Un ami du Québec reçoit le grand prix littéraire africain

Essayiste et poète, éditeur et créateur de la Maison africaine de la poésie et président des Biennales de poésie de Dakar, Amadou Lamine Sall est aussi un défenseur des droits de la personne et un ami du Québec. Il recevra le 29 juin prochain le plus important prix littéraire africain.

Lamine Sall a siégé au CA de l’Association internationale des études québécoises, participé à plusieurs reprises au Festival international de poésie de Trois-Rivières, publié aux Éditions des Forges, coédité avec des éditeurs d’ici, exposé et débattu dans nos amphithéâtres universitaires. Il a aussi reçu à Dakar de très nombreux écrivains québécois et remis, en 1998, le grand prix international de poésie de langue française Léopold-Sédar-Senghor à Paul-Marie Lapointe.

Créé en 1988 par Mohamed Benaissa, ancien ministre de la Culture du Maroc, dans le cadre du Forum de la ville d’Assilah, le prix Tchicaya U Tam’si porte le nom d’un maître de la littérature africaine, comparable peut-être à notre Gaston Miron. Son jury est de très haut niveau. Il comptait, cette année, une collection de grands noms du Cap-Vert, du Brésil, du Sénégal, du Maroc et du Portugal.

Ses lauréats, d’Édouard Maunick de l’île Maurice (1989) à Josué Guébo de la Côte d’Ivoire (2014), constituent un palmarès prestigieux de la littérature africaine de langue française. Ce palmarès sera superbement enrichi par le lauréat 2019, le fils spirituel de Senghor, dont les oeuvres sont traduites en plusieurs langues […].

Amadou Lamine Sall est un fier Sénégalais et un francophone convaincu. Il est, à la fois, une autorité littéraire et une autorité morale dans son pays et sur le continent africain. Ce prix nous donne l’occasion de le remercier d’avoir fait le grand voyage culturel et intellectuel qui l’a conduit jusqu’à nous, de le remercier d’avoir inclus le Québec dans son affection.