Robert Lepage et le goût des arts…

Bravo à Stéphan Bureau pour l’entrevue radiophonique qu’il a réalisée avec Robert Lepage, samedi dernier. L’homme a posé des questions pertinentes et n’a pas hésité à se faire « l’avocat du diable ».

Qu’on soit ou non d’accord avec les choix du célèbre metteur en scène, on ne peut certes pas l’accuser de racisme après l’avoir entendu évoquer le futur Diamant où seront entre autres présentées des créations artistiques réalisées par des gens issus des Premières Nations. Il a aussi énuméré certains de ses projets où avaient pris part des artistes issus des minorités culturelles.

Il était aussi intéressant de l’entendre se prononcer au sujet de la controverse impliquant Scarlett Johansson, l’actrice qui a finalement renoncé à interpréter un homme transgenre au cinéma. Lui, qui est homosexuel, s’était réjoui de voir un hétérosexuel, Sean Penn, remporter un Oscar pour avoir interprété l’activiste Harvey Milk.

Une chose demeure, le créateur d’Ex Machina persiste et signe dans son désir « d’utiliser les histoires des autres pour parler des nôtres ». Surtout, il refuse de céder à la pression simplement afin « d’acheter la paix ». Il défend la liberté artistique, mais admet aussi que les autres sont libres de « le critiquer et de le boycotter ».

J’ai écouté Robert Lepage pendant 50 minutes. Sa passion pour l’art est contagieuse. Il rend la création artistique si séduisante qu’il est normal qu’autant de gens veulent être dans le coup.

À cette fin, oui, les mathématiques comptent un peu…

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