Robert Lepage et le goût des arts…

Bravo à Stéphan Bureau pour l’entrevue radiophonique qu’il a réalisée avec Robert Lepage, samedi dernier. L’homme a posé des questions pertinentes et n’a pas hésité à se faire « l’avocat du diable ».

Qu’on soit ou non d’accord avec les choix du célèbre metteur en scène, on ne peut certes pas l’accuser de racisme après l’avoir entendu évoquer le futur Diamant où seront entre autres présentées des créations artistiques réalisées par des gens issus des Premières Nations. Il a aussi énuméré certains de ses projets où avaient pris part des artistes issus des minorités culturelles.

Il était aussi intéressant de l’entendre se prononcer au sujet de la controverse impliquant Scarlett Johansson, l’actrice qui a finalement renoncé à interpréter un homme transgenre au cinéma. Lui, qui est homosexuel, s’était réjoui de voir un hétérosexuel, Sean Penn, remporter un Oscar pour avoir interprété l’activiste Harvey Milk.

Une chose demeure, le créateur d’Ex Machina persiste et signe dans son désir « d’utiliser les histoires des autres pour parler des nôtres ». Surtout, il refuse de céder à la pression simplement afin « d’acheter la paix ». Il défend la liberté artistique, mais admet aussi que les autres sont libres de « le critiquer et de le boycotter ».

J’ai écouté Robert Lepage pendant 50 minutes. Sa passion pour l’art est contagieuse. Il rend la création artistique si séduisante qu’il est normal qu’autant de gens veulent être dans le coup.

À cette fin, oui, les mathématiques comptent un peu…

2 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 23 juillet 2018 08 h 30

    Lorsque multiculturalisme rime avec Maccarthisme

    Tout ce débat ne vous fait pas penser au Maccarthisme des années cinquante au États-Unis? Ceci n’a rien à voir l’orientation sexuelle de M. Lepage ou bien ce que ses pièces nous communiquent, les groupes de pressions, nos rebelles sans cause et les éternelles victimes, instrumentalisent le débat afin de faire passer leur agenda politique sur le dos d’un créateur. C’est plus facile de s’attaquer à un artiste que de viser ceux qui sont responsables de leur supposé malheur.

    En plus, pour Kanata, ils voudraient s’associer de force avec un créateur de génie parce que tout le monde aime les gagnants et les retombées financières qui en découlent. La présidente de Femmes autochtones du Québec en ajoutait en disant qu’elle était très déçue qu’aucun autochtone ne participe pas à la pièce. Elle mentionnait aussi que les créateurs de cette pièce, qui n’est pas un livre d’histoire, mais bien une création artistique, auraient dû les consulter avant de créer leur pièce de théâtre. En d’autres mots, censurer ce qui ne leurs convenaient pas pour pondre leur message politique. C’est incroyable. En plus, elle mentionne qu’ils ont des acteurs assez expérimentés, des producteurs et des réalisateurs autochtones. Mais pardieu, créez vos propres pièces et foutez les paix aux gens. Et SVP, ne demandez pas que nous payons pour vos productions artistiques puisque Kanata, n’a reçu aucun argent des gouvernements respectifs.

    Et encore une fois, c’est le silence des agneaux de la part de la communauté artistique. Honte à vous. La censure, c’est de la censure et toujours de la censure avec ou sans appropriation culturelle.

  • Cyril Dionne - Abonné 23 juillet 2018 16 h 17

    Lorsque multiculturalisme rime avec Maccarthisme

    Tout ce débat ne vous fait pas penser au Maccarthisme des années cinquante au États-Unis? Ceci n’a rien à voir l’orientation sexuelle de M. Lepage ou bien ce que ses pièces nous communiquent, les groupes de pressions, nos rebelles sans cause et les éternelles victimes, instrumentalisent le débat afin de faire passer leur agenda politique sur le dos d’un créateur. C’est plus facile de s’attaquer à un artiste que de viser ceux qui sont responsables de leur supposé malheur.

    En plus, pour Kanata, ils voudraient s’associer de force avec un créateur de génie parce que tout le monde aime les gagnants et les retombées financières qui en découlent. La présidente de Femmes autochtones du Québec en ajoutait en disant qu’elle était très déçue qu’aucun autochtone ne participe pas à la pièce. Elle mentionnait aussi que les créateurs de cette pièce, qui n’est pas un livre d’histoire, mais bien une création artistique, auraient dû les consulter avant de créer leur pièce de théâtre. En d’autres mots, censurer ce qui ne leurs convenaient pas pour pondre leur message politique. C’est incroyable. En plus, elle mentionne qu’ils ont des acteurs assez expérimentés, des producteurs et des réalisateurs autochtones. Mais pardieu, créez vos propres pièces et foutez les paix aux gens. Et SVP, ne demandez pas que nous payons pour vos productions artistiques puisque Kanata, n’a reçu aucun argent des gouvernements respectifs.

    Et encore une fois, c’est le silence des agneaux de la part de la communauté artistique. Honte à vous. La censure, c’est de la censure et toujours de la censure avec ou sans appropriation culturelle.