La polémique «Kanata» dérape

Précisons d’abord que l’on doit comprendre et accueillir avec générosité la sensibilité des nations autochtones qui ont été massacrées par les diverses nations européennes qui arrivaient sur ces terres étrangères comme si elles en étaient les maîtres depuis toujours. On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas eu là une immense injustice, qu’il faut reconnaître et maintenant corriger.

Mais dans les discussions des dernières semaines, j’ai cru percevoir, à certains moments, une légère odeur de censure. On peut ne pas être d’accord avec un spectacle, mais de là à l’interdire, il y a un pas que les gens ne devraient pas franchir. On ne peut pas exiger que seuls des Autochtones puissent être les interprètes du spectacle Kanata qui sera créé à Paris dans quelques mois. Depuis quand les Français ne doivent être personnifiés que par des Français, les Allemands par des Allemands, les gais par des gais, etc. ?

On doit comprendre la sensibilité des communautés qui ont été massacrées dans l’Histoire. On doit les consulter pour ajuster notre vision le cas échéant. Mais on ne peut pas accepter que les malheurs que nous leur avons imposés les enferment dans un univers qu’elles seraient les seules à pouvoir habiter. On doit refuser la prétendue règle qui voudrait que des non-Autochtones n’aient pas le droit d’être touchés par ce que les Premières Nations ont vécu. Et que les « autres » devraient éviter d’exprimer sur une scène, ou n’importe où ailleurs, les sentiments que leur inspirent ces événements passés qui ont laissé de malheureuses traces dans les paysages de nos pays.

Ne laissons pas ces effluves de censure rendre impossible l’essentiel dialogue démocratique que nous devons continuer pour mieux nous comprendre. [...]

30 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 26 juillet 2018 02 h 22

    Nuance

    Même si je partage l’opposition de M. Albert à ce que seuls les Autochtones soient habilités à parler de leur histoire, j’inviterais l’auteur à distinguer la colonisation française des colonisations espagnole, portugaise et anglaise. Ces dernières avaient un objectif génocidaire que n’avait pas la colonisation française.

    Essentiellement, la France envoyait en Nouvelle France des commis-voyageurs dont la tâche était de rapporter des pelleteries. Ce qui impliquait qu’ils devaient bien s’entendre avec leurs clients.

    Mon ancêtre est arrivé au Canada le 30 juin 1665. S’il a combattu les Iroquois, c’est simplement parce qu’en devenant ami avec les peuples autochtones qui l’accueillaient à Québec, il devait faire la guerre à leurs ennemis communs, les Iroquois.

    Ce n’est ni Honoré Martel, ni ses descendants qui ont parqué les Autochtones dans des réserves après les avoir dépossédé de leurs terres. Ce sont les Anglais. Et s’il est vrai que certains Québécois ont joué un rôle dans l’établissement et la gestion de pensionnats autochtones, il faut préciser qu’ils n’ont été que de méprisables collabos de politiques racistes du gouvernement fédéral.

    Bref, je refuse d’assumer une culpabilité au sujet de sévices que _nous_ leur aurions fait subir.

    Qui est ‘nous’ ?

    • Cyril Dionne - Abonné 26 juillet 2018 08 h 40

      Bien d’accord avec vous M. Martel. Ce n’est pas nous qui ont fait subir tous ces sévices aux autochtones. Nous étions les nègres blancs d’Amérique. Ce n’est pas nous qui avons pendu Louis Riel parce qu’il faisait parti de nous. SVP, ne pas utiliser le nous francophone lorsqu’on parle du génocide autochtone au Canada. Ce sont les Anglais qui sont responsables.

      Ceci étant dit, c’est difficile à comprendre la portée de cette phrase : « On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas eu là une immense injustice, qu’il faut reconnaître et maintenant corriger. » Que veut dire l’auteur? Lorsqu’on parle de correction, de réconciliation, on sous-entend réparation des torts ou préjudices. On sous-entend aussi des sommes monétaires qui devraient être versées aux descendants des victimes du passé. Non merci, pas avec les dizaines de milliards qui les contribuables paient à chaque année pour les maintenir dans le carcan géopolitique imaginé par l’empire britannique.

      En même temps, ils sont très difficiles à comprendre. Ils veulent abolir la Loi sur les Indiens (et toute le monde est d’accord) mais tout en gardant leur système de réserves et les milliards qui en découlent. Ils ont fustigé les églises et surtout l’église catholique pour les sévices sexuels subis durant l’époque des pensionnats, et pourtant, plusieurs sont complètement investis dans cette église tout envoyant leurs enfants fréquenter les écoles catholiques qui sont gratuites hors Québec. Ils revendiquent le droit de leurs cultures et pourtant ils se sont assimilés volontairement à la langue de Shakespeare. Durant l’épisode de Kanata, les autochtones radicaux parlaient tous en anglais. Ils déplorent le manque d’éducation et pourtant, les jeunes font de l’école buissonnière une journée sur trois même si tout est gratuit et accessible.

      Maintenant, ils font du chantage culturel et politique en voulant bannir la pièce de Robert Lepage si celui-ci n’acquiesce pas à leurs demandes.

    • Serge Lamarche - Abonné 26 juillet 2018 23 h 49

      Jean-Pierre Martel est dans le mille! Sans l'invasion anglaise, l'histoire des autochtones ne serait pas si noire. Quoique les Iroquois ont pas mal noirci leur histoire. Mais j'aime bien l'idée que les iroquois se sont fait fourrer pas les anglais après les avoir tant aidés.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 27 juillet 2018 11 h 32

      Merci M. Lamarche.

      J’ajouterais ceci.

      Avant les Autochtones du Canada, les Anglais avaient fait la même chose aux Irlandais; les troupes de Cromwell ont massacré entre le tiers et la moitié des habitants de l’île afin de confier leurs terres à des colons anglais. Et on dépossédait les survivants pour les mêmes raisons.

      C’est ce qui explique la venue du premier Irlandais dans la vallée du Saint-Laurent en 1661 (quatre ans avant mon ancêtre Hororé Martel). Son nom : Tadhg-Cornelius O’Brennan, de qui sont nés la grande majorité des Aubry du Québec.

      Une partie de sa vie est racontée dans mon texte ‘L’époque troublée du premier Irlandais au Canada’, disponible gratuitement sur l’internet.

      L’histoire des Autochtones du Canada n’est que la répétition des manies prédatrices et génocidaires d’un peuple barbare qui a conquis le monde et qui, aujourd’hui, cherche à nous faire adopter son racisme.

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 juillet 2018 07 h 18

    Quelle censure ?

    Il est bien évident que si certaines personnes, certains groupes en avaient les moyens, ils feraient frapper d'interdit des spectacles comme SLAV ou Kanata. Or, ces moyens, ils ne les ont pas. Le plein exercice de la liberté artistique et d'expression en général n'est pas compromise du seul fait que des gens expriment leur dissidence, et surtout pas parce que les motifs sur lesquels se fonderaient leur désapprobation nous paraîtraient futiles ou illégitimes. Je conçois que si certaines personnes, certains groupes en avaient les moyens, ils feraient frapper d'interdit la libre expression de ces critiques. Ils n'ont les moyens que de les discréditer publiquement en associant leurs auteurs à Big Brother, Staline, Hitler ou pire encore : les Chrétien, Trudeau et autres conspirateurs de l'ordre canadian multiculturaliste. On peut trouver ça brillant ou excessif, c'est selon. Mais dans leur véhémence, ils ne font à leur tour que se prévaloir d'une liberté d'expression dont ils estiment évidemment qu'ils en usent de façon bien plus judicieuse. Tout cela fait partie de la dialectique dans laquelle les libertés réelles se déploient dans une société libre et démocratique et où aucune des formes dans lesquelles elles s'expriment ne jouirait du genre d'immunité que réclamait Leni Riefenstahl : « L'Art est au-dessus de tout soupçon et devrait échapper à toute critique en dehors de la sphère artistique. »

    • Cyril Dionne - Abonné 26 juillet 2018 08 h 57

      M. Desjardins, encore une fois, personne au Québec ne limite leur liberté d'expression. Bien au contraire. Mais ils ne s'attaquent pas au Canada anglais, le véritable responsable de leurs malheurs avec son multiculturalisme de pacotille, mais bien aux francophones. Il n'y a rien de brillant dans cette véhémence gratuite et dénouée de sens. L’antiracisme est devenu une forme de racisme. Maintenant, vous être garanti que plus personne au Québec ne parlera des autochtones dans leurs œuvres d’art. Plus personne à l’extérieur de leurs communautés fera entendre leur message surtout en français. Qui a perdu?

      N’est stupide que la stupidité.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 26 juillet 2018 16 h 38

      "Il est bien évident que si certaines personnes, certains groupes en avaient les moyens, ils feraient frapper d'interdit des spectacles comme SLAV ou Kanata. Or, ces moyens, ils ne les ont pas."

      Et bien oui, Monsieur Maltais-Desjardins, ils les ont les moyens. La preuve, on vient de l'avoir aujourd'hui et pas rien qu'à peu près!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 juillet 2018 22 h 35

      Je comprends, monsieur Morin. Mais convenons ensemble que si forte soit la pression exercée sur Ex-machina, il n'est pas du tout sûr que la décision repose seulement sur celle-ci. Il se peut aussi (c'est l'impression que le communiqué laisse) qu'elle soit aussi inspirée par la reconnaissance que de persister dans son bon droit irait à l'encontre de l'objectif visé ultimement. S'il y a vraiment un problème autour de ces questions d'appropriation culturelle, il faut savoir gré à monsieur Lepage d'avoir la sagesse de reconnaître qu'il ne se règlera pas en crânant et en faisant le tour des appuis qu'il pourrait rallier pour tant de raisons, bonnes et mauvaises. À ceux qui croient en la sincérité de son engamement artistique et citoyen, peut-on demander qu'ils aient la modestie et l'élégance de le suivre dans la voie de l'indulgence modeste où il semble vouloir s'engager? Et que ceux qui ne s'affichent partout en alliés ou en adversaires se sentent un peu gênés de manquer de hauteur morale?

    • Raymond Labelle - Abonné 27 juillet 2018 13 h 27

      Il est vrai que perturber un spectacle ou menacer de perturber un spectacle et faire peur aux personnes qui le financent pour en couper les sources financière de réalisation ou, dans d'autres cas, faire peur aux organisateurs pour les inciter à annuler le spectacle, n'est pas formellement de la censure. La censure, de façon formelle, ne peut être exercée que par un État. Il s'agit plutôt ici d'intimidation exercée par des bandes privées d'individus auto-proclamés comme représentant des groupes donnés. Ici, l'intimidation a réussi. Mais même l'intimidation qui ne réussit pas doit être condamnée.

      On peut dialoguer, on peut essayer de se comprendre: intmider, menacer, non.

    • Raymond Labelle - Abonné 27 juillet 2018 13 h 30

      Quelle hauteur morale et degré de conscience des relations interculturelles accordez-vous à ces Blancs unilingues anglophones venus invectiver, par écrit (pancartes) et verbalement, en anglais seulement, les personnes venues voir SLAV?

    • Raymond Labelle - Abonné 27 juillet 2018 13 h 35

      Ceci dit, le ton des signataires de la lettre publiée dans le Devoir sur Kanata aurait permis échange et dialogue. Le dérapage est ailleurs.

      RMD, dans son communiqué, Ex Machina parle d'agressivité aussi. Et M. Lepage ne parlait pas de cette lettre, qu'il a lui-même qualifiée de correcte.bien qu'elle contenait quelques erreurs factuelles. Ainsi, ce spectacle n'a bénéficié d'aucune subvention.

      Intimidation.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 juillet 2018 15 h 50

      Monsieur Labelle, si vous préférez constituer Robert Lepage en victime, vous trouverez de très nombreux appuis. Mais je suis très loin d'être sûr qu'il se prêtera longtemps à ce genre de récupération. Je ne dis pas qu'il n'y avait pas de malveillance et de bêtise dans la manière dont les opposants se sont exprimés ni que cela n'a pas contribué à ce gachis. Ça dépend ce qu'on veut. Si seule la sacro-sainte liberté de l'artiste vous importe parce qu'il serait dépositaire d'une « hauteur morale » dont manqueraient cruellement aux opposants, soit. Vous serez en bonne compagnie.

    • Raymond Labelle - Abonné 27 juillet 2018 16 h 25

      "Si seule la sacro-sainte liberté de l'artiste vous importe parce qu'il serait dépositaire d'une « hauteur morale » dont manqueraient cruellement aux opposants, soit." RMD Le "Si" de votre hypothèse est infirmée.

      "Seule", tout artiste nécessairement dépositaire de "hauteur morale" seulement parce que artiste. Je n'ai jamais dit ça, et d'ailleurs je ne le pense pas.

      Je réitère la question à laquelle vous évitez de répondre en m'attribuant des choses que je n'ai pas écrites:

      Quelle hauteur morale et degré de conscience des relations interculturelles accordez-vous à ces Blancs unilingues anglophones venus invectiver, par écrit (pancartes) et verbalement, en anglais seulement, les personnes venues voir SLAV?

  • Marthe Savoie - Abonnée 26 juillet 2018 08 h 19

    Oui, quelle censure?

    Qui a censuré le spectacle de Kanata? Certainement pas le groupe de personnes autochtones qui ont signé une lettre à l'endroit de Robert Lepage et de sa collaoratrice. Ils ont apporté leur voix à un débat, le ton était ferme mais invitait à la réfelxion et à l'échange. Ils ont exercé leur droit à la libre expression, un droit précieux. On peut ne pas être d'accord avec eux, mais de là à dire que le débat dérape et qu'ils sont des censeurs, il y a un pas à ne pas franchir, sinon, cela révèle une forme d'intolérance à la critique.

    • Cyril Dionne - Abonné 26 juillet 2018 09 h 50

      Désolé de vous contredire Mme Savoie, mais cela n'a rien à voir avec l'intolérance à la critique. Peut-être que ce n’est pas ceux qui ont signé une lettre à l'endroit de Robert Lepage et de sa collaboratrice qui étaient des censeurs, mais plusieurs autochtones non francophones hors Québec, avec le support des Anglais évidemment, ont réclamé que la pièce soit annulée s’ils n’étaient pas incluent. En plus, ils ont émis certaines menaces voilées en disant que si leadership créatif autochtone et les autochtones ne faisaient pas partis de la pièce, ils ne pouvaient pas garantir que M. Lepage et Mme Mnouchkine ne subiraient pas des contrecoups de leurs communautés respectives. Si cela n’est pas une forme de chantage, eh bien, pouvez-vous nous donner votre définition?

    • Serge Lamarche - Abonné 26 juillet 2018 23 h 55

      Si les autochtones font en plus des menaces à l'anglaise, il deviennent moins intéressants à mettre sur scène. Surtout si la pièce les représentaient comme bons. Retirer Kanata n'est peut-être pas une bonne chose pour les autochtones eux-mêmes.

  • Robert Morin - Abonné 26 juillet 2018 09 h 49

    ATTENTION!

    Je tiens à souligner que l'auteur de cette lettre d'opinion est dans l'erreur : contrairement aux manifestants anglophones de Montréal qui se sont opposés à la tenue de la pièce SLAV et qui ont exigé qu'elle soit retirée de l'affiche du TNM et du FJM, les opposants Autochtones à Kanata n'ont jamais demandé qu'on annule sa représentation. Il s'agit là d'une distinction capitale, surtout lorsqu'on veut apporter l'argument concernant la censure.

    • Cyril Dionne - Abonné 26 juillet 2018 11 h 32

      Allez lire la lettre de M. Kevin Loring à Ex Machina et au Théâtre du Soleil sur Facebook et vous m'en direz des nouvelles. Il faisait parti du groupe qui a rencontré M. Lepage.

    • Robert Morin - Abonné 26 juillet 2018 13 h 12

      @Cyril Dionne

      Très intéressant de constater en effet que la demande de censure proviendrait d'Autochtones du Rest of Canada, quand on a vu la couverture biaisée et empreinte de Quebec Bashing dans les médias anglophones, qui s'acharnent sur l'un de nos grands créateurs québécois francophones sans même songer à regarder ce qui se passe dans leur propre cour. Avez-vous le lien vers la lettre de Kevin Loring dans laquelle il réclame l'annulation de Kanata?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 juillet 2018 16 h 03

      https://www.facebook.com/kevin.loring1/posts/10156244533355071

    • Cyril Dionne - Abonné 26 juillet 2018 16 h 09

      Merci M. Desjardins pour le lien.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 26 juillet 2018 16 h 46

      Les opposants autochtones à "Kanata" n'ont jamais demandé qu'on annule sa représentation mais, au bout du compte, le résultat est le même que pour "SLAV": le spectacle est annulé. Censure indirecte mais censure tout de même! Que cela n'entrait pas au départ dans les intentions des opposants n'y change rien au final. Cela prouve également que l'art repose plus souvent qu'autrement sur des fondations financières fragiles qu'il est facile de saper.

  • André Labelle - Abonné 26 juillet 2018 10 h 46

    L'histoire romantique !

    L'historien doit éviter d'interpréter l'Histoire à travers les yeux du présent. Les valeurs actuelles d'une société sont des prismes déformants des faits d'hier. Les sociétés autochtones d'hier étaient souvent guerrières et conquérantes. Un territoire conquis fournissait souvent son lot d'esclaves. Les guerres tribales étaient aussi un outil d'assurer une diversité génétique nécessaire au maintien de la santé de la tribu.

    Les autochtones du XXIe siècle vivent dans des conditions déplorables. C'est un fait. Mais même avant l'arrivée des Européens leur existence n'était certainement pas "un long fleuve tranquille".
    «Il ne faut pas juger avec nos yeux instruits d'aujourd'hui mais avec nos yeux aveugles d'hier.»
    [Maurice Druon]

    • Marc Therrien - Abonné 26 juillet 2018 20 h 00

      Comme il est difficile de faire de l'histoire. S'il faut juger avec nos yeux aveugles d'hier, Charles Péguy rétorquerait: "Quand il s'agit d'histoire ancienne, on ne peut pas faire d'histoire parce qu'on manque de références." et en ajoutant: "Quand il s'agit d'histoire moderne, on ne peut pas faire d'histoire, parce qu'on regorge de références", il semble confirmer qu'il ne faut pas juger avec nos yeux instruits d'aujourd'hui.

      Marc Therrien

    • Raymond Labelle - Abonné 27 juillet 2018 13 h 44

      Victor Klemperer disait quelque chose dont l'idée était la suivante (suis trop paresseux pour aller trouver la citation exacte): je ne peux pas parler du passé car je n'y étais pas - je ne peux pas parler du présent parce que j'y suis.

      Sources différentes de biais cognitifs...