Un maître est mort

Combien de maîtres poursuivront l’oeuvre de Paul Gérin-Lajoie dans les institutions d’enseignement du Québec ? La question se pose, car s’il y a unanimité pour rendre hommage à ce grand homme, le père de l’institution scolaire moderne québécoise, qui se voulait démocratique et ancrée dans de profondes valeurs humanistes, on ne peut qu’être étonné, voire choqué que le premier ministre et son ministre de l’Éducation se prétendent ses héritiers. Comme le dit si bien Pierre Boucher, on désire que « la réforme engagée ne soit ni ralentie ni compromise ». Or, depuis des années, ce gouvernement du PLQ non seulement la compromet, mais en détruit les assises mêmes. Il faut de toute urgence permettre aux maîtres d’instruire et d’éduquer.

3 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 29 juin 2018 08 h 10

    Non à la nostalgie!

    Inutile d'être nostalgique! La Révolution tranquille, c'est du passé, c'est révolu. Nos nombreuses institutions publiques sont bien en place et elles font ce qu'elles doivent faire. Plus ou bien, ce qui est normal, comme dans tout pays ou province... Des réformes pour améliorer les choses seront toujours nécessaires. Mais le grand rattrapage été fait dans le années 60-70. Nous sommes à une autre époque.

    M.L.

    • Claude Gélinas - Abonné 29 juin 2018 11 h 29

      Ce qui s'est malheureusment perdu c'est la fierté d'être Québécois, l'enthousiasme dans la promotion de notre langue et dans la défendre nos valeurs. Plus de fermeture sur soi, davantage d'individualisme et d'égôisme. Et surtout le peu d'engagement des élites et des universitaires dans la vie de la Cité.

      Que dire également de la philantrophie famélique de élites et des gens fortunés et de la tendance générale en temps d'élection de ne pas lire les programmes des partis et de suivre la vague.

      Oublier le passé avec ses grands bâtisseurs comme Paul Gérin Lajoie ce n'est pas être nostalgique. C'est oublier la devise du Québec "Je me souviens". Se souvenir des modèles inspirants qui ont traçé la voie pour construire un monde meilleur. En passant quels sont dans le monde moderne les modèles d'hommes politiques inspirants ? Poser la question, c'est y répondre !

    • Raynald Goudreau - Abonné 29 juin 2018 18 h 30

      Quand on cesse d'avancer , on recule !