Tuer la parole

Assassiner un journaliste, c’est toujours étouffer la démocratie. Tuer la moitié d’une salle de rédaction équivaut à faire mourir la liberté et à retourner à la bestialité. Comme tout le monde progressiste, je pleure depuis hier l’immense brutalité qui a frappé dans son âme Annapolis, capitale du Maryland. Une grande partie des élites politiques et économiques des États-Unis partage une immense lâcheté inhumaine, lisible d’abord dans la défense du deuxième amendement constitutionnel favorisant la vente d’armes à feu, et ensuite dans la participation consciente et galopante à la dégénérescence de notre terre à tous.

Cet été, vivez le Québec à pleins poumons en espérant des jours meilleurs pour notre cheminement planétaire.