«SLĀV», une rencontre manquée qui fait peur

Comme le chante la ritournelle de mon enfance : on est 6 millions, faut se parler. On est maintenant 8 millions de personnes au Québec et c’est toujours vrai, faut se parler. Ce serait sympathique, pour faire changement, de s’écouter aussi.

J’ai l’impression qu’il y a deux postures de discussion dans notre petit coin du monde : ou bien on est d’accord sur toute la ligne, ou bien on ne se parle plus. Nous avons un problème d’écoute parce que nous avons du mal en s’il vous plaît à rencontrer l’autre.

Certes, la société québécoise affirme mieux sa diversité qu’autrefois, mais soyons sincères : ici comme ailleurs, la mâle blancheur domine. Cette domination existe, son inertie est frustrante et elle fait mal. Parler de valeurs universelles dans ce contexte fait oeuvre de déni : ce sont de belles paroles et bien peu d’écoute.

Le problème fondamental de SLĀV, c’est que quiconque s’interroge sur cette situation problématique doit aussitôt choisir son camp. Avant même de commencer à en parler, il n’y a plus d’écoute. Dans un contexte où la droite identitaire n’en finit plus d’élargir son emprise, une telle polarisation des opinions choque, inquiète et fait peur.

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