans le mode de vie du quelque milliard d'habitants de la Terre dont l'empreinte écologique dépasse de plusieurs fois celles des autres pourraient en réduisant les inégalités fournir une solution et nous épargner non pas les crises, mais l'ampleur de crises qui se profilent dans un horizon pas si lointain. Car l'avenir des sociétés autoritaires et antagonistes ne me paraît guère prometteur, car plutôt ponctué de malheurs et de desctruction dans des combats stériles. Si c'est ce que vous souhaitez pour vos enfants et petits enfants!

    • Cyril Dionne - Abonné 31 juillet 2018 20 h 39

      Bien d’accord avec vous que plusieurs produits naturels pourraient remplacer les dérivés du pétrole mais à quel prix? N’en déplaise à plusieurs, ceux qui sont pauvres n’ont pas les moyens pour ces produits biologiques. Et encore une fois, on tourne en rond.

      Je dénonce les thèses malthusiennes comme celles de l’eugénisme M. Cotnoir. C’est en amont que le problème pour la surpopulation devrait être réglé comme pour la planification des familles mais qui se heurte souvent à plusieurs dogmes religieux et culturels dans les pays en voie de développement. Le changement de quelques milliards d'habitants de la Terre dont l'empreinte écologique dépasse de plusieurs fois celles des autres pourraient aider à court terme, mais ceux qui vivent dans la pauvreté aspirent tous au même niveau que les populations occidentales et voilà le problème. La Terre ne peut pas supporter plus de 6 milliards d’individus et nous sommes maintenant 7,5 milliards. La Chine et l’Inde compte pour la moitié des gaz à effets de serre.

      Et pour ceux qui préconisent une redistribution de la richesse en Occident vers les pays du Sud, cela n’arrivera jamais. Ceci sous-entend que les citoyens comme ceux du Québec verraient leur revenu amputé des deux tiers.

      Eh oui le capitalisme n’est qu’une fonction de l’être humain bien ancré dans son subconscient. Mais ici, on ne parle pas du capitalisme sauvage aux accents néolibéralistes, mais bien un rhénan ou cognitif. Les systèmes communistes à la Québec solidaire vont à l’encontre de la nature humaine et se sont tous avérés un échec cuisant partout dans le monde. Les gens crèvent littéralement de faim au Venezuela et il y a quelques illuminés au Québec qui veulent reproduire le même système ici.

      Ceci étant dit, tous voudraient faire partie des rêveurs, mais la réalité nous rattrape toujours. Ce n’est pas l’altruisme qui dirige le monde, mais bien les intérêts personnels de tous et chacun. L’utopie est toujours du patrimoine des rêveurs éveillés.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 31 juillet 2018 23 h 16

      M. Dionne donnez-moi vos sources concernant (1) que "La Terre ne peut pas supporter plus de 6 milliards d’individus" (2) que "le capitalisme n’est qu’une fonction de l’être humain bien ancré dans son subconscient". Malgré mon doctorat en éthologie et mes 25 années de recherche portant sur les attitudes et les pratiques de mes congénères, je n'ai jamais trouvé l'ombre d'une hypothèse soutenant votre deuxième assertion. Au contraire, je vous incite à lire la monographie récente des biologistes Pablo Servigne et Gauthier Lachapelle "L'entraide, l'autre loi de la jungle" édition LLL, 2017 pour prendre connaissance que " des bactéries aux sociétés humaines en passant par les plantes et les animaux –, il apparaît clairement que les organismes qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas les plus forts, mais ceux qui s’entraident le plus..."

    • Cyril Dionne - Abonné 1 août 2018 09 h 04

      M. Cotnoir, les chercheurs et la communauté scientifique sont d’accords pour dire que nous consommons 1,7 des ressources de la Terre que les écosystèmes de notre planète peuvent régénérer. Le six milliards est un nombre arbitraire comme le sont toutes les notions de psychologie. Nous sommes embarqués dans une spirale de Ponzi en pensant que notre ingénuité et notre créativé par la science et la technologie nous sortira du pétrin. Pour vos sources, vous pourriez commencer par le « Scientific American » et toute l’œuvre scientifique de Carl Sagan en passant par le capitalisme rhénan.

      Sans vous manquez de respect M. Cotnoir, vous étudiez le comportement animal incluant l’homme et la quantification de ses comportements pour son bien-être et non pas sur la quantification de ses comportements sur les ressources de la planète qui ne sont pas illimitées. Vous parlez du « pourquoi » alors que les scientifiques se posent les questions du « combien » pouvons nous consommer et « quand » serons-nous au point du non retour. L’équation de Malthus dans cette épisode est très claire; nous ne pouvons pas continuer à augmenter la population alors que les ressources de la Terre s’épuisent. Je suis d’accord avec vous que « les organismes qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas les plus forts, mais ceux qui s’entraident le plus », ce qui a permis à l’homme à survivre dans un monde hostile où il retrouvait des prédateurs plus forts et plus gros que lui. Mais nous sommes en 2018 et l’homme a établi son autorité sur toute la nature depuis très longtemps. Et nous sommes en train de nous autodétruire par le nombre.

      En passant, on est tous persuadé que les gens de QS ont toutes vos réponses.

  • Christian Montmarquette - Abonné 31 juillet 2018 11 h 41

    Qui est le véritable Tartuffe dans cette histoire?

    Cet article est risible de contradiction de la part d'un péquiste avoué comme Pierre-Alain Cotnoir.

    Quand on sait que non seulement c'est le PQ qui avait signé l'entente pour l'exploitation du gaz de schiste à Anticosti. Mais qu'Il avait aussi donné son appui au passage du pipeline d'Endbrige pour le passage du pétrole sale des sables bitumineux de l'Alberta.

    Ceci dit, en ce qui me concerne, M. Cotnoir n'en n'est pas à sa première contradiction et il est donc légitime de nous demander qui est le véritable Tartuffe (avec deux f ) dans cette histoire?

    Christian Montmarquette

    Référence :

    "Le PQ et le grand projet canadien, le pétrole" - Le Devoir, 23 février 2013

    "Après avoir signifié son intention de laisser le secteur privé exploiter l’or noir du sous-sol québécois, le gouvernement Marois a clairement manifesté son ouverture à la réalisation de deux projets d’oléoduc qui permettraient de faire couler du pétrole des sables bitumineux vers le Québec.. " - Alexandre Shields


    Source :



    http://www.ledevoir.com/societe/environnement/3716

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 31 juillet 2018 17 h 14

      M. Montmarquette, cette attaque "ad hominem" ne vous honore pas. Non seulement, je suis membre de Québec solidaire depuis 2012, tout en demeurant fort critique des doctrinaires qui y ont trouvé refuge, mais je milite depuis des décennies en environnement dont le CA du Conseil régional en environnement de Montréal. Sur le plan professionnel en environnement, j'ai réalisé quelques centaines d'études auprès d'entreprises et d'institutions pour améliorer les déplacements dits pendulaires entre la résidence et le lieu de travail/étude par l'utilisation de moyen de transport autres que l'auto solo. Par ailleurs, j'ai aussi réalisé au sein du Groupe de recherche sur l'opinion publique ( voir http://GROP.CA ) de nombreuses études pour le milieu souverainiste, incluant entre autres le PQ, le BQ et le MNQ. Oui, je suis également membre du PQ, car pour moi ces deux partis représentent le meilleur de ce que le Québec peut offrir comme courant politique... tout comme je suis un adhérent à l'autgauche ( voir http://lautgauche.com ). Alors de vous en prendre au messager, c'est de bien rater votre cible, dommage pour vous! (en passant tartufe ne prend qu'un "f" Car la raphie recommandée l'écrit ainsi : tartufe (avec une consonne simple plutôt que double, réf. Antidote et Larousse).

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 juillet 2018 20 h 22

      "Je suis membre de Québec solidaire depuis 2012..." - Pierre-Alain Cotnoir

      Votre adhésion au PQ est aussi écologiquement contradictoire que votre adhésion à QS.

      Être membre d'un parti ne veut strictement rien dire, et particulièrement dans votre cas.

      On ne milite pas dans un parti pour passer son temps à cracher dessus en public comme vous le faites depuis des années.

      Cou donc M. Cotnoir...?

      - Seriez-vous, vous aussi, devenu un allié des Desmarais de Sagard?

      "Union des forces souverainistes - Québec solidaire veut d’abord discuter avec Option nationale" - Le Devoir

      Extrait : "Alors que font les deux "puristes" de QS à l'Assemblée nationale? Au lieu d'être constructif envers le gouvernement de Pauline Marois, ils font le jeu des membres des clubs élitistes, genre 357c et çie, en dénigrant ce gouvernement bien assis sur leur chaise de backbenchers. Et qu'on ne vienne surtout pas me faire croire qu'ils ne sont pas conscients que le grand soir où QS prendra le pouvoir risque d'arriver quand les poules auront des dents ou que la semaine des 4 jeudis aura été proclamée! En attendant, leur présence ne sert qu'à diviser le vote pour le plus grand plaisir des Desmarais de Sagard.."

      - Pierre-Alain Cotnoir

      https://www.ledevoir.com/politique/quebec/365451/quebec-solidaire-veut-d-abord-discuter-avec-option-nationale

      .

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 31 juillet 2018 23 h 29

      Votre hargne à mon endroit ne semble être nourri par l'aveuglement qui vous ronge. On peut faire pendre un homme en le citant de travers. Oui, sans conteste, je critique ce que je considère comme des errements en provenance de gens dogmatiques empoisonnant le vie de QS, mais heureusement ce parti n'est pas composé uniquement de ce genre d'individus. Alors avant de m'associer aux Desmarais, vous devriez faire votre propre examen de conscience sur le fiel que vous répandez autour de vous. Quant à moi, je laisse aux autres le soin de me juger par les actions que j'ai accomplies (http://fechimm.coop/fr/citecoop_07 )

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 août 2018 11 h 57

      @ Pierre-Alain Cotnoir,

      "Vous devriez faire votre propre examen de conscience sur le fiel que vous répandez autour de vous." - Pierre-Alain Cotnoir

      Il n'y a aucune hargne et aucun fiel à mettre un tribun public face ses contradictions.

      Il y a une recherche de la logique, de la cohérence et de la crédibilité. Ce qui me semble dans l'ordre des choses dans un débat public, qui plus est, en politique.

      Or, vous appuyez ouvertement un parti (QS) en l'accusant du même souffle d'être une nuisance pour la démocratie (diviser le vote) et d'être un allié des Desmarais de Sagard (et donc des libéraux) ce qui, vous le reconnaitrez, n'est pas qu'une mince accusation.

      Avant de traiter les autre de hargneux, M. Cotnoir..

      Commencez donc par vous regarder vous-même et assumer vos propres déclarations.

      Ce serait déjà ça de pris pour retrouver une certaine crédibilité.

      Christian Montmarquette

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 1 août 2018 16 h 49

      Il ne faut pas être un génie de l'analyse politique pour s'apercevoir que le refus d'alliance, de convergence ou de quoi que ce soit d'autre de similaire entre des partis qui, à des degrés différents, proposent autre chose que l'aplatventrisme face aux oligarques ne faisait que favoriser les partis qui les soutiennent. Comme bien d'autres membres de QS, je me suis opposé aux tenants de la ligne pure et dure pronée par des doctrinaires qui ayant monopolisé depuis des heures les micros lors d'un congrès ou moins de 400 personnes prenaient des votes au nom des 10 000 membres de QS (comme démocratie participative, on aura vu mieux ailleurs). Mais il est certain que l'idiot auquel l'on montre la lune du doigt, lui ne regarde que le doigt...