Honte au FIJM

J’étais de ceux qui ont franchi en 1978 une foule hostile entre un cordon de policiers pour assister à la représentation au TNM des Fées ont soif pendant que se plaidait la demande d’injonction visant à empêcher la représentation d’une oeuvre artistique. Alors jeune avocate, je croyais en la justice comme rempart à la bigoterie et à l’intolérance sous toutes ses formes. Les tribunaux ont alors donné raison à cet espoir et permis les représentations.

40 ans plus tard, j’étais de nouveau prête à affronter ces contestataires et détenais mes précieux billets, mais malheureusement, le tribunal populaire a remplacé les tribunaux officiels et a suffi à éveiller la lâcheté et la couardise du FIJM et du TNM. Où se terraient donc ces contestataires depuis 2014 alors que Betty Bonifassi redonnait vie de sa magnifique voix à tous ces chants d’esclaves ? Et où étaient ces voix de descendants d’esclaves pour porter ces chants ?

Place au silence et à l’oubli.

3 commentaires
  • Solange Bolduc - Inscrite 6 juillet 2018 13 h 07

    merci Madame !

    Toute une «invasion barbare»!

  • Serge Lamarche - Abonné 6 juillet 2018 14 h 39

    Exactement!

    Tout à fait: «la lâcheté et la couardise du FIJM et du TNM.»
    C'est écoeurant de voir le FIJM n'avoir aucune épine dorsale.
    Serait-ce que le FIJM est une entité anglophone? Ah, voilà qui expliquerait des choses.

  • Denis Paquette - Abonné 6 juillet 2018 20 h 16

    l'autre n'est-il pas depuis toujours notre ennemi naturel

    quelle honte que le racisme de convenance,comme si certains ne l'étaient pas, l'histoire nous enseigne t-elle pas que les humains sont tous capables d'être les pires tyrans, la torture ne fut-elle pas la norme depuis toujours , quand ce n'est pas les genres ce sont les enfants les victimes , quels habits faut-il revêtir pour ne pas en être coupable, l'autre n'est il pas depuis toujours notre ennemi naturel , mais ca personne ne veut en convenir