Obama y était, mais pas Mulroney

Je suis surpris que Brian Mulroney n’ait pas été invité aux commémorations du 100e anniversaire de naissance de Nelson Mandela en Afrique du Sud. Je n’ai aucune sympathie particulière pour l’ancien premier ministre canadien, mais il faut reconnaître qu’il a beaucoup fait contre l’apartheid.

Dans les années 1980, il a en effet appuyé le boycottage international de l’Afrique du Sud et a travaillé à la libération de Mandela, s’attirant notamment l’hostilité des États-Unis et de la Grande-Bretagne.

Rappelons aussi qu’en 2015, pour sa contribution exceptionnelle au mouvement de libération nationale de l’Afrique du Sud, M. Mulroney a été le premier Canadien à recevoir l’Ordre des compagnons d’O.R. Tambo, le plus grand honneur octroyé à un étranger. Barack Obama l’a-t-il reçu ?

2 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 20 juillet 2018 09 h 06

    C’est Nelson Mandela qui doit se retourner dans sa tombe

    Que c’est triste de voir un pays qui a combattu l’apartheid sombrer dans une dislocation sociétale totale. Le parti de Nelson Mandela et ses représentants de l’ANC, sont devenus aussi corrompus et dictatoriaux que les oppresseurs blancs antérieurs. L’Afrique du sud est passée de la première puissance africaine sur le continent noir à une dont le rand ne cesse d’être dévalué au point de ne plus rien valoir. Les bidonvilles, tant dénoncés par les purs des démocraties occidentales, se sont multipliés à un rythme effréné. Maintenant, c’est de l’apartheid économique. C’est Nelson Mandela qui doit se retourner dans sa tombe.

    Ceci étant dit, vous êtes surpris que Brian Mulroney n’ait pas pris part à ces célébrations du 100e anniversaire de naissance du père de l’Afrique du Sud? Il n’a peut-être rien à célébrer en fait. De toute façon, avec les nombreux scandales qui le poursuivent, on est persuadé qu’il a d’autres choses à faire.

    Pour notre Barack Obama adoré, faire de beaux discours et être payé pour les faire, il ne connaît pas mieux. Celui qui a désappointé toute une génération lors de son passage à la Maison-Blanche pendant huit ans, ne pouvait manquer une occasion pareille. Malheureusement, c’est dans l’après qu’on s’aperçoit qu’il faisait parti du problème et non de la solution. Il vaut toujours mieux agir que de discourir à l’infini sur combien d’anges peuvent se tenir sur la tête d’une épingle tandis que le présent occupant de la Maison-Blanche agit peut-être en primitif pour certains, mais il prévoit avec une main de maître.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 20 juillet 2018 17 h 58

    Conservateurs et néo-conservateurs

    Si les néo-conservateurs Stephen Harper et Andrew Scheer avaient été au pouvoir à la place de Mulroney, ils auraient marché main dans la main avec Reagan et Thatcher.