Honte au FIJM

J’étais de ceux qui ont franchi en 1978 une foule hostile entre un cordon de policiers pour assister à la représentation au TNM des Fées ont soif pendant que se plaidait la demande d’injonction visant à empêcher la représentation d’une oeuvre artistique. Alors jeune avocate, je croyais en la justice comme rempart à la bigoterie et à l’intolérance sous toutes ses formes. Les tribunaux ont alors donné raison à cet espoir et permis les représentations.

40 ans plus tard, j’étais de nouveau prête à affronter ces contestataires et détenais mes précieux billets, mais malheureusement, le tribunal populaire a remplacé les tribunaux officiels et a suffi à éveiller la lâcheté et la couardise du FIJM et du TNM. Où se terraient donc ces contestataires depuis 2014 alors que Betty Bonifassi redonnait vie de sa magnifique voix à tous ces chants d’esclaves ? Et où étaient ces voix de descendants d’esclaves pour porter ces chants ?

Place au silence et à l’oubli.

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