Lanzmann et le devoir de mémoire

Dommage qu’on ait si peu parlé au Québec du décès très récent de Claude Lanzmann, ancien résistant, écrivain juif français surtout connu pour son film documentaire sur la Shoah. Dans la cour des Invalides à Paris, une cérémonie en son honneur s’est tenue le 12 juillet. Cet homme, très parisien, ami des Sartre et Beauvoir, nous aura laissé à jamais son film Shoah. Il importe que, comme lui, nous gardions la mémoire de ces camps d’extermination nazis, pour qu’ils ne se reproduisent pas. Plus jamais ! Mais hélas ! la barbarie continue toujours, bien actuelle. Lanzmann nous a aussi rappelé qu’il ne fallait pas être des lâches, des silencieux devant la barbarie. Enfin, cet homme si vivant en était aussi un de vérité ; il ne transigeait pas avec celle-ci. Que Lanzmann, qui a beaucoup fait pour celle-ci, repose maintenant en paix.

1 commentaire
  • Bernard Dupuis - Abonné 17 juillet 2018 10 h 25

    Brillant, mais pas infaillible

    Seule ombre au tableau: il a pris partie contre le peuple palestinien et ignoré les horreurs israéliennes. Il n'a jamais pu s'expliquer sur cette pensée du deux poids deux mesures. Peut-être pensait-il que le peuple hébreux était réellement le peuple élu. Ce qui serait surprenant de la part d'un homme aussi brillant.